Malgré une certaine prudence, les perspectives de développement du sud de la ville devraient amorcer la reprise.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Les temps changent… longtemps considéré comme un secteur plus industriel et populaire que la rive droite, le sud de la Seine n’est plus le parent pauvre de l’urbanisation rouennaise. Le Grand Projet de Ville de Rouen rééquilibre la donne, les nouvelles réalisations changent spectaculairement la physionomie de la rive gauche, aujourd’hui axe prioritaire du développement rouennais. L’Insa, la plus grande école d’ingénieurs de Normandie, a ouvert ses portes à Saint-Étienne du Rouvray, à l’automne 2009. La médiathèque et la nouvelle cité judiciaire seront inaugurées cette année. La perspective de la nouvelle gare, à l’horizon 2020, renforce l’attractivité d’un secteur qui offre de belles possibilités.
La demande – essentiellement des maisons - est de plus en plus importante. Rouen rive gauche est bien desservi par les transports en commun, et sans problème de stationnement. Développement du technopôle du Madrillet, cité judiciaire, nouvelle gare… et aussi futur axe nord-sud, de Barentin à Elbœuf : les perspectives sont intéressantes. Aujourd’hui, la demande est recentrée entre 150 000 et 200 000 €. Les primo-accédants sont majoritaires. En-deçà de cette fourchette, on trouve des petites maisons de ville ou des appartements : le plus fort du marché. Les locations pour étudiants intéressent les investisseurs. Dans la tranche 150 000-230 000 €, on a des maisons individuelles de 3 chambres et jardin, vers Saint-Étienne du Rouvray, Sotteville ou le Petit Quevilly. Au-delà de 250 000 €, on trouve des maisons de 150 m2, avec 4 chambres et 500 m2 de jardin. Et nous voyons arriver de plus en plus de Franciliens.
Il y a eu une petite reprise durant le dernier trimestre 2009, avec un ralentissement en février mars, et peu de visites. Traditionnellement, les prix sont plus abordables rive gauche… et les budgets plus modestes. Nous voyons essentiellement des primo-accédants, surtout intéressés par une petite maison de ville mitoyenne, entre 120 000 et 130 000 €, ou par un appartement T3, pour un investissement locatif et une bonne rentabilité. Le marché des appartements semble plus difficile : les charges sont très étudiées, et peuvent être un frein à la vente. Au Grand Quevilly, les T3 sont passés de 150 000 à 130 000-135 000 €. Les clients sont souvent exigeants, et les vendeurs ne sont pas toujours pressés. Ils attendent, observent et espèrent que le marché reparte à la hausse. 2010 sera sans doute une année encore difficile, avec un petit volume de transactions.
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