Le marché du bord de mer est surtout secondaire. Dans le domaine des transactions, l’heure est à la stabilisation.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Avec près de 250 km de côtes dont 140 km de plages, le littoral vendéen est une des plus grandes régions balnéaires françaises. Les corniches, rochers, falaises et longues plages se succèdent et invitent aux plaisirs du nautisme ou de la pêche à pied. Les aménagements du littoral et les enrochements ont permis la construction de résidences de vacances, de maisons individuelles et de copropriétés. Le marché de l'immobilier secondaire reste privilégié et impacte la répartition de la population : les nouveaux retraités et les vacanciers achètent en bord de mer, tandis que les jeunes et les actifs, tenus par des contraintes économiques, quittent le littoral pour les communes plus abordables.
Les prix restent supérieurs aux valeurs de 2005, malgré une baisse de parfois -20 % pour des valeurs qui avaient doublé en dix ans ! Le marché du littoral reste privilégié : il y aura toujours un flux. En vingt-trois ans de métier, nous avons connu une croissance constante, devenue irrationnelle ces dernières années. Les prix sont à nouveau corrects et satisfaisants. Chacun doit faire des efforts et s'adapter : mieux préparer le mandant, revoir ses honoraires... La demande est là, les gens cherchent. La loi Scellier nous aide, elle avantage les communes en bord de mer, mais on regrette qu'elle n'ait pas été prévue pour les communes avoisinantes. Il faudrait que les villes du littoral mettent en place des programmes immobiliers accessibles aux jeunes primo-accédants. Un problème politique complexe : gérer à la fois l'intérêt public et l'intérêt privé.
Les acquéreurs potentiels s'intéressent de nouveau au marché : le nombre de consultations sur notre site Internet a explosé en janvier, et les demandes de renseignements se multiplient, pour une fourchette de prix de 100 à 150 000 . Essentiellement pour du secondaire : les résidences en copropriété sont nombreuses à La Faute-sur-Mer et à La Tranche-sur-Mer, moins chères qu'une maison individuelle, et plus faciles d'entretien. Notre plus grosse clientèle vient des départements limitrophes, à 2h30 de route. Les maisons individuelles de 200 000 € et plus, à Jard-sur-Mer notamment, deviennent résidence principale au moment de la retraite. Jard, Saint-Vincent et Longeville sont des secteurs privilégiés où il n'y a pas eu de baisse de prix, sauf exceptions. Pour l'instant, le volume des transactions reste stable.
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