Incontestablement tournée vers le marché du secondaire, la célèbre station balnéaire voit son marché se maintenir.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Star incontestée du littoral atlantique, La Baule s’enorgueillit d’être une des plus belles plages d’Europe, à moins de 3h de T.G.V. de Paris. Sa vocation balnéaire remonte à la fin du XIXe siècle, quand Jules Joseph Hennecart confie à l’architecte nantais Georges Lafont la construction de la chapelle Sainte-Anne et de plus de 250 villas. D’autres suivront. À la Belle Époque, François André, fondateur du groupe Lucien Barrière, développe l’hôtellerie de luxe. À partir des années soixante, les immeubles remplaceront progressivement les villas du front de mer. Plus de 60 % du patrimoine immobilier est dédié au secondaire et appartient aux Parisiens, Nantais, Rennais, Angevins ou même Champenois qui vivent ici quelques semaines par an.
Il y a eu une baisse significative du nombre des transactions entre fin 2007 et juillet 2009, mais nous enregistrons un regain d’intérêt des acheteurs depuis août dernier. Les prix ont été réajustés : la baisse de 10 à 15 % permet de voir revenir des acheteurs très attachés à la région. Nous avons 65 à 70 % de demandes pour le secondaire, essentiellement en appartement : du studio, T2/T3 proche de la plage ou du bel appartement face mer. La fourchette est large, de 110 000 à 800 000 €, mais l’intérêt est moindre pour les maisons entre 450 000 et 650 000 €. Les acquéreurs sont avisés, et les vendeurs qui ont « compris le message » réalisent leurs ventes qui restent toujours de belles opérations, surtout en rachetant ensuite. Par ailleurs, il n’y a pas eu un gonflement significatif du volume des biens à vendre.
La crise financière a impacté le marché immobilier baulois fin 2008. Le volume des transactions a baissé, et les prix ont commencé à diminuer début 2009 pour se stabiliser à la fin de l’année, après avoir doublé en dix ans ! Une baisse inéluctable pour retrouver un semblant de marché. La Baule est un secteur très recherché, et les valeurs restent élevées. Le second semestre s’est correctement passé et les acquéreurs sont revenus, pour des petites surfaces, de 100 000 à 150 000 €. Depuis fin 2009, nous enregistrons des demandes pour tous types de biens, de 100 000 à 800 000 € et parfois plus pour de beaux appartements avec vue sur mer. Les acquéreurs sont là, mais les vendeurs restent attentistes. Nous avons un rôle de médiateur : il faut que la confiance revienne, les signes sont encourageants.
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