Des biens diversifiés avec une baisse des prix contenue, le marché orangeais ne manque pas de jus.
DEUX EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE
Son magnifique théâtre antique, ses chorégies, et ses vignobles d'appellation contrôlée Côtes du Rhône villages cultivés alentours, contribuent à sa très forte notoriété. Cependant, Orange a beau être desservie deux fois par jour par le TGV depuis Paris, elle n'en retire pas pour autant une aura très touristique. Tant mieux, pourraient se réjouir ses 30 000 habitants. Ici, les prix de l'immobilier n'ont jamais vraiment flambé et il y est plus facile qu'ailleurs de se loger. Les prix moyens des appartements anciens démarrent vers 1 300 €/m et plafonnent à moins de 2 000 €/m. Les programmes neufs de standing se commercialisent entre 2 800 et 3 000 €/m.
Au cours du second semestre 2009, le marché de l'immobilier est devenu plus raisonnable et les prix se sont stabilisés. Bien sûr, les prestations offertes et l'emplacement ont une incidence importante sur la bonne tenue des prix. L'immobilier de caractère traverse ces périodes troublées sans trop de difficultés. De même pour les appartements neufs entrant dans le champ d'application de la loi Scellier. La chute des prix touche plus les appartements des années 60-70, les maisons de lotissement et maisons de village sans extérieur. Par exemple, un appartement en résidence qui se négociait en période faste à 120 000 €, se vend actuellement 80 à 90 000 €. Ceci s'explique par un plus grand nombre de logements mis en vente sur le marché immobilier. Les acquéreurs sont en général des primo-accédants, des retraités se rapprochant des commodités, des investisseurs sécurisés par les assurances garantissant les loyers impayés. L'achat coup de cœur n'est plus vraiment d'actualité. La réflexion est encore longue avant une décision. Toutefois la morosité liée à la crise s'estompe. L'attrait pour la pierre renait en ce début d'année 2010 et laisse présager une embellie.
Dans l'ensemble, Orange n'a pas connu d'envolée artificielle des prix et n'a pas vraiment subi le contrecoup de la baisse du marché. Les effets de la crise ont été d'autant moins forts ici que le dispositif Scellier nous a permis de maintenir notre volume de ventes. Les montants des transactions restent dans les limites du pouvoir d'achat et des capacités d'endettement des acquéreurs locaux. Les banques ne financent pas au-delà. Les ventes de villas de 150 à 200 m habitables situées dans les villages limitrophes et proposées entre 300 000 et 500 000 € se sont poursuivies, voire ont même légèrement progressé l'an dernier. En revanche, la cote de certains biens qui s'était envolée s'est tassée. Les petits pavillons qui parvenaient à se vendre entre 180 000 et 200 000 € voilà quatre ans changent de mains pour 120 000 à 150 000 € actuellement. Il est vrai que ces derniers temps les acheteurs ont pris l'habitude de négocier un peu plus.
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