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Dossier spécial Pays-de-la-Loire
 
PAROLES D'EXPERTS

CÔTE D’AMOUR LA VUE MER ATTIRE TOUJOURS


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Du bord de mer au rétro-littoral, c’est toujours le juste prix qui régule l’offre et la demande, en secondaire ou en principal.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Le secteur côtier comporte 60 % de résidences secondaires.
Le secteur côtier comporte 60 % de résidences secondaires. . © Nanou prod - Fotolia

Cette région littorale de Loire-Atlantique, au nord de l’embouchure de la Loire, s’étend de Saint-Nazaire à Mesquer : la Côte d’Amour englobe l’ensemble de la presqu’île guérandaise. Les villes et stations balnéaires ont connu un bel essor touristique dès la fin du XIXe siècle. A partir des années 1960, les immeubles remplacent progressivement les villas du front de mer, en particulier dans la baie de La Baule, de Pornichet ou bien au Pouliguen. Un secteur côtier où environ 60% des appartements et des maisons sont les résidences secondaires de Nantais, Rennais, Angevins et Parisiens, qui viennent ici régulièrement. A contrario, à l’intérieur des terres et aux alentours de Guérande, le marché est traditionnellement dominé par le principal.

UN BIEN AU JUSTE PRIX PART DANS LES TROIS MOIS

Orpi, agence de La Poste, Pornichet
Orpi, agence de La Poste, Pornichet . 

Le marché de Pornichet est aujourd’hui équitablement partagé entre le primaire et le secondaire, avec un tiers de maisons et deux tiers d’appartements, à 2 heures maximum de route : Rennais, Nantais et Angevins y viennent très régulièrement. Il y a quinze ans, nous avions 80% de secondaire ! La population de Pornichet a augmenté. La clientèle a changé avec l’installation d’actifs qui travaillent aussi à Saint-Nazaire et à Nantes. Le marché est porteur entre 300 000 et 400 000 €. Au-delà, il n’y a pas de demande et les belles maisons de caractère sont en stand-by : les acheteurs sont plus raisonnables et intègrent le coût des rénovations dans leur budget. La vue sur mer est toujours bien positionnée, et les appartements de moins de 20 ans se vendent entre 5 000 et 7 500 € le mètre carré. Les primo-accédants s’éloignent de 2 à 5 km du bord de mer, pour des biens de 200 000 à 300 000 €. En deçà, il n’y a pratiquement pas d’offres.

LES VENDEURS DE NOUVEAU À L’ÉCOUTE

Traditionnellement, Guérande n’est pas un secteur secondaire. Le marché de la presqu’île est plus difficile depuis fin 2008, et la crise n’est pas passée ! Les prix ont baissé, mais il y a moins d’acquéreurs et les banques ne sont pas favorables à des emprunts sans apport. La moitié de la demande oscille entre 140 000 et 170 000 €, l’équivalent d’une petite maison en pierre avec un jardin et sans garage, à dix minutes à pied des remparts : rarissime ! Pour l’intra-muros et jusqu’à 4 km en campagne, les prix vont de 200 000 à 350 000 € pour des maisons spacieuses, hors lotissement, avec une chambre en rez-de-chaussée : un bien qui intéresse des quadras pour un deuxième achat. L’offre est supérieure à la demande : les vendeurs commencent à tenir compte de nos estimations, et les acheteurs négocient toujours beaucoup.

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