Bénéficiant d’une zone franche en centre-ville, Roubaix a su attirer des investisseurs, notamment dans l’immobilier de bureaux.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Ville de 100 000 habitants, Roubaix connaît un véritable regain d’activité. La rentrée de septembre verra 4 000 étudiants affluer à Roubaix-Croix, sur le nouveau campus de l’Edhec, auparavant localisé à Lille. La Zone de l’Union, entre Roubaix, Wattrelos et Tourcoing, s’illustre comme le premier quartier HQE (Haute qualité environnementale) de la région et viendra booster l’économie locale. Enfin, le nouveau vélodrome couvert de Roubaix va attirer des sportifs de haut niveau. Roubaix fonde également son dynamisme sur une activité économique et culturelle intense : près de 5 000 entreprises y sont implantées, parmi lesquelles Auchan, Décathlon, Camaïeu ou Kiloutou. Et de nouveaux espaces culturels voient le jour, comme le musée de la Piscine. Autant d’atouts qui attirent une population toujours plus dense : des Roubaisiens attachés à leurs racines, ainsi que des Lillois en quête de logements plus vastes et plus abordables que dans la capitale du Nord. Grâce à la rareté du foncier disponible, aux prix élevés de la voisine lilloise et à une politique énergique de réhabilitation, le marché immobilier se porte plutôt bien. Les prix de vente au m2 se maintiennent entre 2 000 et 2 500 € pour l’ancien et grimpent entre 3 000 et 3 500 € pour les programmes neufs. Enfin, lofts et plateaux bruts ont le vent en poupe.
Le marché roubaisien de l’immobilier fonctionne en dents de scie depuis deux ans et l’on ne peut pas dire que la reprise soit au rendez-vous. Pourtant, nous avons la chance d’opérer dans un secteur privilégié, relativement épargné par la baisse des prix. Notre agence, située dans la parc Barbieux, quartier résidentiel de Roubaix, est spécialisée dans l’immobilier ancien : appartements de standing et demeures bourgeoises. Sur ce créneau porteur, notre clientèle s’est récemment étoffée avec l’arrivée d’investisseurs désireux de valoriser leur patrimoine. On constate en revanche que les transactions sont beaucoup plus longues qu’auparavant. Alors que les décisions se prenaient en un mois maximum en 2007, il faut parfois un an aujourd’hui. Résultat, les vendeurs qui ne trouvent pas acquéreur mettent leur bien en location. Parmi nos dernières transactions, citons trois appartements T4 de 100 m2 pour 240 000 € ou encore une demeure bourgeoise de 250 m2 située dans la prestigieuse avenue Gustave-Delory pour 460 000 €. Mon conseil aux acquéreurs : c’est le moment d’acheter ! L’offre est là, les taux d’emprunt sont bas et les négociations sont possibles, alors profitez-en !
Nous sommes spécialisés dans la vente de demeures bourgeoises situées dans les beaux quartiers de Roubaix. Pour résister à la crise, début 2009, nous avons créé un partenariat avec deux autres agences opérant sur les marchés moyen de gamme et « premier prix ». Une façon d’étoffer notre offre et de satisfaire toutes les demandes. D’autant plus que nous sommes de plus en plus concurrencés par les ventes entre particuliers. Or, j’insiste sur le rôle primordial d’un agent immobilier professionnel, aussi bien pour négocier le bon prix que pour répondre aux questions juridiques et fiscales. Au-delà de la vente, nous assurons aussi le SAV ! Parmi les exemples significatifs, une habitation bourgeoise de 300 m2 située dans le quartier De-Gaulle, avec parquet, cheminée et jardin de 150 m2, se vend aujourd’hui environ 400 000 €. De plus, pour une belle maison 1930 dans le nouveau Roubaix (place du Travail ou boulevard de Lyon), il faut compter 150 000 à 250 000 € selon la surface.
Depuis 10 ans, 90 % de notre activité relève de programmes de plateaux bruts à aménager et de lofts. Nous identifions des usines en friche (filatures, bonneteries) et nous les remettons en état pour leur donner une seconde vie. Sur ce marché, nous sommes à la chasse aux produits, car il y a plus de demandes que d’offres ! Nous sommes présents aussi bien dans le centre-ville que dans les quartiers branchés comme la gare ainsi qu’Épeule et la Potennerie. Mieux, nous avons fait le pari du loft à la campagne, et ça a marché ! Ainsi, nous avons mis en vente 46 lofts à Avelin, ville de 2 400 habitants à proximité de Lille, et nous en avons vendu 40 en une journée. Les acquéreurs sont de jeunes ménages primo-accédants : avec 100 000 € pour le plateau brut de 90 m2 et 50 000 € de travaux, ils disposent d’un bien 100% personnalisé pour un prix accessible. Ces derniers temps, nous constatons une évolution de la demande pour des espaces extérieurs (balcons, jardins) ainsi qu’une standardisation de la clientèle. De plus, la crise a assaini le marché, rationalisé les prix de vente et renforcé notre statut de professionnels : le marché roubaisien est très particulier et nécessite une réelle connaissance du terrain.
La crise a eu l’avantage de calmer les ardeurs, pour revenir à un marché de l’immobilier plus stable et plus réaliste. Les acquéreurs prennent davantage de temps de la réflexion, d’autant qu’ils ont le choix. Le nombre de biens en vente reste encore très élevé. Les biens au-dessus de 200 000 € mettent plus de temps à trouver preneur. Le quartier de Barbieux est toujours très demandé et reste cher. Viennent ensuite le nouveau Roubaix et la Fraternité, puis les autres quartiers. Nous sommes en pleine période de stabilisation, mais sans léthargie. Malgré cela, les vendeurs ont encore un peu de difficulté à baisser leurs prix. Les acquéreurs, eux, sont beaucoup plus sensibles à la qualité énergétique des biens proposés, que ce soit en matière de chauffage ou d’isolement du logement. Leurs choix peuvent parfois se faire en fonction des aides financières proposées (prêt à taux zéro, éco-prêt à taux zéro, crédits d’impôts). Dans ce contexte, notre rôle de conseil est mis à contribution. De plus en plus, les vendeurs et les acquéreurs attendent d’un agent immobilier un rôle juridique, fiscal, voire social !
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