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Dossier spécial Toulouse et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

TOULOUSE L’HYPERCENTRE VOIT LA VIE EN ROSE


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Malgré la crise, la hiérarchie des quartiers intra-muros est respectée et l’hypercentre épargné par la baisse des prix.

DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

L’hypercentre de Toulouse reste un quartier très prisé qui attire une clientèle exigeante et restreinte.
L’hypercentre de Toulouse reste un quartier très prisé qui attire une clientèle exigeante et restreinte. . Thibault Brun/Fotolia

Situé entre la Garonne et les boulevards, l'hypercentre toulousain attire des citadins argentés amoureux des immeubles et hôtels en briques roses. La crise a affecté l'ensemble du marché de l'immobilier confronté à une baisse des prix comprise entre 5 et 8 % selon la Fnaim. Cependant, l'hypercentre a bien résisté. Avec un choix assez restreint et une clientèle exigeante, l'immobilier de ce secteur très prisé est resté stationnaire (2 % pour St-Sernin, stabilité aux Carmes et au Capitole, 1 % pour Ozenne) d'après la chambre des notaires. Ce sont les petites surfaces qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu, celles à moins de 150 000 €, qui représentent des achats de sécurité fort éloignés des comportements spéculatifs d'il y a quelques années.

LA REPRISE EST BIEN INSTALLÉE

Responsable de l’agence RBI (immozen.com), Toulouse.
Responsable de l’agence RBI (immozen.com), Toulouse. . DR

Le marché de l'immobilier haut de gamme a repris depuis le mois de mars 2009 en ce qui concerne les produits du centre-ville. Ce redémarrage a été marqué par un grand volume de ventes réalisé en très peu de temps et portant sur des biens entre 600 000 et 1 200 000 €. Aujourd'hui, la reprise est bien installée et la confiance est revenue. Le gros de la demande porte sur des produits classiques facilement revendables comme ce T4 standard de 100 m2 pour lequel les prix s'échelonnent entre 2 500 et 3 300 €/m2. Les prix sont plus élevés dès que le bien est en parfait état et possède des éléments de caractères anciens, comme ce très beau T3 de 100 m2 situé au Capitole dans un immeuble du XVIIIe, parti en un mois à 360 000 € après une petite négociation (moins de 10 %). Les surenchères et les ventes au prix du mandat réapparaissent comme pour ce T2 en hypercentre avec parking et ascenseur parti à plus de 3 300 €/m2 sans négociation et en quelques jours.

RÉFLÉCHIR AU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE TOULOUSAIN

En hypercentre, le neuf est rare et cher même si la clientèle existe. Avec un centre-ville historique ancien et très compact, il y a peu d'opportunités de foncier et lorsqu'elles existent, les contraintes au niveau des Bâtiments de France augmentent les coûts de façon importante. Aussi le très beau neuf se négocie autour de 5 000 €/m2, comme ce 3-pièces au 4e étage de 72 m2 qui s'est vendu à 368 000 €. Il y a un an, nous avons créé le Club de l'Immobilier toulousain avec une vingtaine de professionnels représentant les métiers de l'immobilier. Le but est de réfléchir au développement du territoire en s'appuyant sur l'expérience des grandes villes françaises. L'atelier consacré à l'attractivité toulousaine a rendu ses conclusions et préconise de mettre l'Agence pilotée par la région au service de Toulouse afin d'y attirer de nouvelles entreprises.

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