Le marché du centre-ville est assaini et les prix se stabilisent. Optimisme et mesure de rigueur.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Immeubles anciens ou haussmanniens, maisons de ville, maisons de maître et hôtels particuliers sont majoritaires en hypercentre nantais. Les quartiers de Graslin, de la cathédrale et de l'Ile Feydeau restent très demandés, malgré une faible rotation des biens. Les familles aisées préfèrent le calme chic de Monselet, Procé, Canclaux ou Mellinet, traditionnellement résidentiels. Plus proches encore de l'hypercentre et bien desservis par les transports en commun, Les Hauts Pavés, Saint-Félix et Saint-Paquier sont toujours très cotés. Mais les familles primo-accédantes s'éloignent du centre et des boulevards des maréchaux, et tentent leur chance à Chantenay, Doulon ou au sud de la ville et certains secteurs de la périphérie nantaise plus abordables, toutes proportions gardées.
Le marché du centre-ville est rééquilibré et assaini. Les vendeurs l'ont compris, sont plus raisonnables et sont revenus. De leur côté, les acquéreurs ont cessé de spéculer et reconnaissent le professionnalisme des agents immobiliers auxquels ils font confiance. Les ventes sont devenues très techniques, la profession à un rôle d'expertise, de conseil et de pare-feu : l'acheteur est de plus en plus protégé et sait exactement à quoi il s'engage. Les beaux biens n'ont pas perdu de valeur et se vendent rapidement quand ils répondent à trois critères d'emplacement : ville, quartier, et orientation. Certains secteurs sont toujours plus recherchés que d'autres, mais tout se joue produit par produit. La crise aura eu un effet positif et constructif : la profession est assainie, les agents immobiliers sont amenés à réfléchir ensemble au devenir de leur métier.
Les prix sont stabilisés, et le marché a amorcé une légère reprise en septembre 2009, après une baisse du volume des transactions entre le 2semestre 2008 et le 1 semestre 2009. Il y a encore une forte disproportion entre les prix demandés par les vendeurs et ceux, très inférieurs, proposés par les acheteurs : il incombe à l'agence de proposer un prix juste pour les uns et les autres. L'hypercentre est toujours très convoité, mais hors budget pour une famille de primo-accédants : un T3 de 60/70 m se vend entre 160 000 et 200 000 €. L'ouest et le nord-ouest de la ville séduisent plus que les quartiers de l'est, et certains secteurs ont, malgré les effets de la crise, enregistré une hausse de 0,4 %. Guist'Hau, Camus, Monselet et Procé sont ainsi restés les quartiers les plus chers. Et, désormais, une maison à Chantenay, même avec des travaux à réaliser, se vend entre 230 000 et 280 000 €. Les prêts-relais restent dissuasifs, et les acheteurs sont prudents.
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