Toujours coté, le marché sanvicais, bien qu’un peu ralenti, attire jeunes retraités, primo-accédants et investisseurs
deux EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Avec une population qui a presque triplé en vingt ans, Sanvic est le 5e quartier du Havre en nombre d’habitants. Une population qui rajeunit, attirée par l’esprit village du quartier de la Ville Haute. Les maisons de briques jaunes et rouges, construites à la fin du XIXe siècle sont très recherchées par les familles havraises, en particulier dans les rues proches de l’église, de la mairie et de la poste, où la demande a toujours été importante. Les « sanvicaises » ont la cote, en particulier quand elles offrent une surface supérieure à 100 m2, avec un joli jardin protégé et, plus rare, une possibilité de stationnement. Mais les acheteurs sont devenus avisés et prudents.
«Les recherches sont longues, les gens ont du mal à se décider, multiplient les visites et hésitent à concrétiser un achat. La conjoncture les inquiète. Pourtant, et en règle générale, Sanvic se vend bien, à des prix raisonnables. Globalement, le marché à l’air de reprendre, mais en dents de scie. Un rythme moins lisse que par le passé, et difficile à comprendre. Les propriétaires qui ont acheté il y a 6-7 ans admettent les justes prix, mais ceux qui ont investi plus récemment ont du mal à accepter un réajustement. Aujourd’hui, la qualité d’un bien est devenue plus importante que le secteur : les acheteurs ne veulent plus faire de travaux, même de déco ! Les primo-accédants ciblent des petites maisons mitoyennes, avec une cour ou une terrasse, entre 120 000 et 150 000 €. Entre 180 000 et 220 000 €, le marché se tient toujours, mais devient difficile au-delà de 230 000 - 250 000 €. »
«Le « vieux » Sanvic est toujours demandé, et les primo-accédants s’intéressent aux rénovations, avec un budget d’environ 150 000 €. Entre 220 000 et 230 000 €, les biens sont souvent surévalués par leurs propriétaires : les délais de vente s’allongent, avec, au final, un prix inférieur à celui du marché ! Les quelques ensembles immobiliers intéressent les jeunes retraités et les primo-accédants, pour un T3. Les investisseurs qui achètent un T2 font un bon placement, au moins autant qu’en centre-ville du Havre. Les pavillons anciens ou des années 60 ne correspondent pas aux attentes des acheteurs. Les maisons sans accès direct au jardin et avec des petits séjours ne sont plus au goût du jour. De plus, les acheteurs vont vers l’extérieur du Havre : le montant de la taxe foncière est un critère dissuasif et les gens n’hésitent pas à faire de la route pour privilégier la qualité de vie. »
rnDIDIER DELAMARE, Cabinet Delamare, Le Havre.
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