Une offre et une demande importantes, des prix en baisse… Les acquéreurs ont toutes les raisons d’investir.
QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Brignoles jouit d'une situation stratégique au centre du département. Desservie par deux axes majeurs, l'autoroute A8 et la nationale 7, la sous-préfecture du Var se situe à moins d'une heure de route de Marseille, d'Aix-en-Provence et de Toulon. Malgré la fermeture de ses mines et de ses centres d'expédition de la bauxite, Brignoles est aujourd'hui en pleine expansion économique. L'activité tertiaire y est très importante notamment grâce à la présence de nombreuses plateformes logistiques liées à la grande distribution et au transport routier. La région est aussi réputée pour sa production viticole de grande qualité. Depuis quelques mois le marché immobilier est de nouveau à l'avantage des acheteurs. Les biens à vendre sont nombreux sur le marché et les prix ont considérablement baissé. Les compromis de vente atteignent dans l'ensemble des montants 20 % inférieurs aux prix des logements affichés en vitrine. Dans le centre-ville, les acquéreurs peuvent réaliser de bonnes affaires. La cote de l'ancien y démarre en effet à 1 100 €/m2 pour un bien nécessitant des travaux et plafonne à 1 700 €/m2 en moyenne pour un logement rénové. Actuellement, les maisons avec un joli terrain voire une piscine peuvent se dénicher pour environ 350 000 €. Depuis cinq ans, les promoteurs ont réinvesti la ville. Dans les nouvelles copropriétés, les logements se commercialisent à 3 000 €/m2 en moyenne.
Le marché a donné ses premiers signes de reprise fin 2009. Depuis début 2010, les ventes se sont franchement relancées. La grande différence est que l'an dernier l'essentiel des transactions a concerné des petits appartements d'environ 150 000 €. En 2009 nous n'avons vendu aucun bien au-dessus des 400 000 €. Actuellement en revanche, notre activité se réalise sur des ventes de 250 000 € en moyenne. Nous renouons aussi avec des transactions de 600 000 €, soit le prix d'une belle villa de 250 m2 habitables sur 4 000 m2 voire un hectare de terrain dans un secteur coté comme Val de Camps par exemple. La crise a eu pour effet de ramener les propriétaires à plus de réalité. Les prix affichés ont baissé de 20 à 30% voire se négocient davantage quand les vendeurs sont pressés de conclure. Aujourd'hui, il est possible de trouver une jolie villa avec piscine pour 350 000 €. Dans le neuf, les prix sont stables. Un pavillon de 90 m2 habitables sur 500 m2 de terrain se commercialise autour des 260 000 €. Les loyers en revanche n'ont pas baissé. Il faut compter 400 € par mois pour un studio et 1 000 € pour une maison.
Depuis l'an dernier, les loyers stagnent et il faut plus de temps pour louer un bien. D'autre part nous devons faire face à un problème lié à la qualité de l'habitat. Les propriétaires attendent souvent trop longtemps pour rénover leurs biens alors qu'actuellement les locataires ont le choix. Comme les acquéreurs ils prennent leur temps pour choisir et font attention à l'isolation et aux doubles vitrages par exemple. Le quartier et l'emplacement ne sont plus les seuls critères à jouer, la qualité du logement est devenue déterminante. Les locataires savent qu'un bien moins onéreux mais mal isolé, leur reviendra finalement plus cher qu'un logement remis aux normes même si son loyer est un peu plus élevé. Ils ont pris l'habitude d'intégrer leurs dépenses énergétiques dans le montant des charges. L'administrateur de biens est aussi là pour aider les propriétaires à entretenir leur patrimoine. D'autant que les travaux de rénovation donnent droit à des déductions fiscales.
Dans le Var, le marché immobilier a plus souffert dans l'arrière-pays que sur le littoral. Toulon, qui n'a pas vraiment de vocation touristique, est un peu l'exception de la côte varoise. Dans la rade, le nombre des transactions a en effet chuté de 25 à 30% par rapport à 2007. La baisse de prix de 15% qui s'en est suivie s'est depuis stoppée et les valeurs immobilières se sont stabilisées. Sur le reste du littoral, le recul des prix s'est contenu dans les 10% par rapport à 2007, année du pic de la hausse. Entre Bandol et Saint-Raphaël, le marché doit plutôt être appréhendé en fonction des fourchettes de prix que par secteurs géographiques. Dans des budgets compris entre 350 000 et 400 000 €, soit le prix d'un 4-5 pièces neuf acheté en pass-foncier ou la valeur d'un 2-pièces à Bandol, l'activité est plus ou moins dynamique. Autour du million d'euros et au-delà, le marché est restreint mais fonctionne bien. En revanche, entre 400 000 et 800 000 voire 900 000 €, qui correspond au marché de la villa moyenne, les ventes sont devenues très difficiles du fait de la raréfaction des acheteurs et des vendeurs. Dans l'arrière-pays varois, le volume des transactions a chuté de 25% l'an dernier si bien que les stocks se sont reconstitués. Les prix qui sont ici structurellement plus bas que sur le littoral y ont également diminué davantage. Notamment à l'ouest du département où les étrangers qui étaient jusqu'ici très présents sur le marché se sont retirés. Dans l'arrière-pays, le point bas du volume des ventes et des prix a été atteint. Le marché est aujourd'hui stabilisé.
Le marché locatif brignolais est porté par une forte demande et une offre importante. Ces cinq dernières années, beaucoup de logements neufs ont été construits et vendus pour partie selon les dispositifs fiscaux de Robien puis Scellier. Leurs loyers sont donc plafonnés et concurrencent directement les logements anciens qui doivent être loués à un prix inférieur au neuf pour intéresser les locataires. Actuellement un 2-pièces neuf se loue charges comprises entre 570 et 590 € par mois et un bien similaire ancien aux environs de 480 €. Il faut compter 720 € charges comprises par mois pour un 3-pièces neuf avec garage et 600 € pour un appartement ancien. Pour un 4-pièces, les prix sont de 820 € dans le neuf contre 700 € dans l'ancien. Quant aux maisons, 80 à 90 m2 habitables se louent entre 900 et 980 € par mois selon que le bien est ou non mitoyen. Le marché locatif des petits logements est particulièrement porteur. Les grandes maisons jusqu'à 1 500 € par mois intéressent également une clientèle de cadres.
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