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Dossier spécial Côte d'Azur
 
PAROLES D'EXPERTS

NICE, AVANTAGE À L’ANCIEN


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Soutenu par les acquéreurs locaux, le marché niçois oscille entre légère montée des prix et stabilisation selon les secteurs.

TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

À Nice se côtoient les marchés de la résidence principale et secondaire.
À Nice se côtoient les marchés de la résidence principale et secondaire. . Borodaev

Au pourtour de la Baie des Anges, la reprise des ventes se confirme depuis le début de l’année, de façon toutefois plus ou moins affirmée selon les secteurs et les types de biens. À Nice, où se côtoient les marchés de la résidence principale et secondaire, les prix des appartements anciens qui représentent près de 90 % des transactions varient du simple au double, parfois plus. Ils démarrent entre 2 700 et 3 000 € le m2 en moyenne dans les secteurs nord et est de la ville, montent entre 3 800 à 4 000 € le m2 sur les collines ouest, s’élèvent à 4 500 € le m2 dans le Carré d’Or et sur la colline de Cimiez et grimpent au-delà des 6 500 € le m2 sur la Promenade des Anglais pour sa partie placée en lisière du centre-ville, ainsi que sur le Mont-Boron. Actuellement, les achats réalisés par les actifs locaux resolvabilisés par la baisse des taux d’intérêt et les aides à l’accession de l’État et des collectivités territoriales, soutiennent le marché. Dans les quartiers nord et est, ils recherchent en priorité des 2-pièces jusqu’à 150 000 € et des 3-pièces jusqu’à 220 000 € environ. Depuis quelques temps, la reprise des transactions dans l’ancien s’accompagne d’une légère remontée des prix des biens les plus recherchés ou rares. En revanche, les appartements en centre-ville ainsi que les maisons situées dans l’arrière-pays dans des budgets supérieurs à 500 000 € continuent de se négocier.

ENTRE 150 000 ET 250 000 €, LES TRANSACTIONS DEMEURENT SOUTENUES

DR

La reprise est très sélective. La clientèle étrangère, qui représentait auparavant jusqu’à 30% des acheteurs dans le Carré d’Or et le quartier des Musiciens, par exemple, met du temps à revenir sur le marché. Dans l’ensemble, tous les appartements au-delà des 500 000 à 550 000 € qui intéressaient une clientèle en provenance d’autres régions françaises, notamment parisienne, se vendent au compte-gouttes. Dans l’arrière-pays également, les maisons proposées au-delà de 500 000 € n’attirent que de rares acheteurs. En revanche, dans la gamme de prix compris entre 150 000 et 250 000 €, les transactions demeurent soutenues. Dans les quartiers de Riquier, de Nice nord ou encore du Vieux-Nice, les primo-accédants recherchent des 2-pièces dans la limite des 150 000 € et des 3-pièces jusqu’à 210 000 et 230 000 €. Mais même dans ces budgets, les acquéreurs sont devenus plus exigeants. Ils privilégient les appartements situés en étage élevé avec de préférence au moins un balcon et une jolie vue. Les investisseurs sont aussi très présents sur le marché, mais nous manquons de produits à leur proposer. Quant aux prix, d’une manière générale ils ne baissent plus comme cela a été le cas il y a deux ans. Cependant, les acheteurs prennent le temps de la réflexion, comparent et négocient longuement. En 2010, les biens étant moins nombreux sur le marché, le nombre de ventes devrait être inférieur à celui réalisé en 2009 qui restera pour nous une très bonne année.

LE MARCHÉ DEMEURE ASSEZ DYNAMIQUE

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Nice nord recouvre des secteurs très différents, des quartiers plus populaires comme les environs des boulevards Joseph-Garnier et de Cessole et de l’avenue Borriglione, et d’autres plus résidentiels comme le quartier des Poètes, les Hauts de Chambrun ou le Vieux Chemin de Gairaut où les prix sont plus élevés. Dans l’ensemble, le marché demeure assez dynamique, car il reste soutenu par la demande des actifs locaux. Les biens milieu de gamme sont nombreux et attirent des acheteurs plutôt jeunes en grande partie des primo-accédants qui, après la baisse des taux d’intérêt, peuvent actuellement emprunter pour environ 3,5 % sur vingt ans. Les biens les plus vendus dans le secteur sont les 2-pièces jusqu’à 180 000 € et les 3-pièces jusqu’à 220 000 voire 230 000 €. Les studios se vendent également facilement auprès des investisseurs intéressés par la proximité des facultés. Depuis quelques mois nous assistons également au retour d’une clientèle plus âgée qui était jusqu’à récemment restée attentiste. Pour autant, il est encore prématuré d’affirmer que nous sommes sortis de la crise. Les vendeurs ont encore malgré tout du mal à accepter les offres des acquéreurs. J’ai même le sentiment que les prix ont tendance à revenir à leurs niveaux d’avant la crise. En effet, après avoir baissé d’environ
10 % en deux ans, nous ressentons actuellement un nouveau début de hausse des prix dans l’ancien. Quant aux loyers, ils restent stables depuis deux ans.

NOUS ASSISTONS À UNE REMONTÉE DES PRIX

DR

La baisse des taux d’intérêt a favorisé une reprise du marché à partir du second semestre 2009. Celle-ci s’est accomplie en deux temps. L’an dernier les transactions ont surtout porté sur des biens présentés à des prix inférieurs à 200 000 voire 250 000 €. Depuis début 2010, les ventes ont aussi repris sur des biens supérieurs à 300 000 €. Et ceci sans limites. Nous avons récemment vendu à un acquéreur suisse un pied-à-terre pour 1,1 million d’euros. Quant aux prix, s’ils avaient diminué de 5 à 7% au cours des deux années précédentes, depuis quelques mois nous assistons à une remontée des prix dans des proportions équivalentes à la baisse, en particulier sur les petites surfaces, les studios et les 2-pièces. Exemple, un studio de 23 m2 situé dans le centre-ville, dans le quartier des Musiciens, rue Berlioz, vient de se vendre 141 000 €. Un prix auquel il se serait vendu en 2007, alors qu’au plus fort de la crise il se serait échangé à 135 000 €. En effet, nombreux sont ceux qui avaient placé leur argent en bourse et qui reportent désormais leurs investissements dans la pierre. En revanche, sur le marché du haut de gamme, qui est traditionnellement soutenu par la clientèle étrangère, la reprise n’est pas aussi nette et précise. Les Anglais sont moins présents. Nous comptons cependant toujours quelques clients italiens et suédois qui recherchent plutôt la proximité de la mer et des commerces.

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LES CHIFFRES

- 5,2%

C’est la baisse des prix des appartements anciens intervenue entre le 2e trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010.

Perval / notaires de France, juillet 2010

5 039 €

C’est le prix de vente moyen au m2 d’un appartement neuf à Nice.

Perval / notaires de France, juillet 2010

616 228 €

C’est le prix de vente moyen d’une maison ancienne à Nice en augmentation de 6,3% entre le 2nd trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010.

Perval / notaires de France, juillet 2010

3 421 €

C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement ancien à Nice.

Perval / notaires de France, juillet 2010

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