À Sommières et Quissac, le marché immobilier vit pour l’essentiel sur l’habitat individuel et la reprise s’amorçe peu à peu.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
La petite ville de Sommières jouit d’une situation privilégiée équidistante d’une trentaine de kilomètres de Nîmes et de Montpellier, et vers la mer, des stations balnéaires de la Grande-Motte et du Grau-du-Roi. L’ancienne cité médiévale au riche patrimoine historique a conservé les traditions taurines liées à la course camarguaise qui chaque été font ici l’événement attirant en grand nombre aficionados et touristes. En poussant d’une petite vingtaine de kilomètres vers le nord et les Cévennes, le petit village pittoresque de Quissac ne manque pas d’atouts. Entouré de forêts de chênes verts dominées par le massif de Coutach, le coin offre un cadre idéal à ceux qui privilégient un lieu de vie naturel sans toutefois s’éloigner des centres urbains. Entre Sommières et Quissac, le marché immobilier compte peu d’appartements et vit pour l’essentiel sur l’habitat individuel. La baisse des prix d’environ 15 à 20 % intervenue l’an dernier sur les biens courants a contribué à resolvabiliser une partie des acheteurs. Les maisons de villages se dénichent à partir de 100 000 à 120 000 € selon l’état et la superficie, et les villas individuelles d’une petite centaine de m2 habitables avec jardin s’échangent entre 180 000 et 240 000 € en moyenne. Pour celles placées sur un beau terrain de 1 500 m2, les prix tournent autour des 300 000 € et à partir de 500 000 € on peut s’offrir une propriété de caractère en bon état.
Entre fin 2008 et fin 2009, la baisse des prix aura été assez régulière pour atteindre 15 % en moyenne, sauf pour certains biens d’exception dont la valeur est restée stable. Ce sont les terrains qui ont le plus diminué. S’il fallait compter entre 150 et 160 € le m2 en moyenne en 2007, en 2009 nous en avons vendu certains très bien situés à 90 € le m2. Actuellement, certaines grandes parcelles de 2 000 m2 en lotissement peuvent s’échanger à 60 € le m2. Depuis quelque temps toutefois, il semble que la baisse a atteint un palier voire que les prix commencent doucement à remonter vers leur valeur réelle de marché. Ceci est dû principalement aux taux de crédit attractifs qui contribuent à faire repartir la demande. Les maisons de village dont le prix d’appel démarre à 120 000 € pour environ 90 m2 habitables, ainsi que les villas dont les prix varient fortement entre 180 000 et 500 000 € en fonction de l’état, des prestations et des superficies, portent l’essentiel du marché. La demande locative reste soutenue pour les appartements. Cependant, suite à la construction d’une cinquantaine de logements sociaux le parc ancien va devoir s’adapter.
Le charme et le dynamisme de Sommières et sa région, une situation géographique idéale entre Nîmes, Montpellier et la mer, ainsi que des prix immobiliers attractifs attirent ici une clientèle variée. Depuis huit ans, les Montpelliérains ont découvert les atouts du secteur et sont de plus en plus nombreux à venir y habiter. Suite à une baisse des prix de 20 %, les acheteurs de résidences secondaires font aussi leur retour. La plupart sont originaires du nord de la France, de Belgique, des Pays-Bas ou de la Suisse. Le climat attire également des futurs retraités et des acquéreurs disposant de gros budgets qui choisissent de quitter la Côte d’Azur. Malgré un marché encore chaotique, la demande reste forte. Les biens se vendent rapidement dès l’instant où ils sont présentés aux prix du marché. La réelle reprise des transactions est cependant freinée par la persistance d’un décalage entre les prétentions des vendeurs et ce que les acquéreurs sont disposés à payer. En cela, les agents immobiliers ont un vrai rôle de conseil et d’accompagnement à jouer auprès des vendeurs et des acheteurs.
Le marché sort progressivement de la crise. Le premier semestre s’est avéré encourageant en terme de contacts acheteurs et de transactions. L’offre de biens est actuellement supérieure à la demande. Cependant la baisse des prix de l’ordre de 15 à 20 % intervenue entre fin 2008 jusqu’au printemps 2010 a tendance à ralentir. Le marché est en voie de stabilisation. Cette baisse de prix a été en fait différente selon les catégories de biens, les budgets importants ayant été moins touchés que les autres étant donné que les propriétaires sont moins pressés de vendre. Dans l’ensemble, les acheteurs sont très bien informés, savent que les biens en vente sont nombreux et en profitent pour faire des offres et négocier. Le marché redémarre sur les maisons de village entre 100 000 et 150 000 € et sur les villas présentées à 260 000 € qui se négocient entre 230 000 et 240 000 € en moyenne. Les propriétés plus importantes font aussi l’objet de discussion de l’ordre de 30 000 à 50 000 € comme par exemple ce mas à rénover situé aux portes des Cévennes présenté à 395 000 € et qui s’est récemment signé à 350 000 €.
Le marché de Sommières suit la tendance générale. Après une bonne reprise enregistrée au cours du premier trimestre, le second trimestre s’est avéré un peu plus calme. Les prix ont diminué de 15 % sur le secteur l’an dernier. Cette baisse des prix et celle des taux d’intérêts semblent avoir favorisé la reprise des transactions. Les primo-accédants ont ainsi pu faire leur retour sur le marché des petites maisons, de deux à trois chambres avec 250 à 300 m2 de jardin, mises en vente à moins de 200 000 €. L’essentiel de la demande porte toujours sur les villas de trois à quatre chambres sur 1 500 m2 de terrain et offrant de jolies prestations présentées entre 300 000 et 350 000 € en moyenne. Au-delà des 500 000 €, la demande, bien que peu importante, reste stable avec des acheteurs toujours présents. En revanche, les acquéreurs sont devenus exigeants et ont pris l’habitude de visiter un grand nombre de biens. En face, certains vendeurs sont toujours un peu réticents à écouter nos conseils et de ce fait se trouvent en décalage avec les acheteurs. Ceci aboutit le plus souvent sur des négociations alors qu’un bien présenté au prix du marché peut aujourd’hui se vendre sans discussion.
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