Les quelques rues du quartier Saint-Vincent, près du centre et de la mer, sont restées toujours très recherchées.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Première ville de Normandie, le Havre est une cité de contrastes, et son centre recèle encore quelques quartiers anciens et préservés qui ont miraculeusement échappé aux bombardements de la dernière guerre. Autour de l'église Saint-Vincent-de-Paul, les petites rues ont une allure de « village dans la ville », ce qui confère au secteur un charme très particulier. Ce tout petit secteur, très demandé est un triangle qui va du square Saint-Roch et de la rue Frédéric Bellanger au bord de mer, jusqu'à la rue d'Étretat. Le paysage immobilier du quartier Saint-Vincent est particulièrement contrasté : belles maisons bourgeoises ou petits immeubles du XIXe siècle, maisonnettes de ville ou de pêcheurs... Les passages et les arrière-cours abritent encore quelques jolis jardins et lieux charmants.
Le volume des transactions a toujours été quasiment constant, et le secteur a peu souffert de la crise. C'est un petit quartier ou la demande est supérieure à l'offre. Les futurs acquéreurs qui choisissent Saint-Vincent n'en démordent pas : ils ont un vrai coup de cœur pour ces rues également très demandées par les néo-Havrais qui savent qu'ils réaliseront ici une bonne opération immobilière en cas de mutation et de revente. L'offre est variée, et la fourchette de prix très étendue : un 2 ou 3-pièces avec travaux peut partir aux environs de 110 000 €, et une très belle maison bourgeoise du XIXe siècle peut atteindre 500 000 € et plus. Une grande variété de biens pour autant de profils d'acheteurs différents ! Nous voyons des primo-accédants, des investisseurs qui veulent créer du patrimoine et des acquéreurs qui viennent ici pour un deuxième ou troisième achat. Un quartier havrais vraiment atypique.
Les biens de qualité n'ont pas été très touchés par la crise. Le marché va mieux, mais il est encore difficile de mettre les acheteurs et les vendeurs en corrélation : les premiers ont compris que les prix ne baisseraient pas dans des proportions importantes, et les seconds ont du mal à revenir à la réalité du marché. L'impact économique de l'arrivée du TGV n'est pas pour tout de suite ! Nous avons souvent des primo-accédants qui recherchent un appartement ou une petite maison à rénover. Nous essayons de faire comprendre aux vendeurs qu'il faut tenir compte des coûts de rénovation pour estimer leur bien, en particulier pour un appartement qui n'a pas été entretenu. Une maison de ville avec une petite cour et 4 chambres peut se vendre à moins de 200 000 €, mais les reventes avant achat sont encore rares, nous sommes toujours en période d'attentisme et de prudence.
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