Revigorée par une série d’aides à l’accession et des prix à la baisse, la demande repart à la hausse dans le Grand Lyon.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Les agents immobiliers le confirment : ils ont rarement manqué à ce point de biens à vendre. Pour répondre à une demande stimulée par des taux d’intérêt historiquement bas, les aides de l’État et le pass-foncier Grand Lyon, l’offre n’est plus suffisante. Conséquence de la crise, également, les prix qui ont baissé de 10?% en 2008 et de 4?% en 2009, réveillent ainsi le désir des primo-accédants d’investir dans la pierre, un placement sûr. Si le premier choix demeure Lyon, nombreux sont les acheteurs à se tourner vers l’extérieur, c’est-à-dire la première couronne bien desservie en transports en commun. En tête des préférences : Villeurbanne, Oullins, promis à un bel avenir avec l’arrivée du métro en 2013, Sainte-Foy-lès-Lyon et les communes de l’Est lyonnais. L’Ouest lyonnais, très résidentiel, reste aussi demandé.
Spécialisée sur l’Ouest lyonnais, notre agence enregistre de nombreuses demandes à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et Saint-Didier-au-Mont-d’Or, recherchées pour leur vie de village agréable et leur situation géographique. Un peu plus au sud, si Sainte-Foy-lès-Lyon séduit toujours autant les familles avec des bases tarifaires bien inférieures, Oullins connaît, depuis quelques mois, un succès croissant. Outre l’enrichissement continu d’une offre commerciale de qualité, le projet de gare urbaine séduit les acquéreurs qui pourront, dès 2013, rejoindre le centre commercial de la Part-Dieu en 15 minutes grâce à l’extension de la ligne B du métro. Nous constatons une reprise en 2010 : les budgets importants, de 800 000 à 1 million d’euros, séduisent de nouveau une clientèle de cadres dirigeants et de chefs d’entreprise. Nous avons vendu récemment à Saint-Cyr une maison individuelle au prix de 827 000 €. Cette recrudescence est rassurante et participe à l’instauration d’un climat de confiance.
Nous sommes actuellement sur un marché de demandeurs. Les futurs acquéreurs ont compris que l’immobilier est actuellement accessible grâce aux taux d’intérêt historiquement bas. Mais ils se trouvent confrontés à un marché attentiste où les cédants attendent une hypothétique hausse des prix. C’est pourtant le moment d’investir, avant 2011, et son incontournable hausse des taux et remise en question des aides à l’accession. Mais au-delà de la première couronne lyonnaise, le marché fonctionne au ralenti. Les envies de nature et de tranquillité ont été refroidies par les coûts de l’essence et des transports en commun. Les centres-villes de Lyon et de sa proche agglomération sont donc de nouveau très recherchés. Principaux critères : la présence de commodités et un budget de 300 000 € maximum. On trouve facilement aujourd’hui des studios à moins de 100 000 € et des T3 à moins de 200 000 €.
- autres PAROLES D'EXPERTS
2 659 €
C’est le prix moyen de vente au m2 d’un appartement ancien à Lyon.
Chambre des notaires de Rhône, mai 2010