Le trait d'union entre vous et les professionnels de l'immobilier

Dossier spécial Lille, Hainaut, Artois
 
PAROLES D'EXPERTS

ARTOIS UN SECTEUR AUX PRIX INTERESSANTS


Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

Ancien bassin minier, l’Artois recèle de belles opportunités immobilières, à la ville comme à la campagne.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

à Béthune, les prix des maisons ont connu une baisse de 19,7 % en 2009.
à Béthune, les prix des maisons ont connu une baisse de 19,7 % en 2009. . MG Productions

L'Artois est une région variée, à la fois urbaine avec des villes comme Hénin-Beaumont, Lens ou Béthune, et rurale avec des zones de campagne recherchées entre ces communes. Historiquement, l'Artois a vécu de l'exploitation du charbon et de l'agriculture (endives, choux-fleurs). La fermeture des mines a poussé le territoire à se reconvertir et à trouver un nouveau souffle. L'arrivée du Louvre à Lens peut laisser entrevoir un renouveau du bassin minier, secteur populaire comme l'ensemble du département du Pas-de-Calais. Les prix de l'immobilier y sont en conséquence abordables, avec beaucoup d'habitations modestes (maisons style 1930, corons). Des prix qui peuvent même attirer une clientèle extérieure, notamment des salariés de la métropole lilloise, qui trouveront des biens dans l'Artois jusqu'à 30 % moins chers. Les prix dans l'ancien ont subi de belles baisses. Pour les maisons, le prix moyen à Béthune est de 123?628 €, en baisse de 19,7 % sur l'année 2009. Certaines communes proches affichent aussi des baisses importantes : Barlin (13 %), Billy-Berclau (11,8 %), Douvrin (11,3 %), Carvin (9,2 %), Liévin (11,2 %), Montigny-en-Gohelle (13,8 %), Sallaumines (14 %), Avion (22 %), et dans une moindre mesure Lens (6 %). Hénin-Beaumont reste stable (-0,4 %). Pour les appartements anciens, les prix dépendent des villes. Lens est en recul (5,7 % sur un an à 1?761 €/m2), alors que Béthune est en progression (5,2 % sur un an à 1?854 €/m2). Dans le neuf, les prix sont aussi très variés. Si ceux des maisons se maintiennent à Lens (-0,6 %), ils chutent à Béthune sur l'année 2009 (-19,9 %).

Les prix sont plus logiques

Responsable d’agence,  Imm-Nord, Nœux-les-Mines
Responsable d’agence, Imm-Nord, Nœux-les-Mines . DR

Le marché est en évolution constante depuis trois ans, avec seulement un petit creux en 2009. Les prix, qui ont baissé de 10 à 15%, se sont remis dans une certaine régularité. Ils sont plus logiques. Notre agence, la première en chiffre d'affaires du groupe Imm-Nord qui comprend 36 agences, n'a pas réellement subi la crise et a réussi à conserver quasiment le même volume de transactions. L'?Artois est un secteur à la fois urbain et rural, avec une variété de biens et une clientèle diverse. Notre force est de savoir répondre à chaque client. Des acquéreurs, souvent primo-accédants, peuvent trouver des biens entre 70?000 et 130?000 €, particulièrement des petites maisons à rénover. Mais la moitié du marché se fait avec des maisons mitoyennes, style 1930, qui se négocient entre 130?000 et 170?000 €. D'ailleurs, le budget moyen de notre clientèle est de 145?000 €. Les maisons dans la gamme supérieure, de 170?000 à 250 000 €, se vendent également bien. Il n'y a pas de grand stock en ce moment. Nous avons même une clientèle qui travaille sur la métropole lilloise et s'installe dans l'Artois à cause des prix. Une même maison peut se trouver de 20 à 30 %, voire 40 %, moins chère dans l'Artois que dans la métropole lilloise.

Des maisons 1930 à rénover à moins de 100?000 €

Responsable d’agence,  Abrimmo, Hénin-Beaumont
Responsable d’agence, Abrimmo, Hénin-Beaumont . DR

Après une forte reprise au dernier trimestre 2009, l'année 2010 est dans cette continuité, avec un bon rythme de transactions et des prix stabilisés. Les biens déjà en stock, qui ne se vendaient pas, ont baissé de 20 à 25 %. Principalement des belles maisons haut de gamme, bourgeoises ou contemporaines. Par contre, les biens qui rentrent dans notre portefeuille actuellement se réajustent entre -5 % et -10 %. Le marché se fait aujourd'hui avec les primo-accédants qui ne veulent plus être en location. Ils préfèrent aujourd'hui rembourser un prêt plutôt que payer un loyer. C'est d'ailleurs pour eux une bonne période pour acheter. Cette clientèle représente 80 % de notre activité, mais avec un budget moyen réduit, aux alentours de 135?000 €. à moins de 100?000 €, il est déjà possible de trouver des maisons 1930 à rénover à Hénin-Beaumont. Et vers 150?000 €, les acheteurs peuvent se tourner vers une maison de lotissement. Les prix sont abordables en Artois et une bonne partie de notre clientèle, qui travaille à Lille, s'installe ici car les prix y sont intéressants.

Le marché évolue positivement

Négociatrice, Imm-Nord, Lens
Négociatrice, Imm-Nord, Lens . DR

Nous sentons une reprise depuis l'automne dernier, mais ce n'est pas l'euphorie. Le marché évolue positivement avec beaucoup plus d'acquéreurs mais dans des petits prix. à Lens et dans sa périphérie (Loos-en-Gohelle, Liévin), une maison 1930 se négocie entre 90?000 et 130?000 €. Ce sont des biens qui intéressent les primo-accédants, tout comme les maisons ouvrières (corons), qui, bien rénovées, peuvent se vendre autour de 120?000 €. Pour une maison classique en lotissement avec un jardin, il faut compter 150?000 €. Au sud de Lens, la zone Lens Campagne est très recherchée, et les prix y sont 15 % plus chers qu'à Lens. Mais globalement, à Lens, les prix ont baissé de 10 à 20 %. Ils sont redevenus corrects, car avant, c'était de la folie douce. Les appartements sont des biens qui restent chers, car ils sont rares. Un F4, avec cave et garage, dans une belle résidence, se négociera autour de 180?000 €.

Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

autres PAROLES D'EXPERTS

 
 
TOUT SAVOIR SUR
LES CHIFFRES

immobilier neuf, indice, salon national, paris