Le trait d'union entre vous et les professionnels de l'immobilier

Dossier spécial Grenoble et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

GRENOBLE UN MARCHÉ LOCATIF NEUF DYNAMIQUE


Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

Le marché locatif du neuf connaît un fort sursaut grâce à des produits cumulant de nombreux atouts économiques.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Le centre de Grenoble reste un emplacement privilégié par les locataires.
Le centre de Grenoble reste un emplacement privilégié par les locataires. . Lazar Mihai-Bogdan

Le marché locatif grenoblois est en pleine mutation avec une offre s'appréciant aujourd'hui qualitativement. Bon nombre de logements neufs, notamment ceux des Zac Boucher-Viallet et De Bonne, répondent aux nouveaux critères de confort en termes de performance énergétique et d'équipements, et arrivent sur le marché de la location à des prix proches de l'ancien, voire même inférieurs. Les locataires s'orientent donc, en priorité, vers ces produits cumulant de nombreux avantages. Une situation qui impacte l'activité des logements anciens, obligeant les bailleurs à engager des travaux de rénovation et de remise à niveau. Dans ce contexte, les prix des appartements remis en location ont enregistré une baisse de l'ordre de 2 % l'année dernière, par rapport à une année 2008 déjà en recul. En réalité, l'écart entre les loyers de marché et ceux payés par les locataires en place est plus important. Ces derniers ont augmenté de 2% en moyenne. Ce phénomène devrait donc inciter les Grenoblois à changer de logement... D'autant que le stock d'appartements disponibles immédiatement à la location a bondi à plus de 3 % du parc, alors qu'il était, pendant de longues années, voisin de 1 %. Une offre plus abondante expliquée par un marché de la transaction vigoureux, soutenu par des taux d'intérêt historiquement bas et des prêts à taux zéro attractifs.

UN MARCHÉ DYNAMIQUE

Responsable de l’agence Delphine Teillaud.
Responsable de l’agence Delphine Teillaud. . DR

Les logements neufs de standing localisés dans le centre ne connaissent pas la crise ! Très recherchés, les appartements de grande superficie situés dans les résidences récentes sont très prisés par les familles. Ces dernières délaissent l'ancien, jugé trop onéreux par rapport à la qualité offerte. D'une manière générale, aussi bien à Grenoble que dans l'agglomération, le marché demeure très dynamique grâce à l'arrivée sur le marché de biens neufs et à un réajustement des loyers, orientés à la baisse depuis plusieurs mois. Même si les prix sont très variables d'un secteur à l'autre, la location s'établit entre 11 et 12 €/m2. On remarque également aujourd'hui que les meublés ont la cote. Des biens prisés par les jeunes actifs qui viennent effectuer à Grenoble une mission de courte durée ou par des personnes à la recherche d'un pied-à-terre la semaine. Enfin, les villas trouvent rapidement des locataires, du fait de leur rareté. Quant aux petites surfaces, elles subissent les ruptures des baux des étudiants de plus en plus en tôt dans l'année. Entre mai et septembre, beaucoup restent vacants.

DES PRIX PLUS ATTRACTIFS DANS LE NEUF

Pdg d’Immosquare.
Pdg d’Immosquare. . DR

Le marché de la location est en pleine mutation, un phénomène qui s'accélère ces derniers mois par la conjugaison d'effets psycho-socio-économiques. La crise actuelle paralyse les locataires qui bougent moins, bloqués par la peur du lendemain et la crainte de ne pas trouver chaussure à leur pied. L'insécurité de l'emploi joue beaucoup sur le turn-over dans l'immobilier. Pourtant, en refusant de changer de logement, ils ne bénéficient pas des revalorisations à la baisse des loyers, devenues aujourd'hui obligatoires pour un bien remis en location. Ceux qui osent, s'installent dans des appartements neufs de meilleure qualité que le précédent pour un loyer moindre. Une situation que nous voyons très bien dans le centre, où les appartements issus de programmes récents comme ceux de la Zac Boucher-Viallet et De Bonne, trouvent rapidement preneurs, contrairement au parc ancien. D'une façon générale, nous assistons aujourd'hui à un destockage du neuf, les prix y sont plus attractifs que dans l'ancien. C'est ce secteur qui porte aujourd'hui le marché.

UNE ABONDANCE DE BIENS

Directrice du service location-gérance de l’agence Pellissier-Ronzino, filiale Lamy.Directrice du service location-gérance de l’agence Pellissier-Ronzino, filiale Lamy.
Directrice du service location-gérance de l’agence Pellissier-Ronzino, filiale Lamy.Directrice du service location-gérance de l’agence Pellissier-Ronzino, filiale Lamy. . DR

Nous avons aujourd'hui une offre de biens en location supérieure à la demande, une conséquence de la crise. La situation économique incertaine impacte en premier lieu les entreprises comme Caterpillar ou Schneider, dont les difficultés ont engendré de nombreuses pertes d'emploi, qui n'embauchent plus et ne font donc plus autant appel à des ingénieurs étrangers pour des missions de courte durée. Privés ainsi de nouveaux venus, les logements habituellement loués restent vacants. À cela, s'ajoute depuis la rentrée 2009, une baisse de l'ordre de 5 000 étudiants sur le campus grenoblois. Cette population est traditionnellement consommatrice de studios et de petites surfaces, des biens que nous avons aujourd'hui du mal à écouler. Nouveau phénomène, la colocation vient encore amplifier la situation. L'abondance de biens rend aujourd'hui les locataires beaucoup plus exigeants qu'auparavant. Ces derniers recherchent en priorité des appartements neufs ou entièrement rénovés. Ils n'acceptent plus la moindre tache sur la moquette, une peinture défraîchie ou l'absence de double vitrage, par exemple. Les propriétaires doivent intégrer cette exigence pour louer leur bien. Une recherche de qualité qui allonge le temps des négociations, les clients prennent leur temps pour inspecter le logement, visitent plusieurs appartements avant de se décider.

UNE CONCURRENCE DU MARCHÉ DE LA TRANSACTION TRÈS VIVE

Pdg de l’agence Boyer Torrollion.
Pdg de l’agence Boyer Torrollion. . DR

Le marché est favorable aux locataires. Outre la baisse continue des loyers depuis bientôt deux ans, les produits neufs, de type lois Scellier ou Robien, arrivent avec un haut niveau d'équipements. À la clé, cuisine intégrée, double vitrage, chauffage économique et écologique... Des biens de qualité très recherchés qui obligent les bailleurs privés à effectuer d'importants travaux de rénovation dans les logements anciens pour rester attractifs et compétitifs. Car l'effet « nouveauté » est l'arbre qui cache la forêt. Les biens anciens non rénovés trouvent des locataires avec difficulté. Sans compter la concurrence du marché de la transaction qui est très vive. Avec des taux toujours aussi bas et des prix au niveau de ceux de 2005, les Grenoblois n'hésitent plus à franchir le pas de l'accession à la propriété. Dans ce contexte, il est difficile d'établir un prix moyen au m2 pour une location. Chaque secteur possède sa propre logique économique. Par exemple, pour un loyer de 650 €, charges comprises, on accède à un 4 pièces plus cuisine sur les grands boulevards, à un 3 pièces plus cuisine cours Berriat ou à un 2 pièces plus cuisine dans l'hyper centre.

Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

autres PAROLES D'EXPERTS

 
 
TOUT SAVOIR SUR
LES CHIFFRES

immobilier neuf, indice, salon national, paris