Depuis six mois, le marché affiche une véritable reprise. Mais la pénurie de biens pourrait peser sur l’offre.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
À 25 km du centre de Paris, à 30 minutes de Montparnasse par le train et au carrefour de grandes villes du département comme Versailles ou Saint-Germain, la commune des Clayes-sous-Bois et ses 17 000 habitants attire pour ses prix attractifs en maisons (qui constituent 45% de son parc) comme en appartements. Les primo-accédants peuvent décrocher des trois pièces à partir de 160 000 € et des maisons à partir de 230 000 €. Mais certains biens peuvent aussi dépasser les 400 000 €. Dans tous les cas, ces prix s’avèrent moins chers que dans les villes royales ou les communes proches, telles que Saint-Quentin ou Saint-Cyr-l’École. Cependant, face à une demande forte et une offre qui se raréfie, les valeurs commencent à se raffermir.
Les acquéreurs sont bel et bien présents et le marché a véritablement repris. On voit même aujourd’hui revenir les secondo-accédants, ce qui est un signe encourageant du redémarrage. Il faut dire que les prix des Clayes sont abordables, ce qui engendre une clientèle de report ne pouvant devenir propriétaire à Versailles, Clamart… Après avoir baissé de 12%, les prix sont à un niveau raisonnable. Il faut compter, en premier prix, dans les quartiers de la Vigneraie ou de Croix Hanche, entre 160 000 et 175 000 € pour des appartements de trois pièces comme ce 65 m2 en bon état dans une résidence des années 1960 vendu 170 000 €. Les maisons, sans jardin, peuvent se trouver à partir 220 000 €. Celles avec jardin et garage sont à partir de 260 000 € comme cette cinq pièces avec sous-sol et 360 m2 de jardin, proche du centre, partie à 286 000 €. Cependant, compte tenu de la pénurie de l’offre, les prix se stabilisent mais avec une hausse perceptible d’environ 5%.
Les Clayes est une ville méconnue et cependant dynamique, pourvue d’équipements publics, proche de la forêt et à une demi-heure de la capitale. Ces atouts font qu’elle est recherchée pour sa qualité de vie, mais aussi pour ses prix. Car l’immobilier y est au minimum 15% moins cher qu’à Saint-Cyr ou Saint-Quentin. Ainsi, les appartements de trois et quatre pièces à moins de 200 000 € ou les maisons de 90 m2 avec 200 m2 de jardin frôlant les 300 000 € se vendent en moins d’un mois. C’est dire si les besoins sont importants. Cependant, face à cette forte demande, l’offre se tarit. À coté de ce marché de premier achat, existe aussi un autre segment, celui de la seconde accession visant, par exemple, des maisons plus grandes et dans un environnement plus calme. Ainsi, au sud de la commune, au Val d’Arcy, quelques maisons peuvent s’échanger entre 400 000 et 450 000 €.
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