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Dossier spécial Meurthe et Moselle
 
PAROLES D'EXPERTS

PAYS DU SAINTOIS UN SECTEUR CONVOITE


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Une baisse des prix importante sur les maisons anciennes et un engouement pour la région permettent au marché de se maintenir.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

À Neuves-Maisons, au nord du Saintois, une maison ouvrière de 70 m2 se vend autour de 140 000 €.
À Neuves-Maisons, au nord du Saintois, une maison ouvrière de 70 m2 se vend autour de 140 000 €. . Maison du tourisme en pays terres de Lorraine

Le pays du Saintois se situe au sud de Nancy et du département de la Meurthe-et-Moselle. Il comprend les cantons d'Haroué et Vézelise au sud et les alentours de Neuves-Maisons au nord. Le marché de cette région bénéficie d'un bassin d'emploi qui comprend le CHU de Brabois, la base aérienne d'Ochey ou la fonderie Sam à Neuves-Maisons. Très rural et composé de bourgs et de villages, le secteur compte peu d'appartements sur le marché. Les maisons y affichent des prix en baisse : 124 290 € pour une superficie moyenne de 115 m2 avec un terrain moyen de 1 050 m2.

IL Y A PLUS D’OFFRES QUE DE DEMANDES

De manière générale, le marché n'est pas bon car il y a plus d'offres que de demandes. Il y a des clients de qualité, mais ils sont bien moins nombreux. Aujourd'hui, les trois quarts des acheteurs viennent nous voir avec un budget oscillant entre 80 000 € et 130 000 €, ce qui correspond à de petites maisons mitoyennes de 90 m2 avec 2 à 3 ares de terrain (budget de 80 000 €) jusqu'à des petits pavillons indépendants ou des maisons de village de 120 m2 avec jardin et garage (budget de 130 000 €). La conjoncture économique a mis beaucoup d'acheteurs dans l'attente car il y a de l'incertitude sur le travail et sur l'avenir en général. Pourtant, le secteur du Saintois a un bon niveau d'emploi et le marché immobilier reste à des prix corrects, après la chute des derniers mois, de 15 à 20 % suivant les biens. Mais cette baisse des prix n'a pas encore fait augmenter le nombre des transactions. Il faudrait que les prix restent stables pour espérer un redémarrage des transactions.

UNE CLIENTÈLE QUI SE RENOUVELLE

La crise a séparé le marché immobilier du Saintois en deux. Les campagnes, au sud, les plus éloignées de Nancy, ont été durement touchées. Les propriétaires ont eu du mal à baisser les prix des biens et les transactions ne se sont pas faites car les prix n'étaient plus en adéquation avec le marché. À l'inverse, au nord, autour de Neuves-Maisons, les prix, qui avaient atteint des plafonds, ont dû redescendre, de 15 jusqu'à 40 % parfois pour certains biens ruraux. Du coup, les ventes se réalisent et le marché ne se porte pas trop mal. La classique maison de cité ouvrière, d'une superficie de 70 m2, se négocie autour de 140 000 € alors qu'avant, elle était à 180 000 €. Le nord du Saintois a une clientèle qui vient du centre hospitalier de Brabois ou de la base aérienne d'Ochey. Par le jeu des mutations, il y a toujours un turn-over et une clientèle qui se renouvelle. Dans le sud, plus rural, c'est plus difficile, mais le Saintois est un secteur qui plaît de plus en plus.

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