Les prix se sont bien réajustés à la baisse sur ce secteur qui reste attrayant pour les actifs strasbourgeois.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Le secteur du Kochersberg s'étend de Strasbourg à Saverne, entre l'autoroute A4 au nord et à l'est, et Marlenheim au sud. Secteur bourgeois autour de Truchtersheim et en proximité de Strasbourg, le Kochersberg est plus rural, plus agricole vers Saverne. Les prix de l'immobilier y sont, en conséquence, supérieurs aux moyennes du département du Bas-Rhin. Dans le Kochersberg, le prix de vente moyen des maisons dans l'ancien est de 233 900 €. Un chiffre en forte baisse : -12,7% sur un an. Les appartements anciens sont aussi en baisse, mais légère, à 1 997 €/m2, soit -3% sur un an.
Le Kochersberg est un secteur qui a du potentiel : il y a un bon stock de biens à vendre et des prix qui ont subi un réajustement de -10 à -20%. De toute façon, certains biens étaient surévalués et certains le sont encore... Le marché de ce secteur est assez riche, avec des beaux biens qui se vendent rapidement. Il y a principalement des maisons (2 ventes sur 3) et peu d'appartements (1 vente sur 3). Avec un budget de 250 000 à 300 000 €, un acheteur peut trouver une belle maison de 130 m2 sur 5 à 6 ares de terrain. Mais notre clientèle est aussi composée de primo-accédants, avec un budget en dessous de 200 000 €, et il y a des biens intéressants à ce prix-là. Nous sentons ces derniers temps un mouvement vers la campagne : les prix sur Strasbourg et sa première couronne sont tellement élevés ! Dans le Kochersberg, une maison sera 20 à 30% moins chère, et c'est un secteur bien desservi par les routes et le train pour ceux qui travaillent à Strasbourg.
Autrefois très riche car c'est une région brassicole, le Kochersberg est un secteur en pleine mutation, avec des constructions récentes, des lotissements. Beaucoup de personnes travaillant sur Strasbourg y élisent domicile, notamment autour de Truchtersheim. La crise a eu un impact sur les prix qui ont baissé d'environ 10%, et le prix du terrain a également baissé de 6%. Aujourd'hui, ces prix se sont stabilisés. Cette conjoncture a aussi changé les attitudes. Les relations acheteurs / vendeurs sont plus rugueuses, avec des négociations plus âpres. Les acheteurs cherchent à faire baisser les prix coûte que coûte. Mais globalement le marché s'est dégradé : seuls les petits biens autour de 200 000 € se vendent, les biens plus chers trouvent peu d'acquéreurs pour l'instant. Cette clientèle n'est pas encore revenue sur le marché immobilier. En cela, le rôle des banques sera primordial pour la sortie de crise, car ce sont elles qui octroient les prêts.
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