Pôle économique et agro-alimentaire régional, Saint-Lô affiche un marché en bonne forme avec de jolies opportunités.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Deuxième ville de la Manche après Cherbourg, Saint-Lô est préfecture et chef-lieu du département. Un département qui a enregistré une belle augmentation des prix dans l'ancien, entre 2000 et 2008 : les notaires de Basse-Normandie font état d'une évolution de 101,90% pour les maisons, et 112,90% pour les appartements. Située au milieu du bocage saint-lois, Saint-Lô est au cœur des échanges entre le nord du Cotentin et le sud de la Manche, à 1h30 de Rennes, et à 1h de Caen et de Cherbourg. L'agglomération saint-loise fédère 11 villes, soit un peu plus de 30 000 habitants. Les entreprises commerciales, industrielles, technologiques, artisanales et de services implantées sur les Zac de Saint-Lô et son agglomération témoignent du développement économique local. Saint-Lô est également un pôle agro-alimentaire régional, et accueille à ce titre des étudiants, futurs ingénieurs et techniciens de la filière alimentaire. Une ville dynamique et récente ! Il ne subsiste de l'ancien Saint-Lô que les remparts médiévaux et l'église de Notre-Dame. Totalement détruite en 1944 et reconstruite d'après les plans de l'architecte André Hilt, la ville ne cesse de se développer. Les investisseurs ne s'y trompent pas, et le paysage immobilier est suffisamment riche pour permettre à chacun de trouver une maison, un appartement, ou encore d'opter pour la construction neuve.
2010 est en évolution, et 2009 n'a pas été une année aussi terrible que le laissaient présager les premiers mois. Dès mars-avril 2009, il y a eu un retour de l'activité. Et cette année, nous assistons au retour des deuxièmes achats. Les ventes des biens de 150 000 à 180 000 € permettent un achat de 200 000 à 250 000 €. Et par conséquent, les primo-accédants ont une offre plus importante, beaucoup de choix à la campagne et en périphérie mais moins en centre-ville. En règle générale, tous les acheteurs font des choix plus rigoureux, préfèrent des produits aux normes, et en bon état. Les vendeurs comprennent que les biens qui sont au prix du marché se vendent. Ceux qui sont surestimés ne bougent pas. Nous vendons des appartements, du T1 au T3, un premier investissement parfait pour capitaliser. Typique d'un premier achat, une maison de 3-4 chambres part entre 130 000 et 150 000 € quand elle est mitoyenne, et entre 150 000 et 170 000 € pour une indépendante. Avec le retour à la raison, la confiance des vendeurs et des acheteurs est revenue. J'ai le sentiment de renouer avec mon métier !
La fin de l'année 2009 n'a pas été mauvaise, mais le début 2010 a été un peu plus lent à redémarrer. Nous travaillons essentiellement avec des primo-accédants, et uniquement pour de la construction. Nous les accompagnons sur l'ensemble du projet, depuis la recherche du terrain jusqu'à la fin du chantier. En terme de budget, faire construire une maison est une bonne alternative, souvent moins coûteuse que l'achat dans l'ancien, pour un produit sur-mesure, et qui reste dans un budget donné. Nous avons une gamme de produits qui oscille entre 130 000 et 150 000 €. Et quand les trois conditions du pass-foncier sont réunies (être primo-accédant, bénéficiaire d'une aide à l'accession sociale et respecter un plafond de ressources), les futurs propriétaires peuvent rester dans une enveloppe de 120 000 €. Ce dispositif a été mis en place à Saint-Lô, dans trois lotissements, et dans d'autres secteurs, en périphérie. Nous construisons essentiellement des maisons qui ont une configuration typique, pour une famille de 4 personnes, avec un jardin et un garage, sur un terrain qui oscille entre 500 et 700 m2, même à Saint-Lô intra-muros. Nous faisons très peu de résidences secondaires, mais surtout de la résidence principale pour les actifs de la région.
Nous sommes revenus aux valeurs de 2005, les prix n'ont pas connu de hausses excessives, et il n'y a pas eu de grosse chute. Le marché se porte bien, la baisse des prix concurrence la construction neuve et relance l'achat des primo-accédants qui peuvent à nouveau se loger. Leur recherche ? Une maison individuelle, intra-muros ou en périphérie. En ville et en lotissement, une maison de 100 m2 se vend entre 150 000 et 200 000 €, voire moins si travaux. Les acheteurs sont des locaux qui travaillent sur le secteur : l'arrivée de l'autoroute et la nationale qui va jusqu'à Cherbourg dynamisent le marché. Les investisseurs qui viennent de Saint-Lô et du Calvados sont intéressés par la rentabilité locative des appartements dans les immeubles en reconstruction qui sont quelquefois vendus entiers dans le cadre d'une succession. Le marché locatif est actif, et les étudiants de plus en plus nombreux, entre l'école de commerce et le développement de l'IUT. Saint-Lô va bien, sur le plan économique, les équipements et les infrastructures se développent. La ville embellit et a pris un coup de jeune en quinze ans.
Nous travaillons essentiellement en périphérie, dans un rayon de 10 km autour de Saint-Lô, pour des maisons individuelles en premier et deuxième achat. Depuis mars, les budgets entre 200 000 et 250 000 €, que nous avions un peu perdu, reviennent et le marché des achats-reventes repart. Le dernier trimestre 2008 a été la période la plus difficile, et la moitié de 2009 a été faite avec des budgets inférieurs à 130 000-140 000 € : ce sont les primo-accédants qui ont relancé le marché. Les investisseurs recherchent de petites maisons simples et confortables, 2 ou 3 chambres et un peu de terrain. Ce sont typiquement des biens très demandés en location par des locaux qui veulent quitter un appartement, ou les nouveaux arrivants, mutés professionnellement. Le budget moyen d'un investisseur se situe entre 80 000 et 130 000 €, avec quelques travaux de rafraîchissement. Cela correspond aussi au budget des primo-accédants qui vivent et travaillent dans la région. Les vendeurs sont devenus raisonnables, et les acheteurs sont toujours tentés de négocier, mais un peu moins : eux aussi ont pris conscience de la baisse. Aujourd'hui, les prix sont revenus aux valeurs de 2005. »
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