Les prix à la baisse encouragent le marché immobilier local, propice aux primo-accédants et à l’achat de petites surfaces.
quatre EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
La zone réunissant Lens/Béthune est un secteur à l'importante densité démographique : Lens compte en effet 36 000 habitants (dans une agglomération de 250 000), et Béthune 26 000 habitants (dans une agglomération de 200 000). Ancienne capitale du bassin minier du Pas-de-Calais, Lens est aujourd'hui une ville en pleine reconversion : ville universitaire (école ingénieurs, IUT), administrative (sous-préfecture) et industrielle (textile, métallurgie, construction automobile). La commune attend beaucoup aussi de l'arrivée d'une antenne du Louvre (ouverture prévue pour à la fin de l'année 2012) pour redynamiser son économie au très fort taux de chômage : 15% de la population active. À Lens, le prix moyen d'une maison ancienne est de 127 000 €, chiffre en baisse de -6,4 % d'octobre 2008 à septembre 2009. De son côté, Béthune est une ville historique et bourgeoise, plus aisée que Lens, au potentiel industriel (fabrication de pneumatiques, agro-alimentaire). Le prix moyen d'une maison ancienne est de 130 000 € sur l'arrondissement de Béthune, en baisse de -9,1 % d'octobre 2008 à septembre 2009. Du côté du marché des appartements anciens, les deux villes sont à l'opposé. Le prix moyen baisse à Lens (1 753 €/m, -6,3 % sur un an), tandis que celui de Béthune progresse (1 928 €/m, +10,3 % sur un an).
Le début d'année a été excellent pour notre agence. La reprise perçue sur le second semestre 2009 semble se confirmer, mais il faut rester prudent. Depuis plusieurs mois, les investisseurs reviennent nous voir pour des petites surfaces (T1 ou T2, à 2 000 €/m) ou des immeubles de rapport. Nous avons vendu un immeuble avec 3 appartements T2 et un local commercial à 220 000 €. À Béthune, il y a peu de programmes neufs, malgré la loi Scellier qui favorise le marché sur les appartements, même si les prix n'ont pas vraiment baissé, contrairement aux maisons : -15 %. C'est une réévaluation au juste prix, et celles qui ne se vendent pas sont encore trop chères. En ce moment, nous avons des demandes pour les quartiers proches du centre (boulevard Voltaire, boulevard Vauban, avenue Sully), et un mouvement des extérieurs vers la ville. Les maisons type 1930 aux alentours de 170 000 € ou des années 1980, entre 210 000 € à 230 000 € se vendent bien. Pour les biens plus chers, les clients étudient vraiment s'il y a des travaux à faire et si le prix de vente n'est pas surévalué.
Le marché est plutôt bon en ce moment. On tend vers une stabilisation de prix pour l'année 2010. Aujourd'hui, une majorité de notre clientèle actuelle sont des primo-accédants qui viennent avec un budget de 130 000 € à 150 000 € (frais de notaire inclus). Puis, de l'autre côté, il y a ceux qui sont déjà propriétaires et qui possèdent un apport grâce à la revente pour acheter un nouveau bien, souvent plus grand, de type plain-pied ou semi plain-pied ou un appartement. Ce sont souvent des retraités, des quadragénaires ou quinquagénaires ou encore des familles recomposées. Là, nous disposons d'un budget plus conséquent (en moyenne de 180 000 € à plus de 200 000 €). Le bassin minier est un secteur en majorité jeune et dynamique, ce n'est pas un secteur difficile. Sur Liévin, les secteurs les plus appréciés sont ceux du Val de Souchez, De Riaumont et des Marichelles. Le centre de Lens est aussi très demandé. Il fait bon vivre chez nous !
Nous sentons que le marché se réveille en ce moment : il y a un stock important de biens, donc du choix, et des prix plus raisonnables, car beaucoup de biens étaient vendus trop chers. Récemment, une belle maison de 150 m, avec 1000 m de terrain, qui était en vente à 250 000 € avant l'été 2009, s'est vendue 200 000 €. Les acquéreurs reviennent, les contacts et les visites se multiplient. Les investisseurs, qui étaient en sommeil en 2009, signent aussi leur retour. La baisse des prix, qui a été importante à Béthune, concerne surtout les biens les plus anciens, avec des travaux ou pas au goût du jour. Les biens récents ont moins baissé. Aujourd'hui, une maison de lotissement (95 m, garage, jardin de 3 ares) se négocie autour de 145 000 €. C'est le bien type recherché par les primo-accédants. Nous travaillons beaucoup sur le secteur des Collines de l'Artois, à l'ouest et sud-ouest de Lens. Enfin, il est à noter que les prix y sont un peu plus chers que dans le bassin minier (de 10 % à 15 %), mais c'est un secteur très demandé par les personnes qui travaillent sur Lens ou Béthune.
L'année 2009 a été en dents de scie, avec des bonnes et des mauvaises périodes. Il y a un peu plus de mouvement dans ces premières semaines de l'année 2010. Mais, dans le bassin minier, le marché se fait sur les petits produits. Le budget moyen est aux alentours de 125 000 €/130 000 €. Il n'y a pas beaucoup de clients pour des biens au-dessus de 160 000 €. En 2009, nous avons perdu cette clientèle ; souvent des familles de quatre personnes et 2 200 € de revenus. De plus, les banques restent frileuses avec ces clients. Heureusement, les prix ont bien baissé sur le bassin minier : -15 % en moyenne, avec des pointes à -22 % sur des gros biens, car il y a peu de clients. Aujourd'hui, c'est l'acquéreur qui fait son prix. Les prix étaient montés trop haut, et là, ils sont revenus à leur juste valeur. Depuis la fin 2009, les mois redeviennent bons. Nous sentons un frémissement, mais ce n'est pas encore une reprise franche. Nous attendons que les banques se libèrent, soutiennent les gros dossiers et il pourrait y avoir un vrai mouvement de reprise, vers le troisième trimestre.
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