Le Comtat Venaissin cultive son patrimoine et se laisse courtiser par des acquéreurs prêts à concrétiser leur projet.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Les Dentelles de Montmirail et les Monts du Vaucluse cernent la plaine du Comtat Venaissin, territoire classé pays d’art et d’histoire. Autre gage de renommée, les villages de Ménerbes, Séguret et Vénasque sont estampillés «Plus beaux villages de France». À cadre remarquable, marché singulier. L’ancien est privilégié par les locaux et le «prêt à emménager» est un facteur de séduction pour la clientèle hors région. Deux catégories de produits sont particulièrement prisées : la villa fonctionnelle à proximité du centre dans un village doté des commerces de première nécessité, et le produit de caractère, soit par l’architecture, soit par l’environnement exceptionnel.
Conséquence du recours bancaire plus difficile, la demande s’est figée un temps et les biens de moyenne gamme ont été délaissés. Malgré ce ralentissement, le redémarrage de l’activité semble se maintenir. Aujourd’hui, nous sommes sollicités pour assister les clients, de l’ébauche du projet à sa finalité. Très informés des tendances du marché, les acheteurs n’hésitent pas à discuter les prix. Quant aux vendeurs, ils font de la résistance en s’appuyant sur les atouts de leur région. Car cette dernière, continue d’exercer un attrait indéniable. Son charme, son ensoleillement, la proximité des grands axes et de pôles d’attraction comme le Mont Ventoux sont des atouts majeurs. Les recherches s’orientent toujours vers l’ancien, la valeur sûre. Si la qualité est importante, c’est avant tout la situation du bien qui prime. Les maisons anciennes de village ou en campagne à moins de 400 000 € constituent la majorité de la demande.
Ce secteur est animé toute l’année, sans quartiers dortoirs ni villages désertés en hiver. Au vu de sa résistance face à la crise, on peut parler de marché privilégié. Les primo-accédants et les investisseurs ont été les premiers à revenir sur le marché pour les produits en-dessous de 250 000 €. Et les acquéreurs hors région se sont intéressés aux biens de plus de 500 000 €. Enfin, nous retrouvons le segment des secondo-accédants qui en vendant et rachetant un bien, contribuent à la fluidité du marché. Grâce à la dépréciation de l’euro, nous assistons également au retour des britanniques. Quant aux vendeurs, ils sont davantage sensibilisés à soigner la présentation de leur bien. De plus en plus, l’intérêt se porte sur des biens en parfait état d’entretien, techniquement remis à niveau (isolation, chauffage) et redécorés. L’année 2010 s’annonce sous d’excellents auspices puisque nous enregistrons une hausse des ventes de 80 % fin juin. Le regain des consultations nous permet d’envisager l’avenir avec confiance.
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