Région préservée, le Pays de Caux amorce les premiers signes d’un frémissement de son marché immobilier.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
De Yvetot à Caudebec-en-Caux, le Pays de Caux a conservé son habitat traditionnel. La campagne est jalonnée de clos-masures et de manoirs aux façades rythmées par l'alternance de brique et de silex. Les maisons de maître et les demeures anciennes sont nombreuses, la propriété individuelle prime, en grande majorité pour des résidences principales. La région séduit de plus en plus les actifs, à la fois proche du Havre et de Rouen, à 1h30 en train de la capitale et à 45mn des plages et des falaises de la Côte d'Albâtre. Chef-lieu dynamique du Pays de Caux, Yvetot et sa proche périphérie séduisent, tandis que les bords de Seine et le charme historique de Caudebec-en-Caux offrent un cadre de vie privilégié.
Nous ressentons un frémissement du marché depuis l'automne 2009, pour des achats inférieurs à 160 000 et supérieurs à 300 000 . Les primo-accédants sont intéressés par des petits pavillons ou des maisons anciennes à rénover, à moins de 160 000 €. Les conditions sont réunies : aujourd'hui, un prêt de 150 000 € sur vingt ans est remboursé en un peu moins de 900 € par mois, contre 1 000 € il y a un an ! Et on retrouve des biens entre 80 et 100 000 €, ce qui n'était pas arrivé depuis les années 2001-2002. Au-delà de 300 000 €, nous vendons des résidences principales, en deuxième achat : l'opération de revente, pour une deuxième acquisition, reste intéressante. Nous avons enregistré une baisse globale des prix de 12 % sur les dix-huit derniers mois, mais les valeurs restent légèrement supérieures à celles de 2005.
La crise dont nous avons tant parlé a assaini un marché qui était saturé. Les primo-accédants reviennent en force avec des budgets entre 130 000 € et 170 000 € principalement. Au-dessus de 200 000 €, les ventes sont plus difficiles, et les acquéreurs vraiment plus exigeants. Nous nous devons de faire des estimations au plus juste. Et ne pas embarquer nos clients dans des prêts-relais avec des surestimations, en vue de vendre un autre bien. ! Il ne sert à rien « d'étouffer » les clients avec des frais d'agence élevés, nous devons restons raisonnable ! En ce qui nous concerne, l'année 2009 à été la meilleure année depuis quatre ans que je suis à mon compte. Enfin tout produit affiché à son juste prix se vend rapidement. Nous avons quand même un bon marché sur notre secteur.
- autres PAROLES D'EXPERTS
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