Aux portes du Havre, le marché montivillion est particulièrement favorable aux familles de jeunes primo-accédants.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Montivilliers a su garder des allures de gros bourg paisible où il fait bon vivre : l’église et l’abbaye du Ve siècle témoignent de sa richesse historique et patrimoniale. Proche des chantiers de l’entrée du Havre et du centre-ville, cette petite ville de 16 000 habitants, la plus importante de la périphérie havraise, jouit de la proximité des grands axes routiers tout en étant bien desservie par les transports en commun. Une qualité de vie qui séduit : maisons de ville anciennes avec jardins ou pavillons composent l’essentiel du paysage immobilier. Le marché a subi la même évolution qu’au Havre, et aujourd’hui, les valeurs observées restent largement supérieures à celles de 2002.
Il y a bien un frémissement du marché depuis septembre 2009, avec un « trou d’air » en décembre et janvier, traditionnellement calmes aux environs du Havre. Ce marché périphérique fonctionne bien entre mars et août : mutations professionnelles, scolarisation à la rentrée suivante, attrait des jardins… le moral revient au beau fixe avec la perspective d’un projet de vie plus qualitatif. Nous avons deux types d’acquéreurs : les jeunes primo-accédants, avec un budget de 140 000 à 190 000 €, pour une maison de ville - petits volumes ou nécessitant travaux - ou un pavillon entre 85 et 100 m2. Et en deuxième acquisition, des Havrais qui recherchent de l’espace, de 100 à 180 m2, avec un budget de 180 000 à 450 000 € ou plus. Ils ont, soit réalisé une vente, soit sont en cours de réalisation, mais sont peu nombreux à utiliser les prêts-relais. Notre rôle de professionnel est aussi un conseil de prudence : vendre dans les prix du marché pour avoir des visites productives et des délais de réalisation raisonnables.
La globalité du marché montivillion a enregistré une baisse de 8 à 10 % ces deux dernières années. rnUn pavillon mitoyen, avec 3 chambres, jardin et garage dans le quartier des Lombards, ou une maison de ville qui se vendait 210 000 € il y a deux ans, part aujourd’hui à 190 000 €, selon son état. La baisse a été moins virulente pour les biens inférieurs à 150 000 €, qui intéressent les primo-accédants. Aujourd’hui, la demande est concentrée sur une fourchette de prix de 150 000 à 190 000 €. Les acquéreurs sont souvent des jeunes couples originaires du Havre, et travaillant tous les deux. La qualité de vie et des équipements séduit une clientèle qui, à budget égal, préfère se rapprocher du centre, au détriment de la proche campagne : le réajustement des prix permet de revenir à Montivilliers. Dans certains quartiers, la population rajeunit : un facteur positif qui influence le dynamisme et le développement de l’économie locale.
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