En Haute-Normandie, la stabilisation des prix permet aux primo-accédants et aux actifs locaux de réaliser leur achat.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Deuxième département de la région Haute-Normandie, l'Eure est d'abord un secteur rural et agricole, avec près de 260 000 hectares de plaines cultivées et 120 000 hectares de forêts. L'est du département est limitrophe de la Seine-Maritime, de l'Oise et des Yvelines, avec un maillage dense d'agglomérations et de petites communes agréables à vivre. La vallée de l'Andelle, de Lyons-la-Forêt à Pont-Saint-Pierre ou le secteur de Criquebeuf, de Pont de l'Arche et de Louviers sont essentiellement occupés par des résidents actifs, qui travaillent dans la région ou dans l'agglomération rouennaise, toute proche. Si l'axe de l'A13 reste un atout, l'essentiel du marché immobilier est d'abord primaire, avec, malgré tout, une exception : le plateau d'Elbeuf et le bord de Seine.
Nous sommes revenus aux valeurs de 2002. L'Eure a été touchée par la crise avant Rouen, avec le retrait de la clientèle parisienne, de juillet 2007 au deuxième semestre 2008. Le secondaire n'est plus une priorité, sauf pour quelques biens vraiment exceptionnels. Aujourd'hui, nous avons une clientèle locale d'actifs et de primo-accédants qui travaillent à Rouen ou à Cergy. Les acheteurs sont devenus très « pro » : ils ont le choix, recherchent le juste prix avec des atouts valorisants : commodités, environnements et accès faciles par l'ancienne N14, typiquement une maison de 3 chambres et 600 m2 de terrain, à 140 000 €, dans la vallée de l'Andelle. Il y a encore deux types de vendeurs : celui en phase avec le marché et qui vend bien, et l'autre, qui espère une reprise... et qui ne vend pas. Notre rôle est d'assurer un cadre à la fois commercial et juridique, et surtout, restaurer la confiance.
Aujourd'hui, les prix sont stabilisés, mais se négocient encore ! Nous avons souffert de la crise, depuis 2008 : nous sommes proches du Val-de-Reuil et de Louviers, et les difficultés économiques de la ZI d'Incarville ont eu un impact sur le marché. En 2009, les vendeurs préféraient suspendre leur vente et louer leur bien. Aujourd'hui, et à l'inverse de 2005, ce sont les acheteurs qui ont la main et négocient : c'est une autre façon de travailler ! La reprise est amorcée depuis février, et le printemps est propice aux transactions, essentiellement des primo-acquisitions. Il y a encore peu d'acheteurs pour la tranche des 190 000/250 000 €, soit une maison ancienne ou un pavillon de 3 chambres avec jardin et garage. Ce sont des résidences principales essentiellement, sauf vers Poses, en bord de Seine, où les parisiens investissent entre 300 000 et 500 000 € pour du secondaire.
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