La baisse des prix a permis au marché niçois de se relancer et aux jeunes acquéreurs de prendre l’avantage.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Le vent de la reprise souffle sur la baie des Anges. L'importante chute du nombre des transactions qui est intervenue à partir de l'automne 2008 ne s'est pas traduite par un effondrement des valeurs immobilières. La baisse des prix qui a atteint 10 % en moyenne ces deux dernières années a cependant contribué à relancer le marché. C'est sur la vente de petits biens proposés dans une fourchette comprise entre 90 000 €, le prix d'un studio dans le centre, et 220 000 €, la valeur moyenne d'un 3-pièces à Nice nord, que s'est appuyée la reprise du marché immobilier. Après la baisse des taux d'intérêt, un jeune couple d'actifs disposant chacun d'un revenu de 1 500 € par mois peut à nouveau envisager de s'endetter sur vingt ou vingt-cinq ans en remboursant le prix d'un loyer. Ces derniers mois, les primo-accédants ont d'ailleurs fait leur retour en force sur le marché. À Nice, le marché fonctionne à presque 70 % avec les acquéreurs locaux. 17 % des acheteurs sont d'origine étrangère, les Français en provenance d'autres départements arrivant en troisième position. Actuellement, les prix se sont pour l'essentiel stabilisés. Le marché de l'achat-revente (les grands appartements et les maisons entre 350 000 et 650 000 €) n'a cependant pas encore tout à fait repris sa vitesse de croisière, et les biens entre 700 000 et un million d'euros ont eux toujours du mal à trouver acquéreurs.
Actuellement, les prix se sont stabilisés en dessous de leur valeur de 2008 et les taux bancaires ont baissé. Les primo-accédants qui ne pouvaient plus réaliser leur projet immobilier il y a dix-huit mois peuvent donc à nouveau acheter. Dans les quartiers résidentiels du nord-ouest, Fabron, La Lanterne ou la Corniche fleurie, le prix moyen au m2 est redescendu entre 3 700 et 4 000 €. Les 3-pièces sont redevenus abordables entre 200 000 et 250 000 €. Dans les secteurs placés en contrebas des collines, aux alentours de Saint-Augustin, le prix du m2 démarre à 3 000 € et il est possible de trouver des 3-pièces pour moins de 200 000 €. Les villas restent en revanche chères. Sur les collines, il faut compter 900 000 € pour 150 à 200 m2 habitables sur 1 500 m2 de terrain. Ceux qui disposent d'un budget de 650 000 € doivent s'excentrer vers Saint-Antoine de Ginestière ou Saint-Roman de Bellet. Les prix des programmes neufs restent très élevés, entre 5 000 et 5 500 € le m2 en moyenne, et donc plus difficiles à vendre.
Nos activités de courtier en crédit au plan national et à la transaction immobilière dans les Alpes-Maritimes nous donnent une vision globale du marché. Dans le département où nous finançons 9 % des acquisitions, la légère baisse des prix des logements, variable selon les secteurs, se cumule avec la forte diminution des taux d'intérêt. Cela a permis de relancer le marché. D'après nos statistiques, parmi dix acquéreurs potentiels qui viennent actuellement se renseigner sur un crédit, un tiers d'entre eux trouve par la suite un logement correspondant à son budget. Deux ans auparavant, ce pourcentage était moitié moins important. En effet, s'il fallait 300 000 € pour s'offrir un 3-pièces dans un immeuble avec ascenseur, il en faut 270 000 aujourd'hui. Simultanément les taux sont descendus de 5 à moins de 4 % sur vingt ou vingt-cinq ans. Depuis 2008, le pouvoir d'achat immobilier des ménages a ainsi augmenté de +20 %. Les actifs qui ont besoin de se loger et les investisseurs qui ont envie de se constituer un patrimoine dans la pierre bénéficient d'une réelle opportunité pour réaliser leurs projets.
Les Niçois sont à 48 % locataires de leur logement. Le marché locatif est donc porteur et ce d'autant plus que les prix de vente des logements sont élevés et qu'acquérir un bien reste difficile. En 2009, près de 70 % des ventes de logements neufs se sont réalisées avec la loi Scellier à Nice. Ces biens achetés par des investisseurs commencent à être proposés sur le marché locatif. Malgré cette offre nouvelle, la demande d'appartements à louer qui porte pour l'essentiel sur des 2 et 3-pièces est encore loin d'être satisfaite. Les loyers mensuels niçois varient selon les biens et les secteurs dans une fourchette moyenne comprise entre 8 et 18 € le m2, sauf exception. Si l'an dernier la tendance était plutôt légèrement à la hausse, en 2010 les prix devraient se stabiliser. En 2009, l'essentiel des transactions ont concerné des petits biens proposés entre 80 000 et 200 000 €. Certes les prix de vente ont reculé d'environ 10 % depuis 2008. Cependant, tant que les prix ne diminueront pas davantage, le marché restera marqué par l'attentisme des acquéreurs et une réelle reprise n'interviendra pas.
Les ventes repartent. Les acheteurs sont en train de reprendre confiance dans l'immobilier. Les déductions fiscales des intérêts d'emprunt, l'abondement du PTZ, le dispositif Scellier et localement l'aide à l'accession du Conseil général, soutiennent cette reprise. Actuellement, les propriétaires sont aussi beaucoup plus à l'écoute de nos estimations. Un bien présenté au juste prix se vend en 45 jours. Les acquéreurs ne sont plus prêts à acheter n'importe quoi au prix fort. Il est toutefois plus facile d'estimer un appartement qu'une maison dont le prix dépend de l'emplacement, de l'exposition et des prestations, mais qui demeure aussi un achat coup de cœur. Si leurs délais de vente se sont rallongés à 116 jours, le prix des belles villas bien situées avec une jolie vue n'a pas diminué. À Nice, résidences secondaires et principales cohabitent et le marché est en perpétuelle rotation. Après la baisse des prix, les acquéreurs cherchent aujourd'hui à quitter la périphérie pour revenir dans le centre-ville.
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