Les baisses de prix dans l’ancien, très nettes sur Nancy et son agglomération, offrent de belles opportunités.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Nancy est un bassin de population important de la région Lorraine. Si la ville ne compte que 105 000 habitants, la communauté urbaine, qui réunit 20 communes, en regroupe près de 300 000. Son marché immobilier réserve des surprises. Dans le neuf, certains prix sont en forte croissance : 2 630 €/m2, soit une progression de 12,2?% en 2009, pour les appartements. À l'inverse, dans l'ancien, les prix baissent sur l'année 2009 : 6,6?% pour les appartements et 19,6?% pour les maisons.
Le marché de Nancy est assez dynamique en ce moment. Après un passage à vide en 2009, une vraie tendance positive se dessine depuis le début 2010. Aujourd'hui, nous sommes dans une bonne période : les vendeurs vendent, les banques prêtent, les acheteurs achètent. La crise a été assez contrôlée sur Nancy ; il s'agit surtout d'un recadrage des prix sur certains secteurs. La zone pavillonnaire des première et deuxième couronnes a subi des baisses de prix allant de 10 à 20 %. Les biens dans Nancy intra-muros ont moins baissé. Il est aujourd'hui possible de trouver des appartements dès 1 200 €/m2, dans des grandes copropriétés. Ces biens intéressent notre clientèle de primo-accédants. Sur certains secteurs, comme le centre-ville ou des communes comme Laxou ou Villers-lès-Nancy, le prix des appartements peut monter jusqu'à 2 000 €/m2, ce qui représente un 60 m2 à 120 000 €. Pour ce même prix, certains acquéreurs préfèrent une petite maison dans des villes comme Gondreville ou Messein, à 15 minutes de Nancy.
La moitié de notre activité concerne les biens haut de gamme, au-dessus de 500 000 €. Le reste de notre portefeuille, les moyens et les petits budgets, constitue notre fonds de commerce. Sur les biens d'exception, la clientèle est très exigeante. Que ce soit pour des appartements haussmanniens, des biens de type lofts, anciens ateliers ou usines rénovées, ou pour des biens de caractère comme des maisons Art nouveau dans le style École de Nancy. De leur côté, les investisseurs, qui ont toujours été présents, recherchent de beaux immeubles bien placés. Car, au-delà d'une rentabilité, ils veulent se constituer un patrimoine. Alors que certains pavillons de la première couronne ont perdu jusqu'à 40?%, les biens haut de gamme ont très peu baissé. Les vendeurs tiennent leurs prix et les transactions prennent plus de temps : 6 mois au lieu de 3 auparavant. Globalement, dans toutes les gammes de prix, nous constatons que les budgets sont serrés et que les banques restent encore frileuses. Mais la reprise est là et les transactions sont en augmentation.
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