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Dossier spécial Gard-Hérault
 
PAROLES D'EXPERTS

ENTRE NIMES ET MONTPELLIER TERRITOIRES CONTRASTES


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Les centres urbains nîmois et montpelliérains et la proximité des plages font de ce secteur un lieu aussi varié qu’attrayant.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Le secteur situé entre Nîmes et Montpellier est à cheval entre le Gard et l’Hérault
Le secteur situé entre Nîmes et Montpellier est à cheval entre le Gard et l’Hérault . Florian Villeseche - Fotolia

A cheval entre Gard et Hérault, le secteur situé entre Nîmes et Montpellier recouvre des territoires contrastés. Au nord de la Nationale 113, entre Nîmes et Sommières, s'étirent les paysages vallonnés de pinèdes et de coteaux de La Vaunage proprement dite autour des huit beaux villages que sont Caveirac, Clarensac, Langlade, Saint-Dionizy, Boissières, Calvisson, Congénies et Junas, réputé pour son festival de jazz. Ce secteur préservé est très recherché pour sa qualité de vie et sa proximité à la fois avec les centres urbains nîmois et montpelliérains et les plages du Grau-du-Roi, tous situés à moins d'une demi-heure de route. Il se prolonge vers ce qu'il est coutume d'appeler la grande Vaunage et les villages d'Aubais et d'Aigues-Vives vers le sud et Aujargues et Villevieille vers le nord. Ici, si les maisons de village s'échangent d'ordinaire pour moins de 200 000 € et si l'essentiel du marché concerne la villa individuelle entre 250 000 et 350 000 €, le prix des maisons de maître et des propriétés vigneronnes de caractère peuvent flirter avec le million d'euros. Au sud de la 113, le paysage change avec les débuts de la plaine de la petite Camargue. Autour des petites villes gardoises de Vauvert, d'Aimargues et, sur l'autre rive du Vidourle qui marque la limite avec l'Hérault, de Marsillargues et de Lunel, les prix de l'immobilier sont environ 10 % moins élevés qu'au nord de la 113.

Les prix se sont stabilisés

A Aimargues et ses environs, le nombre de contacts et de ventes sont en progression depuis le début de l'année mais concernent pour l'essentiel des budgets peu élevés compris entre 80 000 et 250 000 €. Entre fin 2008 et 2009, la baisse des prix, qui a atteint les -15 à -20 % selon les biens, a permis de retrouver sur le marché des petites villas de 90 m2 avec trois chambres et 300 m2 de terrain pour moins de 250 000 €. Depuis début 2010, les prix se sont stabilisés. Les acquéreurs qui disposent de moins de 200 000 € peuvent cibler les maisons de village ou les appartements, ces derniers n'étant cependant pas très nombreux dans le secteur. À Aimargues, quelques dizaines d'appartements neufs sont actuellement commercialisés dans le nouveau quartier Garrigues qui devrait compter quelques 400 nouveaux logements à moyen terme. Un 3 pièces avec terrasse et garage y coûte actuellement autour des 150 000 €. En revanche, entre 250 000 et 400 000 €, le prix pour un petit mas ou une villa hors lotissement, les clients se font rares. Il est difficile de prévoir comment évoluera le marché d'ici fin 2010, une remontée des taux d'intérêt risquant d'entraîner une baisse du nombre des acquéreurs.

Retour des budgets à plus de 500 000 €

Certes ce n'est pas encore l'euphorie mais le marché est en train de repartir. La Vaunage reste très recherchée et la baisse des prix s'est contenue dans les -5 %. Les contacts et les acheteurs se font plus nombreux. Il s'agit de primo-accédants mais aussi, et cela est un signe en faveur du déblocage du marché, d'acquéreurs qui sont parvenus à vendre un bien précédent et qui se lancent dans un nouveau projet. Ce sont surtout les budgets inférieurs à 250 000 € qui portent actuellement le marché. Pour moins de 200 000 €, il est possible d'acquérir une maison de village. Les villas d'une centaine de m2 habitables avec jardin s'échangent elles entre 250 000 et 350 000 €. Depuis le mois d'avril, les acquéreurs qui disposent d'un budget supérieur à 500 000 €, et qui représentaient l'essentiel de nos clients avant la crise, font leur retour. Si les belles villas et les maisons vigneronnes peuvent se dénicher pour moins de 500 000 € quand elles sont à restaurer, il faut compter entre 600 000 € et jusqu'au million d'euros pour acquérir un bien de caractère en parfait état entre 200 et 400 m2 habitables avec un beau jardin voire un parc.

Le marché est assez homogène

Co-gérant des quatre agences Rouvière Immobilier
Co-gérant des quatre agences Rouvière Immobilier . DR

Suite à la crise, les prix des ventes ont diminué de 15 % en moyenne jusqu'au début 2010 où ils se sont stabilisés ce qui a permis de faire repartir les transactions. Cependant, beaucoup de propriétaires refusent encore d'appliquer les nouveaux prix du marché quitte à ne pas vendre leurs biens. Seuls les produits présentés à leurs valeurs réelles intéressent actuellement les acheteurs. Des deux côtés de la N113, entre Sommières et Marsillargues, le marché est assez homogène. Lunel, côté Hérault, est cependant légèrement plus cher que Vauvert, côté Gard, étant donné que le marché montpelliérain est plus élevé que le marché nîmois. Dans les centres villageois, les maisons s'échangent en moyenne entre 100 000 et 200 000 € selon leur état. L'essentiel du marché concerne les villas avec jardin présentées entre 180 000 et 300 000 €, soit 80 à 90 m2 habitables en lotissement dans la fourchette basse et 120 m2 habitables avec un terrain plus grand et une piscine dans la fourchette haute.

La vraie reprise tarde à se faire ressentir

En 2008, nous avions vu la crise arriver, nous nous y étions préparés, et l'année 2009 s'est malgré tout déroulée dans de bonnes conditions. En revanche, depuis début 2010, bien que nous parvenons à concrétiser des ventes, nous rencontrons certaines difficultés sur le secteur. Dans l'ensemble, la demande est plus importante dans les villages situés en collines que pour ceux placés au sud de la N113. Certes le marché est en train de repartir, mais la vraie reprise que chacun espérait tarde à se faire ressentir dans les ventes. Les acheteurs disposant de budgets compris entre 200 000 et 300 000 € représentent notre cœur de marché et sont assez faciles à satisfaire. Dans ces prix, les maisons de 90 m2 habitables avec trois chambres et jardin, voire parfois une piscine, sont suffisamment nombreuses à la vente. En revanche, les primo-accédants dont les budgets plafonnent entre 100 000 et 150 000 € ont du mal à se loger dans les villages. Dans le haut de gamme entre 400 000 et 600 000 €, même si nous avons conclu quelques ventes, la demande demeure assez faible voire rare au-delà des 600 000 €.

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