Le cœur de la ville rose attire de plus en plus une clientèle d’acquéreurs venant des départements voisins.
Deux experts locaux vous donnent leur décryptage
Avec ses ruelles typiques, ses beaux immeubles en briques roses et ses remarquables hôtels particuliers, l’hypercentre toulousain situé entre la Garonne et les boulevards conserve son pouvoir d’attraction pour les vrais citadins malgré un réel problème de stationnement. Il faut en effet prévoir entre 30 000 et 40 000 € pour acquérir une place de parking dans ces quartiers historiques et très résidentiels. Saint-Étienne, Le Grand Rond, Le Jardin des Plantes et le Jardin Royal, le Capitole, Ozenne, La Dalbade, les Jacobins, St Sernin, Les Carmes, St Georges ou encore Les Chalets restent des secteurs extrêmement prisés qui ont parfaitement résisté à la crise.
«Le marché de l’immobilier haut de gamme en hypercentre-ville est caractérisé par la rareté des biens proposés à la vente et la rapidité des transactions sans négociation de prix. La clientèle est exigeante et recherche majoritairement, dans des immeubles de caractère anciens ou dans des hôtels particuliers, des appartements de 150 à 200 m2 pour un budget compris entre 800 000 et 850 000 €. Les acquéreurs, toulousains ou cadres supérieurs mutés, sont prêts à consacrer pour un bien sur un site d’exception et avec du cachet, un budget allant de 1 000 000 à 2 000 000 €. Les prix au m2 oscillent entre 3 000 et 5 400 €/m2 en hypercentre-ville dans l’ancien. Un appartement neuf, dans le quartier Saint-Étienne, haut de gamme se commercialise 6 400 €/m2 pour 100 m2. Sur ce marché, le travail des professionnels de l’immobilier pour l’évaluation au juste prix des biens est essentiel (études de marché et de concurrence approfondies) afin d’apporter le meilleur conseil possible tant au vendeur qu’à l’acquéreur. »
NADINE POUJOULAS , Directrice de la Société Cadrity, Toulouse, société de conseil.
«Le marché du haut de gamme en centre-ville est vraiment sorti de la crise et malgré un printemps calamiteux, nous avons fait un excellent second trimestre. Aujourd’hui, nous travaillons bien sur le centre-ville avec de nombreuses ventes très peu négociées, voire pas du tout, d’appartements ou de maisons en bon état et présentés au bon prix. Ainsi nous avons vendu un T3 de 70 m2 avec ascenseur, parking et terrasse dans le triangle d’or (Saint-Georges, Wilson, Esquirol) en 4 jours au prix du mandat. Quant à ce très bel appartement de 5 pièces de 130 m2, également avec ascenseur parking et terrasse, situé à Jeanne d’Arc, il est parti en 3 semaines. Notre souci est de répondre à la forte demande sur les biens entre 700 000 et 1 300 000 €. Nous subissons en effet une vraie pénurie de biens à proposer à la vente sur ces budgets. Nous notons que redémarre le marché des beaux produits à l’extérieur de Toulouse, ce qui nous rend très optimiste pour la fin 2010. »
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