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Dossier spécial Var et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

LA RÉGION DRACÉNOISE UN MARCHÉ A SUIVRE


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Nichée dans les terres du département, la région dracénoise regorge d’atouts et affiche un bon dynamisme.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Proche de la mer, de la montagne, et de la ville, la région dracénoise possède un marché attractif.
Proche de la mer, de la montagne, et de la ville, la région dracénoise possède un marché attractif. . Frank Lantiez / Mairie de Draguignan

Loin de faire office de dortoir dans l'ombre des villes côtières hautement prisées, la région dracénoise tire profit de ce voisinage fructueux et occupe un tout autre terrain en matière d'immobilier. Un cadre de vie alléchant mêlant tranquillité et dynamisme économique, à deux pas de la grande bleue, à deux et demi des gorges du Verdon et à trois des stations de ski : le secteur de Draguignan séduit à plus d'un titre ! Les actifs travaillant dans le golfe de Saint-Tropez recherchent ici des biens plus accessibles financièrement et les retraités sont séduits par le calme et le climat provençal. Mais le marché de l'immobilier de la région dracénoise ne se réduit pas à cela. Très porteuse économiquement, la région est spécialisée dans le tertiaire, jouit d'une desserte autoroutière et TGV via la gare des Arcs-Draguignan et accueille de nombreux régiments d'artillerie ; Draguignan étant la deuxième ville de garnison après Paris. Militaires, étudiants, actifs du tertiaire... Les Dracénois dynamisent l'ensemble des marchés immobiliers. La demande en location attire les investisseurs fonciers vers les programmes neufs. Dans l'ancien, la clientèle d'acquéreurs recherche à la fois appartements et villas, tandis que les terrains à bâtir ne sont pas une denrée rare. Enfin, si les centres-villes attirent particulièrement, la campagne dracénoise séduit de plus en plus. Chacun rêve ici d'un bel espace extérieur pour profiter de la douceur et de l'ensoleillement légendaire de cette région.

Les signes de reprise sont palpables

Les signes de reprise sont palpables depuis le premier trimestre 2010 : nette progression de la fréquentation de nos sites Internet, acquéreurs sérieux, signatures de ventes. Le marché s'est stabilisé, d'autant que nous sommes dans une région économiquement porteuse attirant aussi bien les actifs que les retraités. Cependant, le climat général reste critique... les clients n'ont pas retrouvé totalement confiance, ils expriment une réelle peur du lendemain, un sentiment d'insécurité notable. En 2009, la clientèle étrangère avait déserté le marché, hormis quelques acquéreurs belges.Mais aujourd'hui des acheteurs anglais et des pays du nord de l'Europe commencent à se manifester. Les ventes repartent doucement, le critère fondamental restant le prix : la crise a permis un certain retour à la réalité. Mis à part le neuf, tous les marchés immobiliers de notre secteur ont été touchés, les prix ont baissé de 10 à 20 %. Si l'on veut vendre son bien dans les six mois, il est nécessaire d'écouter les conseils des professionnels et d'éviter de se faire une idée de la valeur de son bien par soi-même. Car entre le prix annoncé et le prix signé, la différence est généralement de l'ordre de 20 %.

Des prix enfin en adéquation avec le marché

Responsable de l’agence Laforêt, Draguignan.
Responsable de l’agence Laforêt, Draguignan. . DR

La crise n'a pas épargné notre secteur : les villas supérieures à 400 000 € et les appartements de plus de 250 000 € sont les types de biens les plus touchés, de même que les produits surévalués. Avant 2009, les prix s'étaient quelque peu envolés mais la crise a rétabli l'adéquation avec le marché. Aujourd'hui, on assiste à une réelle stabilisation mais si des signes avant-coureurs se font sentir, la reprise n'est pas encore réellement là... Investir est, certes, devenu plus facile grâce aux taux pratiqués par les banques, mais les acheteurs sont désormais bien plus attentifs. Le stock de biens à vendre a nettement augmenté depuis le début de l'année, il y a donc plus de choix et les investissements sont mûrement réfléchis. La qualité du cadre de vie prime : les appartements doivent être dotés de balcons, voire de terrasses, et les villas, en priorité situées loin des routes passagères et des lignes à haute tension. Le tout dans des quartiers calmes avec un certain standing. Les vendeurs quant à eux sont plus ouverts à la négociation et à la discussion. Tous attendent de nous davantage de conseils et de suivi, il faut donc être très au fait des évolutions juridiques.

L’encadrement des professionnels : la clé de la réussite

Responsable de l’agence Terre de Rêve, Draguignan.
Responsable de l’agence Terre de Rêve, Draguignan. . DR

Les difficultés ont été importantes en 2009. Les demandes ont énormément diminué puis le décalage entre acheteurs et vendeurs est devenu flagrant, car la majorité des biens était surévaluée. Depuis le début de l'année, le marché est plus régulier... Les acquéreurs visitent davantage et sont de sérieux candidats à l'achat, mais ce décalage persiste. La baisse n'est pas vraiment manifeste sur les prix affichés : c'est au moment de la négociation qu'elle se fait réellement sentir. L'encadrement par des professionnels est la clé d'une transaction réussie, agents immobiliers et notaires se complètent dans leurs compétences et leurs conseils. Sinon, les petits biens, appartements anciens entre 100 000 et 250 000 € et villas modestes autour de 250 000 €, ont été relativement épargnés, tout comme les produits de caractère : les mas en pierre notamment et les maisons de moins de quatre ans. En revanche, les villas plus anciennes, construites il y a une vingtaine d'années, sont très difficiles à vendre : elles sont démodées et obligent à faire des travaux de rénovation qui coûtent cher.

La période d’attentisme est terminée

Responsable de l’agence Draguimmo, Draguignan.
Responsable de l’agence Draguimmo, Draguignan. . DR

La reprise est significative en ce qui concerne les biens dont les prix sont conformes au marché. Les appartements anciens entre 110 000 € pour les F3, et 210 000 € pour les F6, mais aussi les maisons entre 215 000 et 445 000 €, sont des produits qui se vendent bien. En revanche, ceux supérieurs à 400 000 € sont très touchés : la demande se fait plus rare, d'autant que nous avons perdu la clientèle étrangère. Les prix se stabilisent, le marché se rééquilibre, mais il reste fragile. Acheteurs et vendeurs sont plus réactifs. Les premiers sortent de l'attentisme dans lequel ils étaient plongés, ils se décident, souvent motivés par les taux bancaires proposés, comme le prêt à taux zéro pour les primo-accédants par exemple. Les seconds ont pris conscience des difficultés du marché et acceptent plus facilement de discuter. L'hiver dernier, les ventes aboutissaient après de longues et difficiles négociations ; aujourd'hui les choses se font plus rapidement et plus simplement...

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