Les transactions repartent, même si les prix annoncés ne semblent pas toujours en adéquation avec l’offre et la demande.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Ce quartier de la rive droite de Rouen doit son nom à l'Opéra de Rouen-Haute-Normandie, un ensemble de salles de théâtre trois fois reconstruit ! Le premier théâtre, inauguré en 1776, a été détruit par un incendie un siècle plus tard, avant d'être rebâti en 1882, et à nouveau endommagé par les flammes en 1940. Ce même incendie qui devait ravager Rouen, entre la cathédrale et les bords de Seine. Quartier de la reconstruction, le secteur du Théâtre des arts offre encore quelques immeubles anciens, plus particulièrement vers la rue Jeanne-d'Arc et le Gros-Horloge, tandis que la plupart des immeubles de la rue du Général-Leclerc et des quais datent des années 1950. La proximité de l'hyper-centre en fait un quartier très recherché, où les prix des appartements sont restés au-dessus de ceux du marché.
Les prix ont du mal à baisser ! Les immeubles de la reconstruction n'ont pour la plupart ni parking, ni ascenseur. Normalement, ils devraient se situer entre 2?400 et 2?500 €/m2 en bon état, alors qu'ils sont affichés à 2?800-2?900 €/m2, ce qui correspond plutôt à un appartement de caractère avec ascenseur. Il y a de la demande, mais les vendeurs persistent à vouloir vendre cher... pour racheter cher aussi. Les délais de vente se rallongent, le marché est figé, et les produits finissent par être discrédités. Il faut trouver la bonne estimation, celle qui correspond au juste prix du marché. Les investisseurs et les primo-accédants cherchent des T1-T2. Mais les grands appartements, avec trois chambres, terrasse et balcon sont rares, alors qu'il y a une très forte demande pour des 100 m2 avec terrasse, parking et ascenseur.
Le marché a repris depuis le début d'année, et le rythme des transactions se stabilise. Il y a un juste équilibre entre l'offre et la demande, et les prix sont plus cohérents. Nous travaillons beaucoup avec des investisseurs, pour du privé ou du locatif. Ce sont souvent des parents havrais ou parisiens, qui logent leurs enfants étudiants et qui préfèrent l'investissement à la location. Ils recherchent des T1 et T2, entre 50?000 et 100?000 €, en fonction des travaux à faire. Les parents ne s'intéressent pas aux programmes neufs, mais choisissent la rentabilité locative, notamment vers la place du Vieux-Marché. Aujourd'hui, la demande pour ce type de biens est supérieure à l'offre : la rentrée universitaire se prépare dès le printemps. Et nos clients savent qu'un investissement dans la pierre, même s'il y a des hauts et des bas, reste une valeur sûre.
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