Les prix stabilisés ont relancé le marché en ce début d’année. Un secteur partagé entre secondaire et principal.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Le littoral préservé et protégé du sud de la Loire offre un paysage varié : les longues plages de sable fin bordées de dunes et de pins vont de Saint-Brévin jusqu’au Cormier. Plus sauvage, la côte de La Plaine-sur-Mer ou de Préfailles jusqu’aux Moutiers, est très appréciée des amoureux de la nature. Les amateurs de vieilles pierres et de maisons de caractère sont séduits par le charme de Sainte-Marie, de Pornic ou de La Bernerie-en-Retz. Les maisons individuelles sont très largement majoritaires : un secteur privilégié qui séduit des acheteurs de la région, Nantes étant à 45 minutes, ou originaires de Rennes, de Touraine, d’Anjou et de la région parisienne. Un marché littoral qui reste dominé par les retraités : selon les notaires de Loire-Atlantique, ils interviennent dans une transaction sur trois.
Le marché reste actif, avec 40 % de secondaire et 60 % de principal en deuxième achat, essentiellement des maisons individuelles avec jardin (70 % des transactions). Les acquéreurs se sentent en position de force tandis que les vendeurs de maisons secondaires prennent leur temps et souhaitent vendre dans les meilleures conditions possibles : le métier de négociateur prend alors toute sa dimension ! Les délais de vente sont très variables, mais une maison bien située et au juste prix peut partir dans la semaine. Le prix moyen de nos 100 dernières ventes est de 240 000 €, tous biens confondus, pour un éventail de biens de 70 000 € à 1,2 million d’euros. Entre 350 000 et 600 000 €, la négociation est systématique : les acheteurs comparent ou intègrent dans le prix d’acquisition le coût des travaux de transformation, voire de reconstruction. L’emplacement reste le premier critère de choix.
La demande concerne particulièrement les biens inférieurs à 230 000 €, en principal comme en secondaire. Un budget qui peut correspondre à une maison individuelle, typiquement un pavillon des années 1970 en lotissement avec trois chambres et 600 à 800 m2 de terrain, ou une petite maison de charme, pour du secondaire. Si les acheteurs, pour du principal, raisonnent en fonction d’un budget, les acquéreurs de secondaire font un achat plaisir : la présentation et l’emplacement sont déterminants. Les biens de qualité, situés sur la côte sauvage peuvent atteindre le million d’euros. Les retraités préfèrent acheter un appartement dans 70 % des cas : un 100 m2 avec vue sur mer est un produit très rare. Nous avons également une clientèle de primo-accédants qui recherchent des maisons de 40 à 50 m2 avec travaux pour un budget de 150 000 à 180 000 €, l’équivalent d’un terrain à bâtir, le charme en plus.
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