La qualité de vie et les prix attractifs permettent au marché immobilier du secteur nord du Gard de maintenir son activité de transaction.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Au nord du département du Gard s’étendent de profondes vallées au cœur des Cévennes, lesquelles ont pour porte d’entrée Alès. La commune est actuellement engagée dans un important projet de rénovation de son centre-ville et la réalisation d’un écoquartier. Ce chantier d’envergure entend redonner un coup de fouet à la ville, durablement marquée par des problèmes économiques liés à une difficile reconversion de son industrie minière. Pourtant, la capitale des Cévennes ne manque pas d’atouts ; elle attire pour son cadre de vie agréable, son climat méditerranéen - aux étés chauds et aux hivers ensoleillés - ses commodités, notamment des trajets travail-maison facilités et un environnement naturel exceptionnel. Située à 30 minutes de Nîmes et à 1 heure de Montpellier, l’agglomération affiche aussi des prix moins élevés que ses communes voisines. Le coût moyen du m2 pour un appartement neuf s’y élève ainsi à 2 730 €, quand il atteint 3 120 € à Nîmes. Dans l’ancien, la situation est identique avec 1 290 € le m2 dans la capitale des Cévennes contre 2 242 € à Montpellier. Un peu plus au sud, le charmant village d’Uzès continue d’attirer les amoureux de la Provence et des vieilles pierres. Constitué en majorité de maisons, ce marché séduit les clients désireux d’acquérir une résidence secondaire de gamme intermédiaire ou haute. Un investissement qui se transformera, quelques années plus tard, en maison principale tellement la qualité de vie y est agréable
Depuis le réajustement des prix lié aux effets de la crise, on constate un maintien de l’activité de transaction. Une stabilisation qui ne représente pas encore une reprise réelle pour le secteur : le nord du Gard enregistre le taux de chômage le plus élevé du département, l’activité économique souffre de manière générale… Il y a de nombreux paramètres qui freinent durablement le nombre des transactions malgré la baisse des prix constatée depuis deux ans. Cette situation n’a néanmoins pas modifié les attentes des clients : tout le monde rêve de posséder une maison de caractère dans un environnement valorisant et ce à moins de 200 000 €. Mais après visite chez le banquier, c’est souvent un rapide et douloureux retour à la réalité qui attend l’acquéreur !Aujourd’hui, l’acheteur a le choix. Il n’hésite donc pas à faire des propositions d’achat parfois très en dessous du prix proposé. Parfois ça marche… notamment quand les vendeurs prennent davantage conscience des qualités réelles de leur bien, mais aussi du problème économique actuel. Au final, ils sont donc prêts à faire des efforts sur leurs prétentions initiales. Nous venons, par exemple, de conclure la vente d’une maison, située dans le village de Saint-Victor-de-Malcap, de 100 m2 environ, à 68 000 €. Initialement, ce bien était affiché à 92 000 €.
Le marché immobilier est très calme sur notre secteur. La reprise est lente et difficile. Les clients demandent à visiter des biens mais prennent ensuite leur temps pour se décider et négocier… quand ils donnent suite. Pourtant, le nord du Gard bénéficie de nombreux atouts : des prix moins chers qu’ailleurs, un climat agré-able, l’embellissement d’Alès, ville principale, ainsi que l’installation d’entreprises…Malgré tout, nous pâtissons encore des effets de la crise et d’un changement de mentalités. Les acheteurs recherchent plus un tarif attractif qu’un produit en particulier, notamment ceux qui possèdent des budgets restreints.
Ces derniers préfèrent acheter un habitat moins cher, mais avec beaucoup de rénovation afin de limiter le coût. Certains d’entre eux sont déjà dans une optique de revente et ciblent en priorité le sud d’Alès, avec ses grands axes routiers en direction des agglomérations comme Montpellier. De l’autre côté, nous sommes confrontés à des cédants ne voulant pas revoir leurs prix de vente à la baisse, persuadés d’être propriétaires du plus beau logement du marché. Cette situation conduit à une offre importante de biens moyens et haut de gamme sur le marché. Les seuls bénéficiaires sont les acquéreurs aisés qui n’ont que l’embarras du choix.
Nous attaquons la rentrée confiants, et même plein d’espoir. Le marché immobilier s’est réveillé sur Uzès cet été avec une fréquentation en nette hausse. Traditionnellement, l’hiver et le printemps sont calmes. C’est l’été qui donne le coup d’envoi des transactions. Les clients viennent pendant les vacances pour repérer, découvrir des vieilles pierres ou de belles villas. Attirés par le cadre de vie exceptionnel - 300 jours de soleil par an - la beauté des paysages et une localisation proche de grandes villes, ils se laissent séduire avant de revenir à l’automne approfondir leur choix et conclure une transaction. Sur le secteur d’Uzès, à 30 kilomètres d’Alès, le marché immobilier est constitué essentiellement de logements individuels. Il faut compter en moyenne 400 000 € pour une maison avec terrain, entre 800 000 et 1 million d’euros pour une maison ancienne en pierres. Les jeunes ménages peuvent également trouver des produits autour de 300 000 €. Contrairement à d’autres secteurs du département, la crise n’a que peu impacté le marché : les prix ont été rabotés a minima du fait de l’offre réduite de biens. Dernièrement, nous avons vendu pour 500 000 € environ une belle résidence de 150 m2 avec piscine. Un habitat secondaire qui deviendra d’ici quatre à cinq ans, une résidence principale
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 730 €
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