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Dossier spécial Côte d'Azur
 
PAROLES D'EXPERTS

L’ARRIÈRE PAYS NIÇOIS UN MARCHÉ DE MAISONS


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De jolies opportunités sur les maisons et une belle qualité de vie font de l’arrière pays niçois un secteur recherché.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

L’arrière pays niçois attire autant les actifs niçois que les acquéreurs de résidence secondaire.
L’arrière pays niçois attire autant les actifs niçois que les acquéreurs de résidence secondaire. . © Christian Musat

À un peu plus d’une heure et demie de Nice, le village de Saint-André-les-Alpes, placé au confluent de l’Issole et du Verdon à 861 m d’altitude, attire durant l’été quantité de touristes amateurs de randonnées pédestres en Haute-Provence. Dans la vallée de la Vésu- bie, Saint-Martin-de-Vésubie est un spot d’alpinisme très couru. Son climat, frais en été, en fait un centre de séjour privilégié pour tous ceux qui recherchent une résidence secondaire située dans un environnement montagneux et qui apprécient le style de vie tranquille de ses petits villages environnants. Le long du Var, à partir de Puget-Théniers, village situé au pied d’un éperon rocheux qui porte les ruines d’un château des Grimaldi, à une quarantaine de minutes de route de Nice, le marché immobilier fonctionne pour l’essentiel sur la résidence principale. Dans toutes les petites villes placées sur la route de l’aéroport de Nice Côte d’Azur, entre Villars-sur-Var et Carros, les actifs niçois viennent rechercher une qualité de vie à des prix jusqu’à moitié moins élevés que dans l’agglomération elle- même. Depuis la mise en service de la voie rapide entre l’aéroport Nice Côte d’Azur et Carros, les biens situés de part et d’autre de la plaine du Var, à partir de Le Broc d’un côté et de Castagniers de l’autre, en passant par Carros, Gattières, Saint-Jeannet, et sur l’autre rive Aspremont et Colomars, sont très demandés à condition qu’ils soient proposés au prix du marché.

LA VENTE DES MAISONS REPRÉSENTE L’ESSENTIEL DU MARCHE

Gérant de Maurin-Immobilier à Puget-Théniers.
Gérant de Maurin-Immobilier à Puget-Théniers. . 

Notre secteur situé à 45 mn de la côte, est recherché par les actifs locaux pour sa qualité de vie et ses prix de l’immobilier de 40 à 50% moins élevés qu’à Nice. Ici la vente de maisons représente l’essentiel du marché. Entre Villars-sur-Var et Puget-Théniers, les plus recherchées sont les villas récentes d’une centaine de m2 habitables avec 3 chambres, situées sur un joli terrain de 800 à 900m2 facilement accessible, sansvis-à-vis et proposées entre 250 000 et 300 000 €. L’offre d’appartements est peu importante. Les 2 pièces anciens rénovés se vendent entre 80 000 et 100 000 €, et les 3 pièces entre 120 000 et 140 000 €. Après avoir atteint un pic en 2007-2008, les prix ont comme partout légèrement baissé (10%) puis se sont stabilisés à partir de la mi-2009 sur des valeurs qui demeurent toutefois assez hautes. Les transactions qui se réalisent actuellement se font au prix du marché. Dans le nord du département en revanche, le marché de la résidence secondaire s’avère plus difficile. Pourtant, du cabanon au chalet familial les biens sont souvent superbes. Aujourd’hui, on trouve des chalets de 90 m2 sur 1 500 m2 de terrain construits il y a quinze à vingt ans pour 160 000 €.

LE MARCHÉ DES APPARTEMENTS EST ASSEZ STABLE

Gérante de l’agence Fusini immobilier.
Gérante de l’agence Fusini immobilier. . 

Dans le moyen pays niçois, aussi bien au nord de Carros dans les villages de Le Broc ou de Bézaudun, que de l’autre côté du Var, à Castagniers ou Saint-Martin-du-Var, les prix n’ont, dans l’ensemble, pas vraiment baissé sauf ceux des grosses propriétés. Le marché des appartements est assez stable, les prix du secteur qui restent très abordables par rapport à ceux du littoral, contribuent à attirer les actifs notamment les primo-accédants. Ici ils peuvent en effet trouver des 3 pièces pour moins de 200 000 € et des 4 pièces entre 200 000 et 220 000 €. Le marché des maisons fonctionne sur une clientèle qui a déjà revendu un bien et souhaite en acheter un autre. Entre 300 000 et 350 000 €, c’est le prix d’une maison mitoyenne de 90 à 110 m2 habitables sur 400 m2 de terrain environ. Entre 450 000 et 600 000 €, les villas individuelles offrent entre 130 et 160 m2 habitables sur 1 000 à 1 500 m2 de terrain. Au-delà de 600 000 €, la demande est plus faible et les délais de vente beaucoup plus longs.

LES BIENS AU PRIX DU MARCHÉ TROUVENT PRENEURS

Gérante des agences BM Immobilier à Carros et à Saint-Martin-de-Vésubie.
Gérante des agences BM Immobilier à Carros et à Saint-Martin-de-Vésubie. . 

De part et d’autre de la vallée de la Tinée et de la Vésubie ainsi que de celle de l’Esteron et de la plaine du Var aux alentours de Carros, le marché est un peu plus dynamique depuis le printemps. Les appels et les passages à l’acte d’achat sont plus fréquents. Le seul frein à une vraie reprise du marché tient à ce que les prix sont toujours hauts. Malgré des taux d’intérêt avantageux, les acheteurs ont du mal à financer des prêts supérieurs à 300 000 €. En effet, à 45 minutes de l’aéroport de Nice, l’essentiel de la demande porte sur des maisons individuelles de 4 pièces avec jardin entre 200 000 et 250 000 € alors que l’offre se situe entre 300 000 et 350 000 €. Et plus on se rapproche de Nice, plus les prix montent. À 30 minutes de route, à Colomars ou à Gilette par exemple, un bien similaire vaut 400 000 € en moyenne. À 15 minutes, dans les collines ouest de Nice les prix grimpent à 500 000 € en moyenne. Tous les petits biens inférieurs à 100 000 €, comme les appartements de 2 à 3 pièces situés dans des maisons de village à 45 minutes de Nice, se vendent facilement. Dans l’ensemble les biens présentés au prix du marché finissent par trouver preneur même si les négociations avec les vendeurs s’avèrent souvent difficiles.

UNE BAISSE DES PRIX RELANCERAIT LA DEMANDE

Dans les environs de Saint-André-les-Alpes l’essentiel des transactions concernent des résidences secondaires. La plupart des acheteurs viennent du littoral, entre Nice et Marseille, ou sont originaires du nord de la France. Ils recherchent un petit pied-à-terre dans un environnement montagneux et villageois, situé à une heure et demie de la côte en moyenne pour venir y passer le week-end. Ici, la plupart des biens valent moins de 150 000 € comme les maisons de village mitoyennes de 60 à 80 m2 habitables, qui, selon leur état et leur qualité, s’échangent entre 70 000 et 150 000 €. La demande est également soutenue sur les terrains à bâtir qui commencent toutefois à se raréfier depuis deux ans. Pour 50 000 € environ, il est possible d’acheter un terrain de 500 m2 auquel il faut rajouter le prix de construction d’une maison de 70 à 90 m2 pour un total de 150 000 €. Dans l’ensemble, les prix de l’immobilier ont diminué de 20 % entre la mi-2009 et la mi-2010 mais, malgré cela, le marché reste difficile. Une baisse des prix supplémentaire n’est donc pas à exclure pour tenter de relancer la demande.

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