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Dossier spécial Gard-Hérault
 
PAROLES D'EXPERTS

BASSIN DE THAU VERS UNE FORME OLYMPIQUE


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Culturel et renommé, le littoral de la région de Sète attire autant les acquéreurs de résidence principale que secondaire.

TROIS EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Baptisée la Venise du Languedoc, la région du bassin de Thau dispose de réels atouts.
Baptisée la Venise du Languedoc, la région du bassin de Thau dispose de réels atouts. . Guy Beyrouti - Fotolia

Séparé de la Méditerranée par une bande littorale de sable s'arrimant à la colline de Sète (le Mont Saint-Clair), le bassin de Thau est le plus grand étang du Languedoc-Roussillon. Réputé pour ses élevages d'huîtres, comme Bouzigues, le secteur dispose de nombreux atouts touristiques parmi lesquels la fameuse plage du Lido qui se déploie sur 18 km entre Marseillan et Sète. Avec ses 43 000 habitants, celle qui est surnommée la Venise du Languedoc possède une identité culturelle forte avec ses traditions, sa cuisine et son jargon. Sa réputation a fait le tour du monde grâce à des musiciens comme Georges Brassens ou Manitas de Plata, des peintres, des écrivains et des metteurs en scène comme les frères Di Rosa, Paul Valéry et Jean Vilar. Secteur balnéaire du bord de mer, Sète et les petites villes des environs vivent également beaucoup à l'année. Le marché immobilier de la résidence principale y côtoie donc celui de la résidence secondaire. Les prix qui évoluent en moyenne entre 1 800 et 2 400 € le m2 à proximité du centre ancien de Sète et en retrait du bord de mer, montent à 2 800 et 3 200 € le m2 pour les petits appartements situés dans les marinas des Quilles sur la bande littorale, voire jusqu'à 3 400 € le m2 sur la Corniche. La règle étant que plus on se rapproche de la Méditerranée et du bassin de Thau, plus les prix montent. Depuis quelques temps, la ville de Sète offre un visage résolument contemporain avec la commercialisation du domaine de Villeroy, un nouveau quartier entouré par la Méditerranée où les ventes battent des records de prix encore jamais enregistrés en ville.

LE MARCHÉ EST REVENU À SES VALEURS DE 2005

Gérant de l’agence Guy Hoquet Frontignan.
Gérant de l’agence Guy Hoquet Frontignan. . DR

Depuis mi-2009, les ventes sont reparties pour l'ensemble des biens. Le marché reste néanmoins encore irrégulier du fait d'un décalage persistant entre les prix proposés par les vendeurs et ceux qui sont demandés par les acheteurs. Nombreux sont les propriétaires qui se réfèrent encore aux prix de 2007 alors que le marché est dans l'ensemble revenu à ses valeurs de 2005. Les acquéreurs n'hésitent pas faire beaucoup de visites avant de se décider et les biens surévalués ne se vendent pas. Les négociations sont de l'ordre de 2 % quand le bien est proposé au prix du marché mais peuvent aller jusqu'à 10 % voire à 15 % du prix de présentation quand ils sont surestimés. À Frontignan, Mireval, Vic-La-Gardiole ou encore Balaruc, où en général l'immobilier est un peu plus cher, le marché concerne à la fois les résidences principales et secondaires. Ces dernières se concentrent toutefois sur le littoral et au pourtour de l'étang de Thau. En résidence principale, le cœur du marché des appartements et des villas évolue dans des budgets compris entre 150 000 et 250 000 €. Un appartement ancien de 60 à 70 m2 se vend en moyenne entre 120 000 et 160 000 €. Les maisons de 90 m2 habitables sur 300 m2 de terrain sont très demandées entre 200 000 et 250 000 €, mais l'offre s'établit plutôt entre 230 000 et 280 000 €. Au-delà des 300 000 €, soit les villas de 120 à 130 m2 habitables sur 500 à 600 m2 de terrain, les ventes restent difficiles. Actuellement, le nombre de mises en vente diminue et 2010 devrait encore être marquée par une certaine irrégularité du marché.

LES PRIX NE DEVRAIENT PAS AUGMENTER

Directeur de l’agence Guy Hoquet de Sète.
Directeur de l’agence Guy Hoquet de Sète. . DR

Le marché est sensiblement reparti depuis novembre 2009. Sont surtout concernés les appartements anciens de deux et trois pièces proposés à un prix maximum de 150 000 €. Mais la demande est également importante sur les logements dans le neuf notamment dans le nouveau quartier de Villeroy et ce malgré des prix élevés. Si les logements neufs s'y commercialisent à 4 000 € le m2 en moyenne, en première ligne sur le front de mer, les trois et quatre pièces de 80 à 100 m2 se vendent jusqu'à 7 000 € le m2. Les maisons neuves y sont déjà proposées à la revente aux alentours de 500 000 € pour une surface habitable de 100 à 120 m2 et sur 400 à 500 m2 de terrain. Pour un prix sensiblement équivalent, il est possible de trouver une villa d'une centaine de mètres carrés sur 1000 m2 de terrain avec piscine et une vue sur mer dans le quartier résidentiel du Mont Saint-Clair. Dans le centre-ville qui capte l'essentiel de la demande, l'ancien cote 2 000 € le m2 en moyenne, plutôt entre 1 800 et 2 000 € en zone piétonne et entre 2 200 et 2 400 € dans les immeubles haussmanniens et ceux récents du quartier du Théâtre. Les prix de vente ont reculé de 7 à 15 % durant l'année 2009. Les petites surfaces ont davantage baissé que les grands appartements. Depuis le début 2010, les prix se sont stabilisés. L'attitude des acquéreurs s'est modifiée, ils sont plus attentifs et consacrent plus de temps aux visites. Nombreux sont ceux qui étudient leur capacité d'achat avec leur banque avant de se lancer dans un projet immobilier. En 2010, le marché immobilier de la région devrait rester stable. Le seul souci tient à ce que le nombre de biens mis en vente s'est réduit de moitié. Les prix ne devraient pas augmenter pour autant car les acquéreurs ne sont plus prêts à acheter un bien surestimé.

LES TRANSACTIONS SONT REPARTIES

Gérant des 2 agences AS Immobilier de Paulhan et de Villeveyrac.
Gérant des 2 agences AS Immobilier de Paulhan et de Villeveyrac. . DR

À Villeveyrac et dans les villages alentours, le marché tient pour l'essentiel dans les ventes de maisons. Dans le secteur, les primo-accédants recherchent des maisons de village entre 100 000 et 200 000 €. C'est surtout l'état qui fait la différence de prix. Les valeurs ont tendance a être plus élevées dans les villages près des accès autoroutiers comme Pousson, et de l'étang de Thau, comme Bouzigues, Mèze et Balaruc. Si une maison de 80 à 120 m2 à rénover se vend entre 100 000 et 140 000 €, la valeur d'un bien identique en parfait état monte entre 140 000 et 200 000 €. Les acquéreurs qui ont préalablement revendu un bien et qui se lancent dans un nouveau projet disposent généralement d'un budget de 200 000 à 400 000 €. À partir de 200 000 €, ils peuvent s'offrir une maison jumelée de 100 m2 avec un petit jardin, et au-dessus de 300 000 € une villa indépendante sur 1 000 m2 de terrain. Depuis l'automne 2009, les transactions sont reparties. La demande est importante sur les petits biens proposés entre 140 000 et 160 000 € et sur les villas à 350 000/400 000 €. Dans l'ensemble, les prix ont diminué de 10 à 20 %. La baisse a été plus importante sur les petits produits que sur les budgets élevés. Les délais de vente se sont allongés passant de trois à six mois. Les propriétaires qui nous suivent dans nos estimations parviennent à vendre assez rapidement.

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