À quelques encablures de Montpellier, les villages de L’Hérault offrent un marché immobilier attractif et diversifié.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Entre le Pic Saint-Loup qui est l'un des plus beaux sites naturels de l'Hérault et le nord de Montpellier, les villages du Mas-de-Londres, des Matelles, de Saint-Gély-du-Fesc, de Saint-Clément-de-Rivière ou encore de Montferrier-sur-Lez ont tous connu une explosion démographique au cours de ces vingt dernières années. Dans la plaine et dans la garrigue, au pied des collines boisées de pinèdes et de chênes verts, de nombreuses maisons ont été construites pour accueillir les Montpelliérains à la recherche d'espaces de vie plus proches de la nature, plus spacieux et au calme. D'autant plus qu'il suffit de 5 mn de voiture pour les villages les plus proches, voire tout au plus 20 mn pour ceux qui sont les plus éloignés, pour rejoindre le cœur de la métropole du Languedoc-Roussillon. Dans cette deuxième couronne de l'agglomération montpelliéraine, les prix de l'immobilier avaient comme en ville considérablement augmenté au cours de la période 2001 à 2007. Après une année 2009 assez difficile en terme de transactions, le marché immobilier donne des signes de reprise depuis quelques mois. Si dans l'ensemble les prix des biens en vitrine n'ont pas vraiment diminué, les maisons à la vente sont nombreuses sur le marché. Les acheteurs ont actuellement beaucoup plus de latitude pour proposer des offres. Pour la plupart, les transactions qui aboutissent se signent à des prix inférieurs à ceux des années 2007-2008.
Les prix se sont stabilisés sur la réelle valeur marchande des biens estimée en fonction des coûts du foncier et du bâti. Depuis la rentrée 2009, les ventes sont reparties aidées par la baisse des taux. Les maisons de plus de vingt ans ont toutefois du mal à se vendre, les acquéreurs redoutant les dépenses liées aux travaux de remise aux normes. Entre 200 000 et 250 000 €, le marché fonctionne bien. Pour ce budget, il est par exemple possible d'acquérir une maison de village à réhabiliter, un bien très tendance actuellement ou un pavillon de 90m2 en lotissement. Les villas présentées entre 350 000 et 500 000 €, sont aussi très demandées. Dans cette fourchette, où le prix du bien est fonction des prestations, on peut devenir propriétaire de 140 m2 habitables sur 1 000 m2 de jardin. Le marché des maisons contemporaines est très dynamique à condition que les biens soient proposés au juste prix. La demande est de nouveau forte sur les terrains à bâtir. Il faut compter en moyenne 200 000 €, pour 1 000 m2 constructibles.
En 2009, le marché a bien fonctionné jusqu'au mois de novembre, moment où les clients ont été plus rares. Depuis février 2010 les ventes repartent. Le problème est que les acquéreurs attendent plus que les biens que nous pouvons leur proposer dans leur budget. Beaucoup en effet disposent d'environ 350 000 €, et recherchent une maison de 120 à 140 m2 habitables sur un terrain de 1 000 m2, si possible au calme. À Saint-Gély, la cote d'un bien similaire évolue plutôt autour des 400 000 € voire 430 000 €, pour une maison récente sans vis-à-vis avec piscine et garage. Cependant, les acquéreurs ont aujourd'hui l'embarras du choix. L'offre étant supérieure à la demande, ils peuvent espérer voir aboutir leur négociation si le bien est en vente depuis longtemps. Au-dessus de 550 000 €, la demande en revanche reste faible. Ce prix est celui d'une grande villa de 180 à 200 m2 habitables sur 1 000 à 1 200 m2 de terrain offrant de belles prestations et une piscine. Entre 800 000 et 1 500 000 €, les acquéreurs potentiels ont, pour le moment, disparu du marché. Les prix des terrains ont un peu baissé. Toutefois un espace de 1 000 m2 constructibles bien placés se vend aux environs de 250 000 €.
Pour Montferrier, Saint-Clément, Saint-Gély, 80 % des demandes de villas portent sur des biens compris entre 300 000 et 450 000 €. Pour 350 000 €, il est possible d'acquérir une maison de village récente d'une centaine de m2 habitables avec 200 à 300 m2 de jardin par exemple. 500 000 €, c'est le prix moyen d'une villa construite dans les années 1970-1980 de 180 à 200 m2 habitables sur 1 500 m2 de terrain avec piscine. Dans certains lotissements construits plus récemment, les reventes des maisons d'une centaine de m2 habitables avec 200 m2 de jardin attirent une clientèle de jeunes couples âgés de 30 à 40 ans prêts à investir un budget de 320 000 à 360 000 € en moyenne. Les délais de vente s'étant allongés, les vendeurs sont actuellement plus attentifs aux offres qui leur sont faites. Dans l'ensemble, le marché a tendance à renouer avec ses valeurs de 2005. La demande de terrains est soutenue mais l'offre reste faible dans notre secteur. Ici, 1 000 m2 sont nécessaires pour obtenir un permis de construire. Le prix des terrains atteint donc très vite les 280 000 à 320 000 €.
Depuis septembre, le marché se réanime. Les acheteurs potentiels se mettent de nouveau à faire des offres. Le marché reste toutefois très tendu car les prix affichés ne sont toujours pas en adéquation avec la demande. Actuellement, les biens mis en vente sont nombreux et les délais de vente se sont allongés. S'il fallait trois mois en moyenne pour vendre un bien du temps des années fastes, il en faut plus de six aujourd'hui. Il nous arrive même de devoir renouveler des mandats de vente venus à échéance au bout d'un an. Les prix affichés peuvent actuellement se négocier entre -10 et -20 %. Par exemple une villa de plus de quinze ans de 170 m2 habitables sur 2 000 m2 de terrain avec une jolie piscine, présentée à 485 000 € s'est finalement signée à 435 000 €. Actuellement, les ventes se concrétisent à des prix inférieurs à ceux de 2007. Mais cela correspond à la valeur réelle des biens.
- autres PAROLES D'EXPERTS