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Dossier spécial Grenoble et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

GRENOBLE SUD UN MARCHÉ ATTRACTIF


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L’immobilier de Grenoble sud repart doucement, avec des prix revus à la baisse correspondant à la valeur réelle des biens.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

À Échirolles les biens mis en vente trouvent acquéreurs en deux mois.
À Échirolles les biens mis en vente trouvent acquéreurs en deux mois. . Service communication Ville d’Echirolles

Blotti entre les massifs du Vercors et de Belledonne, le secteur de Grenoble sud rassemble des communes aussi diverses qu'Échirolles, au fort caractère urbain, Claix et son charme montagnard, l'industrielle Pont-de-Claix ou la rurale Tavernolles. Ce patchwork offre un large choix de solutions immobilières aux jeunes couples actifs et aux familles travaillant dans la première couronne de l'agglomération ou en centre-ville. Ce qui caractérise l'immobilier résidentiel sur ce territoire est avant tout un marché de nécessité. Les acquéreurs recherchent un toit qui leur permettra de réduire les trajets quotidiens entre le logement, les écoles et leur lieu de travail dans un environnement plus « nature ». Avec le développement des transports en commun, notamment du tramway, et un réseau routier dense, les déplacements sont facilités, n'excédant pas 30 minutes dans la majorité des cas. Sans compter que toutes ces communes jouissent d'un environnement nature très apprécié et d'une localisation proche des stations de ski. Crise ou pas crise, le marché immobilier sur le territoire Grenoble sud demeure donc attractif et compétitif par rapport à la voisine vallée du Grésivaudan et à la capitale des Alpes. Aujourd'hui, le prix moyen du m2 pour un appartement s'établit à 2 303 € à Claix, 2 331 € à Échirolles et 2 572 € à Eybens. Ces tarifs correspondent à la valeur réelle des biens. Une situation qui pourrait prochainement être remise en cause par le manque de programmes immobiliers neufs.

UNE BELLE EMBELLIE DES PRIX

Co-gérante d’Immobilier du bonheur
Co-gérante d’Immobilier du bonheur . DR

Nous restons actuellement sur notre faim. Les produits neufs se raréfient en raison de l'absence de programmes immobiliers récents, soit par manque de foncier disponible, soit par peur des promoteurs de ne pas vendre suite aux effets de la crise. La commune d'Échirolles est particulièrement touchée par cette situation ; nous n'avons pas de stock et le peu de biens dont nous disposons part très vite. Nous sommes dans des délais de vente de un à deux mois ! Les tarifs répercutent également cette pénurie. On assiste à une embellie des prix, avec un mètre carré s'affichant aux alentours de 2 800 € dans le neuf. Un appartement de 80 m2 de type T4 se vend aujourd'hui autour de 250 000 €, un coût correspondant au prix du marché. Mais de plus en plus, les cédants préfèrent vendre eux-mêmes leurs appartements ou maisons, persuadés qu'ils vont réaliser une meilleure transaction qu'avec une agence. En attendant leur retour, on fait le dos rond en espérant que la situation évolue positivement !

DES BIENS AU JUSTE PRIX

Responsable d’agence Andréoléty immo. Groupe AGDA.
Responsable d’agence Andréoléty immo. Groupe AGDA. . DR

2010 s'annonce comme une année de mutation sur le secteur de Grenoble sud. Les prix sont orientés à la baisse afin de mieux s'adapter au marché actuel. Ils sont désormais cohérents avec la réalité du type de bien : la localisation, l'ancienneté et les différentes prestations et commodités. Par exemple, un appartement T3 des années 1960-1970 se vend aujourd'hui entre 140 000 et 150 000 €, tandis que le même produit situé dans une petite résidence récente se négocie entre 180 000 et 220 000 €. Pour les maisons, la tendance est identique. Le secteur séduit les jeunes couples et les primo-accédants aux petits budgets compris entre 130 000 et 160 000 €. Ils trouvent, par exemple sur la commune d'Eybens, des T3 et des T4 de belle qualité, situés à proximité de commodités telles que des écoles, des facultés ou des centres industriels, mais aussi des transports en commun, des accès directs au centre de Grenoble, ainsi qu'une vie de village dynamique et un environnement nature, proche de la montagne.

LES BIENS ATYPIQUES NE CONNAISSENT PAS LA CRISE

Gérante de l’agence Aarcades.
Gérante de l’agence Aarcades. . DR

Sur mon segment des biens atypiques et de charme, le marché repart doucement sans retrouver l'euphorie d'il y a deux ans. L'hésitation est liée essentiellement au climat actuel dominé par un chômage important. Le marché est pour autant porté par une forte demande de biens atypiques et de charme, comme des ateliers à transformer, des manoirs ou des maisons contemporaines possédant de vraies personnalités. Les acquéreurs, des couples d'une quarantaine d'années, ne veulent plus une maison mais un foyer. Ils souhaitent investir dans un produit de caractère, loin des standards actuels, où ils auront plaisir à vivre dans un cadre rural proche d'un centre-ville. Ce sont des biens très recherchés qui se font rares aujourd'hui. Cette situation oblige les acheteurs et les vendeurs à adopter une position raisonnable évitant les excès dans les deux sens. D'ailleurs, cette pénurie a permis aux prix de demeurer à un niveau stable d'une année sur l'autre. Je viens par exemple de vendre une maison bourgeoise en pierre de 260 m2 habitables à 750 000 €.

C’EST LE MOMENT DE FAIRE DES AFFAIRES

Agence Sud-est immobilier.
Agence Sud-est immobilier. . DR

Vaste géographiquement, le secteur Grenoble sud offre un large choix de produits et de gammes, à la fois proche de la montagne et du centre-ville grenoblois. Cette spécificité séduit les familles et les jeunes couples à la recherche d'une maison ou d'un appartement proche de l'activité économique et à des tarifs attractifs : 160 000 € maximum, correspondant à de beaux 70 m2. Nous avons également une forte demande entre 200 000 et 300 000 € pour des maisons avec terrain, notamment à Eybens, Haute-Jarrie, Jarrie et Champ sur Drac. Les prix se stabilisent cette année après une baisse enregistrée de l'ordre de 10% en 2009. C'est donc le moment d'effectuer des affaires... excepté dans le neuf où l'offre est quasi nulle. Au-delà des 400 000 €, les biens sont plus difficiles à vendre sur notre secteur. Nous nous positionnons sur un marché de biens « utiles et pratiques » ; la proximité des transports en commun, écoles et commerces compte beaucoup dans le choix des acquéreurs.

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