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Dossier spécial Var et Région
 
PAROLES D'EXPERTS

FRÉJUS UN MARCHÉ DIVERSIFIÉ


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Bien que cité balnéaire, Fréjus possède un marché de la résidence principale qui prime sur celui du secondaire.

QUATRE EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

À Fréjus, le prix du m2 peut passer de 1 800 € à 7000 € selon sa situation géographique.
À Fréjus, le prix du m2 peut passer de 1 800 € à 7000 € selon sa situation géographique. . Daniel Leppens/Shutterstock

La commune de Fréjus se déploie sur un vaste territoire allant de la station balnéaire de Saint-Aygulf au sud-ouest jusqu'à Saint-Jean-de-Cannes dans les Adrets au nord-est. L'habitat y est très diversifié entre le centre historique, la périphérie immédiate où se cotoient des copropriétés anciennes et récentes, le littoral avec Port-Fréjus et Fréjus Plage qui abritent pour l'essentiel des résidences secondaires et les zones industrielles du Capitou ou de Caïs qui attirent les promoteurs. Difficile donc d'avancer ici une cote moyenne du m. Entre ces différents secteurs les prix de l'immobilier varient en effet du simple au quadruple, passant de 1 800 € dans les immeubles des années soixante situés au pourtour du centre-ville, à 7 000 € voire plus pour les biens neufs placés en front de mer. Cependant, les prix des logements anciens sont ici 10% moins chers que dans la commune voisine de Saint-Raphaël. C'est une des raisons pour laquelle Fréjus attire les primo-accédants et de façon plus large les actifs à la recherche d'une résidence principale. Afin d'éviter que certaines zones ne soient désertées en période hivernale, et favoriser l'accession à la propriété des Fréjusiens, la mairie impose aux promoteurs de réserver plus de 20 % des nouveaux logements aux actifs locaux à un prix maîtrisé de 2 400 euros le m.

DES OPPORTUNITÉS DANS LE NEUF

Gérant de ZCI Promotion Immobilier et de l’agence Les Mimosas.
Gérant de ZCI Promotion Immobilier et de l’agence Les Mimosas. . DR

Nous livrerons d'ici fin septembre la totalité des 123 logements de « Caïs Centre ». Un programme sur un terrain de 4 ha, proche du centre-ville et des accès autoroutiers. Nous y avons recréé un centre villageois avec des pôles administratif, paramédical et commercial. Une vingtaine d'appartements restent à vendre à 3 800 €/m en moyenne, soit un très bon rapport qualité/prix, inférieur au 4 000 €/m pratiqués d'ordinaire dans la commune. Nous venons aussi de lancer la commercialisation de « Résidence Occitane », 25 logements au cœur de Roquebrune-sur-Argens au prix moyen de 3 700 €/m. Quant aux logements anciens, après avoir baissé de -5 à -10% l'an dernier, les prix se sont stabilisés. L'essentiel des ventes se fait sur des 2-pièces, entre 150 et 180 000 € dans le centre-ville et 220 et 250 000 € à proximité de la mer, et des 3-pièces entre 280 et 350 000 €. Les maisons jumelées de 80 à 90 m valent 350 000 € environ dans le quartier pavillonnaire de la Tour de Mare tandis que dans des secteurs plus cotés comme les collines de Saint-Aygulf, le ticket d'entrée d'une villa de 100 m sur 1 000 m de terrain avec piscine s'élève à 800 000 €.

UNE REPRISE SUR LES PETITS PRIX

Gérant de l’agence Orpi Valescure Immobilier.
Gérant de l’agence Orpi Valescure Immobilier. . DR

Le marché est reparti depuis août 2009. Cette reprise s'effectue surtout sur les ventes d'appartements et les petits prix, les 2-pièces à 180 000 € et les 3-pièces à 250 000 €. Depuis 2008, les prix ont en moyenne reculé de -15% dans le périmètre de Fréjus. Certains secteurs ont plus baissé que d'autres, comme le centre-ville où la cote a par endroit chuté de -20%, alors qu'en front de mer la diminution est à -5%. En fait les vendeurs ne baissent pas leurs prix de présentation mais acceptent mieux les offres des acquéreurs. Le foncier reste en revanche rare et cher, un terrain vaut au minimum 250 000 €. Il est plus avantageux d'acheter une maison ancienne et de la rénover plutôt que d'acquérir un terrain et de faire construire. Dans les zones où le PLU autorise la construction d'immeubles, dès qu'une maison se libère elle est souvent détruite et remplacée par une petite copropriété. Le PLU réserve aussi certaines zones à l'habitat pavillonnaire. Les maisons jumelées s'échangent entre 300 et 400 000 € et la maison individuelle jusqu'à 450 000 voire 500 000 €. Dès que le seuil de 600 000 € est franchi, les ventes deviennent plus difficiles.

Le marché de la résidence secondaire a redemarré

Manager de l’agence Era.
Manager de l’agence Era. . DR

Nos ventes se réalisent à 60% en résidence principale. Depuis l'été dernier le marché de la résidence secondaire, les studios et les 2-pièces entre 85 000 et 150 000 € en proximité du bord de mer, a redémarré. En revanche, en 2009, notre clientèle d'actifs souhaitant revendre un 2-pièces pour racheter plus grand dans l'ancien a été moins nombreuse. Les biens mis en vente dans une fourchette de 200 à 250 000 € sont nombreux, ils souffrent de la concurrence du neuf et ont donc du mal à trouver preneur. En effet, après le doublement du PTZ, l'écart entre le financement d'un 3-pièces neuf et l'équivalent dans l'ancien s'est atténué. En 2009, les prix de l'ancien ont baissé de -10% en moyenne. Pour certains studios et 2-pièces du centre-ville, les vendeurs acceptent désormais des négociations à la baisse de l'ordre de -15% par rapport à leur prix de présentation. Ceci a permis à de très jeunes primo-accédants de devenir propriétaires. Un petit 2-pièces de 28 m qui se vendait en 2007 130 000 € dans une résidence comme le Lagon Bleu se signe plutôt à 110 000 € actuellement. Le réajustement des prix du marché n'est peut-être pas terminé. Les biens à la vente sont actuellement nombreux sur le marché.

DES PRIX AU NIVEAU DE 2005

Négociateur à l’agence AGI Arthur Immobilier.
Négociateur à l’agence AGI Arthur Immobilier. . DR

Notre clientèle est à 95 % locale et recherche une résidence principale. Actuellement, les prix auxquels les biens se signent sont revenus au niveau auquel ils étaient en 2005. Dans le centre-ville et dans certains quartiers périphériques, il est possible de dénicher des 4-pièces dans des petites copropriétés des années 1960 à 120 000/130 000 € au lieu des 140 000/150 000 € en 2006. Après la baisse des prix, les primo-accédants sont revenus sur le marché. Ils recherchent pour la plupart un 3-pièces dans le centre qu'ils sont prêts à payer entre 140 000 et 170 000 €. Il faut toutefois préciser que par centre-ville on sous-entend en fait ici la périphérie du centre historique où l'offre de logements anciens et récents est très diversifiée. Selon la date de construction des immeubles, les prix varient entre 1 800 €/m et 3 000 voire 3 500 €/ mdans les copropriétés les plus récentes. Un grand décalage persiste toutefois entre les souhaits des vendeurs et ceux des acquéreurs, qui sont aujourd'hui très bien informés et n'hésitent pas à négocier les prix de présentation. Si les propriétaires acceptaient mieux les nouveaux prix du marché, celui-ci serait certainement plus fluide.

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