À l’est de l’agglomération, Bron opère depuis quelques années une mue qui en fait aujourd’hui une ville des plus attractives.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Parfois, il suffit de franchir le seuil d’une maison pour voir ses a priori voler en éclats et être conquis. Bron fait le même effet : une fois qu’on ose franchir le périphérique, la qualité de vie de cette commune de 40 000 habitants, située dans l’est lyonnais, saute aux yeux. Un centre-ville calme doté de toutes les commodités, deux grands parcs (Parilly et Les Essarts), un vaste réseau de pistes cyclables, de nombreuses infrastructures dont le tram qui relie Bron au centre-ville de Lyon. Sans oublier une vie culturelle et sportive riche : Bron a été élue ville la plus sportive de France en 2008 !
Ce qui fait le principal attrait du marché immobilier brondillant, c’est sa diversité. L’éventail des produits, qui va de 120 000 à 900 000 €, est très large. Des clients issus du 8e arrondissement lyonnais et même du quartier de Montchat dans le 3e arrondissement lorgnent désormais vers Bron. On trouve aussi bien des maisons avec de belles prestations et un grand terrain que des studios, car les facs sont proches. Bien sûr, la crise est passée par là et le segment des appartements au-dessus de 200 000 € souffre encore. Mais entre 120 000 et 150 000 €, la reprise est réelle, en raison du montant élevé des loyers et des taux bancaires historiquement bas. Les maisons qui affichent un prix de vente compris entre 250 000 et 350 000 € partent très vite. Et d’une manière générale, les beaux produits cotés à plus de 300 000 € trouvent acquéreur.
On peut affirmer que le marché en 2010 est plus dynamique qu’il ne l’était l’an dernier. La stabilité est de retour, bien qu’elle soit relative car le marché reste imprévisible. La reprise se perçoit notamment à travers une forte demande de biens de type 3 pour un budget compris entre 160 000 et 180 000 € et le retour des primo-accédants. En revanche, certaines maisons haut de gamme ont encore du mal à trouver acquéreur. Le taux faible des prêts immobiliers joue un rôle dans cette reprise. De même, l’effet de crise semble s’estomper dans l’esprit des gens. Actuellement, la demande est supérieure à l’offre, et nous constatons une baisse de notre stock de mandats. De fait, les acquéreurs sont plus enclins à faire des concessions. Une maison des années 1970 de 100 m2 sur 500 m2 de terrain, en périphérie, avec rafraîchissement à prévoir, a ainsi trouvé preneur pour 310 000 €. Et un appartement de type 3 de 58 m2, situé dans le centre près de l’église, au sein d’une résidence des années 1960, a été vendu 140 000€.
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