De renommée internationale, L’Isle-sur-la-Sorgue possède néanmoins un marché composé surtout d’actifs locaux.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
L'Isle-sur-la-Sorgue et ses trois hameaux que sont Saint-Antoine, Petit-Palais et Velorgues jouissent d'une position privilégiée située entre Avignon et le Nord Luberon. Depuis plus de trente ans, la brocante et le commerce des antiquités ont bâti la notoriété internationale de la petite ville provençale dont les foires rivalisent aujourd'hui sans complexe avec les puces de Saint-Ouen et de Londres. Dans la cité de naissance du poète René Char, le marché immobilier vit pourtant toujours pour l'essentiel sur la demande des actifs locaux dans l'ancien et dans le neuf, car la ville n'est pas éligible au dispositif fiscal Scellier.
Le marché se porte actuellement très bien. La reprise qui se faisait ressentir depuis le printemps 2009 s'est véritablement confirmée depuis avril 2010, tandis que la baisse des prix s'est contenue dans les 10 % depuis 2008. Contrairement aux idées reçues, les actifs locaux qui travaillent et ont besoin de se loger représentent l'essentiel des acheteurs. Le marché immobilier concerne à 60 % les ventes de maisons en lotissement de trois chambres avec jardin, présentées à 230 000 € en moyenne. En seconde position, arrive la demande sur les maisons à 400 000 €, soit environ 150 m2 habitables sur 2 000 m2 de terrain. Ici, le marché de l'appartement n'est pas très important, il n'est pas très répandu dans la culture locale. Depuis quelques années pourtant, la commercialisation de petits programmes neufs entre 2 800 et 3 000 € le m2 intéressent les retraités qui cherchent à se rapprocher du centre-ville.
Le marché a vraiment repris depuis le début de l'année. Les acheteurs qui avaient mis leur projet d'achat immobilier en attente en 2009 ont retrouvé un peu de sérénité et profitent de la baisse des taux bancaires. Parallèlement, les vendeurs se sont ralliés aux vrais prix du marché qui ont, dans l'ensemble, baissé de 10 % puis se sont stabilisés à partir du début 2010. Les négociations sont donc moins importantes que l'an dernier et les acquéreurs se décident plus rapidement. Ce sont les ventes de villas individuelles inférieures à 250 000 € qui portent actuellement le marché. Les biens haut de gamme à plus de 600 000 € ont en revanche encore du mal à se vendre. Dans la gamme intermédiaire, les villas individuelles entre 350 000 et 500 000 €, l'offre est insuffisante pour satisfaire la demande. Le marché locatif reste porteur, les loyers n'ont pas baissé, de même que la commercialisation de quelques programmes neufs à 2 650 € le m2 en moyenne.
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