Le marché du littoral surfe sur la vague, porté par le secondaire et l’investissement patrimonial.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Entre le golfe du Morbihan et l'océan Atlantique, la presqu'île de Rhuys est une zone littorale très recherchée. L'habitat s'est essentiellement densifié à partir des années 70, avec la construction de maisons individuelles ou de copropriétés résidentielles. Un marché essentiellement animé par le secondaire, avec des acquéreurs extérieurs à 70% : Nantais, Rennais, mais aussi Sarthois, Mayennais et un tiers seulement de Franciliens. Un profil qui, selon les notaires du Morbihan, n'a pas changé, malgré la conjoncture. La moyenne d'âge des acheteurs (54 ans) est supérieure à celle du département (46 ans) : familles et futurs jeunes retraités préparent leur avenir, constituent du patrimoine et investissent dans la pierre, plus que jamais valeur refuge.
Le secteur de la presqu'île de Rhuys est un marché qui fonctionne bien. Nous ressentons du mouvement depuis février, et le mois d'avril a été exceptionnel. Globalement, les vendeurs ont fini par être plus raisonnables, les acquéreurs reviennent et recherchent une première acquisition en secondaire, jusqu'à 200 000 €, ou des biens d'exceptions, au-delà de 500 000 et 600 000 €. Le budget moyen, pour du secondaire, est de l'ordre de 250 000 €, ce qui peut correspondre à une néo-bretonne sur 500 m2 de terrain, proche de la plage, et entièrement rénovée. Les gens ont changé leurs habitudes d'épargne et investissent dans la pierre, un placement « plaisir » ou patrimonial. La confiance est de retour, et la profession a renoué avec ses valeurs et son rôle de conseil. Avec un constat et une nouveauté : aujourd'hui, nombreux acheteurs s'engagent sans conditions suspensives de prêts.
Nous sommes revenus à des prix corrects qui commencent à se stabiliser. Aujourd'hui, les acheteurs sont décidés et motivés : ils préfèrent un placement dans la pierre. Nous travaillons surtout pour du secondaire, tous biens confondus. Les acquéreurs (familles ou futurs retraités) viennent de la région. Avec un budget annoncé de 220 000 à 240 000 €, ils recherchent plutôt une petite maison individuelle, souvent des années 70 ; ou pour un budget inférieur, une ancienne ferme à rénover, ou un appartement T2 et T3, quelquefois pour un investissement locatif saisonnier. Au-delà de 300 000 €, il s'agit plutôt d'un 2e achat en résidence principale. Les vendeurs ont encore du mal à revenir à la réalité du marché : l'estimation doit être la plus fine possible, chaque bien a ses propres particularités et n'est pas comparable à un bien voisin ! Notre rôle est de faire comprendre pourquoi.
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