Malgré des transactions avec des délais de vente un peu longs, le marché du secondaire de la Ria a retrouvé des couleurs.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Entre Vannes et Lorient, le littoral morbihannais et l’entrée de la Ria d’Étel offrent une multitude de sentiers de randonnée, de plages et de pistes cyclables. Les deux rives de la Ria se sont construites au fil du temps, plus particulièrement à partir des années 70. Maisons de pêcheur ou de bourg, longères, maisons contemporaines, villas et biens d’exceptions… l’offre est multiple et hétérogène, pour un marché dominé à plus de 70?% par le secondaire. Les futurs retraités qui ont le projet de s’installer définitivement apprécient particulièrement les bourgs commerçants de Belz, d’Erdeven et de Plouhinec, animés toute l’année. Avec une attirance marquée pour Étel, où tout se fait à pied, de la plage au boulanger !
2010 a très bien redémarré et les acheteurs sont motivés. Avec des prix négociés et des vendeurs plus raisonnables, nous avons retrouvé notre vrai métier de conseil et d’évaluation. La baisse des prix permet à des jeunes qui ont un budget de 150 000 à 200 000 € de s’installer en rénovant une maison ancienne. Nous travaillons à 80?% pour des résidences secondaires, avec un panier moyen de 250 000 à 300 000 € pour une très belle maison avec 3 chambres, et au-delà de 400 000 € pour les biens avec vue mer ou accès direct sur la plage. L’environnement est un critère déterminant. Nous avons deux types de clients : des Parisiens qui vendent leur résidence principale pour revenir dans le secteur, ou ceux qui vivent à 1h30 de la Ria (Rennes ou Pontivy) et qui cherchent une résidence de vacances à environ 150 000 €. Il y a assez peu de turn-over : les propriétaires gardent leurs maisons et les transmettent à leurs enfants.
Les prix ont cessé de monter et se sont stabilisés pour être comparables à ceux de 2005-2006. Nous travaillons avant tout pour du secondaire : les acheteurs viennent du nord du département, d’Ille-et-Vilaine ou de Loire-Atlantique : une clientèle régionale et familiale qui vient plus souvent que les Parisiens et qui s’intéresse aux biens à moins de 200 000 € qui se vendent vite, au même titre que les primo-accédants ! La majorité des acheteurs recherche une maison traditionnelle, une néo-bretonne ou une contemporaine de 3-4 chambres, avec un terrain de 400 à 700 m2 entre 200 000 et 300 000 €. Une fourchette où la demande reste supérieure à l’offre, le cœur du marché à la vente étant entre 280 000 et 400 000 €. Les acheteurs prennent le temps de la réflexion : le délai moyen de vente est de 4 à 5 mois, et peut passer à 6 semaines quand le rapport prix-prestation-situation est correct.
- autres PAROLES D'EXPERTS
228 600 €
C’est le prix moyen de vente des maisons sur le littoral ouest.
Chambre des notaires du Morbihan, mars 2010