Sur ce coin de littoral, l’activité du marché s’est bien maintenue et la reprise des ventes est désormais très sensible.
TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Situées à moins d’une cinquantaine de kilomètres de Marseille, les stations balnéaires varoises limitrophes de Bandol et de Sanary-sur-Mer attirent une clientèle en grande majorité française. À Bandol, qui est le port de plaisance le plus important entre Marseille et Hyères, les prix de l’immobilier demeurent traditionnellement un peu plus élevés qu’à Sanary-sur-Mer, en raison d’une forte présence de résidences secondaires. Depuis les flancs de ses collines où la culture des vignes produit le fameux rosé Bandol AOC, la vue imprenable sur la Méditerranée contribue ici aux prix des villas. Si les plus belles dépassent vite le million d’euros pour 200 à 250 m2 habitables sur 1 000 à 2 500 m2 de terrain, le cœur du marché évolue entre 500 000 et 1 million d’euros pour 150 m2 habitables sur 600 à 900 m2 de terrain. Dans les environs, le prix des appartements oscille en moyenne entre 3000 et 5 000 €/ m2. Cependant, les biens les mieux placés à proximité des commerces et des plages, qui jouissent d’une jolie vue et ne subissent aucune nuisance, peuvent s’échanger entre 6 000 à 10 000 € le m2 comme dans le secteur de Portissol, placé entre Bandol et Sanary. Sur ce coin de littoral, l’activité du marché s’est relativement bien maintenue durant la crise et la reprise des ventes s’avère sensible depuis plusieurs mois. Les prix, qui ont reculé en moyenne d’environ 10% par rapport à leurs valeurs historiquement hautes de 2007, sont actuellement stables.
Depuis début juin, le marché a nettement repris. Les biens sont de nouveau nombreux à la vente. Certains parmi ceux que nous avions estimés voici plusieurs mois (si ce n’est quelques années) reviennent sur le marché. Il s’agit aussi bien de studios à partir de 100 000 à 150 000 € que de villas à 2 millions d’euros. En face, la demande demeure constante et soutenue. Et cela génère donc un nombre de visites plus important. Un des effets de la crise passée est d’avoir contribué à l’ajustement des prix qui, dans l’ensemble, ont légèrement baissé d’environ 10%. Le temps où des biens surestimés restaient sur le marché pendant plus de deux ans est révolu. À Sanary, la plupart des acheteurs sont des nationaux à la recherche d’une résidence secondaire ou des retraités qui viennent établir leur résidence principale dans le sud. Beaucoup d’entre eux disposent de budgets entre 700 000 et 900 000 €. Selon les secteurs, les prix sont plus ou moins élevés, les valeurs les plus chères se retrouvant dans les quartiers totalement préservés des nuisances comme à Portissol. Les biens idéalement placés peuvent atteindre des prix élevés comme cette maison de 200 m2 habitables située Corniche des Baux sur un beau terrain, jouissant d’une vue panoramique sur la mer et qui s’est récemment vendue 1,5 million d’euros. Dans les secteurs les moins prisés, un trois pièces peut se dénicher pour 210 000 € alors que dans un quartier recherché le prix d’un deux pièces de 45 à 50 m2 s’établit entre 200 000 et 250 000 €.
Depuis août 2009, le volume des transactions a retrouvé son niveau d’avant la crise. À Bandol, l’immobilier se partage entre habitations principales et résidences secondaires, ainsi qu’entre locations à l’année et saisonnières. Ceci a contribué à soutenir le marché. Au cours du second semestre 2009, le pourcentage de nos ventes s’est ainsi inversé par rapport à ce qu’il est habituellement. 47,8 % d’entre elles ont concerné des résidences principales contre 21,7 % des résidences secondaires. Au cours du premier semestre 2010, la part des résidences secondaires a retrouvé ses niveaux normaux avec 66,6 % des ventes alors que la résidence principale est redescendue à 33,3 % du nombre des transactions. Quant aux prix, qui avaient flambé avant août 2008, ils se sont depuis stabilisés voire ont légèrement baissé sur certains biens, notamment les petits appartements très ciblés sur la résidence secondaire, dont la valeur a pu reculer jusqu’à –15%. En revanche, les prix des grands appartements se sont plutôt bien maintenus, tirés par la demande en résidence principale alors que l’offre pour ce type de biens demeure peu abondante. Le marché des villas se caractérise par une demande supérieure à l’offre. Il est resté stable. L’essentiel des transactions se traite entre 400 000 € (le prix d’une maison mitoyenne de 80 m2 habitables sur 400 m2 de terrain environ), et 750 000 €, la valeur d’une villa d’environ 200 m2 habitables sur 1000 m2 de terrain avec une piscine et une jolie vue. Dans l’ensemble, la pénurie de terrains à bâtir contribue au maintien des prix des logements anciens.
Le marché est bien reparti. Le léger correctif à la baisse des prix affichés en vitrine et la diminution des taux d’intérêt bancaires ont contribué à faire revenir les acquéreurs. Aujourd’hui, ils se disent que c’est le bon moment pour acheter avant que les prix ne remontent. La période est propice, car même si les acheteurs sont moins nombreux qu’en 2008, ils sont très motivés. Au final, les prix de vente n’ont pas vraiment reculé, exception faite pour les biens les moins recherchés. Dans le secteur, les prix varient beaucoup selon la vue et l’emplacement, la cote des studios évoluant ainsi entre 98 000 et 150 000 €. Si la valeur de ceux jouissant d’une vue sur la Méditerranée n’a en général pas baissé, les prix de ceux qui sont situés loin du centre-ville et qui, a fortiori, sont dépourvus de vue, ont diminué. Actuellement, les biens qui sont présentés au prix du marché se signent très rapidement. Dans l’ensemble, tous les biens se vendent en moins de trois mois. Par exemple, dans le centre-ville de Bandol, un trois pièces de 60 m2 avec vue mer s’est récemment vendu en une semaine pour 310 000 €, le prix actuel du marché. À Bandol, les très belles maisons de 150 à 250 m2 habitables sur 800 à 2 000 m2 de terrain peuvent facilement atteindre les 1,5 à 2 millions d’euros, surtout pour celles situées à proximité du centre-ville et offrant une vue sur la mer. Les prix affichés n’ont que très peu baissé pour ces biens de prestige, car ils sont peu nombreux sur le marché. Suite à la crise, les prix des ventes ont diminué de 15 %.
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