Les immeubles bourgeois limitrophes n’ont pas souffert de la conjoncture : la demande est toujours supérieure à l’offre.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Véritable poumon vert rouennais, le square Verdrel, de plus de 8 000 m2 a été aménagé au milieu du XIXe siècle, à l'angle de la rue de l'hôtel de ville, actuelle rue Jean-Lecanuet, et de la rue de l'Impératrice, aujourd'hui rue Jeanne-d'Arc. Après la destruction du quartier des tanneurs, plan d'urbanisme antérieur à l'ère haussmannienne, le square a joui de l'aménagement complémentaire de cette partie du centre-ville en terme d'embellissement et de reconstruction. Ce parc bordé à l'est par le musée des Beaux-Arts construit en 1880 et par des alignements d'immeubles bourgeois et hôtels particuliers. Le square Verdrel et ses rues adjacentes séduisent pour leurs beaux et grands appartements, occupés par des familles et des professions libérales, très attachées au rayonnement ce quartier.
Les appartements bourgeois, clairs et spacieux, avec vue sur le square sont très recherchés par les professions libérales, à la fois pour des locaux professionnels et privés, idéalement dans le même immeuble. Plus rare sont ceux avec un emplacement de parking et un ascenseur. Les appartements vont de 70 m2 pour un 3-pièces, à 200 m2, avec entrée de service et réception. On peut encore trouver un 100 m2 à restaurer entièrement, à partir de 230 000 €. Un marché qui ne concerne pas les primo-accédants. Un client sur cinq est parisien ou vient pour un deuxième achat, après la revente d'une belle propriété pour se rapprocher du centre-ville. Ce qui se vendait sur une base 100 en 2000 se vend aujourd'hui 180, contre 200 en 2006. Et la demande reste supérieure à l'offre. Les immeubles à colombages des rues mitoyennes ont moins de succès et restent plus longtemps sur le marché.
Dans ce même quartier, on peut trouver des petits hôtels particuliers à 3 000 €/m2, discrètement implantés dans une ruelle ou en fond de cour, et des immeubles d'après-guerre, à 2 000 €/m2. Les produits exceptionnels et de caractère ne sont pas touchés par la crise, et ne bougeront pas. Seuls les biens plus courants ont baissé, entre 10 et 20 %. Entre la baisse des prix, les taux attractifs et les lois de défiscalisation, nous sentons les effets dela reprise depuis 2009. L'ancienne maison des Sœurs de la compassion a été rénovée et transformée en 22 appartements : la moitié des acquéreurs a profité de la loi Scellier. Et l'ensemble a été vendu en un mois, malgré l'absence de parking. La solution, c'est de faire du neuf avec du vieux, en rénovant des sites de caractère qui seront éligibles aux lois de défiscalisation.
- autres PAROLES D'EXPERTS
Toutes les 3 semaines, retrouvez les nouvelles informations de votre région sur Logic-immo.com grâce à nos experts du marché immobilier.