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Dossier spécial Gard-Hérault
 
PAROLES D'EXPERTS

MONTPELLIER PLUS BELLE LA VILLE


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Les primo-accédants sont là et les acquéreurs extérieurs à la région redécouvrent la qualité de vie de la métropole du sud.

quatre EXPERTS LOCAUX VOUS DONNENT LEUR DÉCRYPTAGE

Dans le centre historique de la ville, les logements n’ont pas souffert de la baisse des prix.
Dans le centre historique de la ville, les logements n’ont pas souffert de la baisse des prix. . Gloriette/Fotolia

Avec ses atouts géographiques et de son dynamisme, Montpellier est un véritable pôle d'attractivité porté par d'ambitieux projets d'aménagements. Dans le domaine immobilier, de nombreux logements collectifs ont été commercialisés, notamment en raison du succès rencontré par le dispositif d'investissement locatif Scellier. Côté prix, ici comme partout, il y a eu un phénomène de repli dans l'ancien. Les prix ont baissé en moyenne de - 5 à - 10 % sur l'ensemble de la ville. Dans les secteurs historiques du centre où la demande est supérieure à l'offre, les logements ont maintenu haut leur cote autour de 3 000 € le m2. Les petites surfaces toujours très demandées par les investisseurs ont aussi bien résisté. En revanche, les maisons dont le prix médian s'élève à 400 000 € ainsi que les appartements milieu de gamme proposés autour des 2 300 € le m2 ont le plus souffert. En attendant, même si la conjoncture économique est encore incertaine, des signes forts laissent espérer une reprise : les taux fixes toujours aussi bas et les mesures d'aides en faveur des primo-accédants (PTZ, pass-foncier, TVA à 5,5%...) continueront à encourager l'accès à la propriété. Enfin, depuis ces dix dernières années, entre la création de nouveaux quartiers et infrastructures publiques dont le lancement du tramway, rien ne semble pouvoir arrêter la ville phare du Languedoc-Roussillon dans ses projets de modernisation.

LE HAUT DE GAMME MOINS TOUCHÉ

Gérante de Argence & Deflandre Immobilier.
Gérante de Argence & Deflandre Immobilier. . DR
Nous sommes spécialisés dans les transactions immobilières haut de gamme, les appartements et les maisons d'une grande surface habitable, récents et neufs pour 70 % d'entre eux. Nous travaillons sur l'ensemble de l'agglomération aussi bien dans le quartier historique, ceux résidentiels du nord de la ville comme Aiguelongue ou Boutonnet, les nouveaux secteurs de Port Marianne ou de l'Odysséum, et en première couronne jusqu'à Saint-Gély-du-Fesc, Lattes et la Grande-Motte. Ce marché dont les prix évoluent entre 3 200 et 4 500 € le m2 en moyenne, a été moins touché par la crise. Si la cote des logements n'a pas baissé dans l'intra-muros, les produits excentrés sont aujourd'hui un peu plus difficiles à vendre en raison du désir de la plupart des acquéreurs de revenir s'installer dans le centre-ville. Notre clientèle est à la fois locale et extérieure à la région. 40 % de nos clients sont originaires du nord de la France, de la région parisienne ou encore du Royaume-Uni. Les aménagements de la ville, comme la mise en service du tramway et les nouveaux centres commerciaux, font que Montpellier est aujourd'hui une ville très attractive.

LES ACHETEURS REVIENNENT DANS LES AGENCES

P.D.G. des 4 agences Century 21 LGI et président de l’Amepi Hérault.
P.D.G. des 4 agences Century 21 LGI et président de l’Amepi Hérault. . DR
Selon le standing et le quartier, les prix dans le neuf démarrent à 2800 euros le m2 pour les logements les moins bien situés et peuvent monter jusqu'à 5000 euros le m2 à Parc Marianne, le quartier le plus cher. À partir du second semestre 2009, la baisse des taux d'intérêt a resolvabilisé les acheteurs qui ont fait leur retour dans les agences. Les prix ont commencé à se stabiliser. Tous les paramètres sont aujourd'hui réunis pour aboutir à une reprise du marché qui pour l'heure se fait encore attendre mais qui devrait intervenir courant 2010. Depuis le 1er janvier, nous sommes plus de 100 agents immobiliers à nous être associés dans l'AMEPI (Association des mandats exclusifs des professionnels de l'immobilier). La mise en commun dans un seul fichier de nos 2 000 mandats de vente exclusifs, soit le quart de l'offre sur l'agglomération, va nous permettre de mieux gérer cette reprise.

Le marché des maisons repart dans les villages

Gérante des 4 agences Guylene Bergé.
Gérante des 4 agences Guylene Bergé. . DR
Nos agences sont implantées dans l'Hérault et dans le Gard. À Montpellier, nous travaillons dans l'agglomération mais aussi dans tous les villages alentours notamment ceux situés au nord-est. Le marché des maisons est en train de repartir dans les villages placés dans un rayon d'une dizaine de kilomètres de Montpellier et bien desservis par les transports en commun comme Jacou, Castelnau-le-Lez, le Crès ou encore Vendargues. La demande concerne pour l'essentiel les biens de moyenne gamme sachant que les prix varient selon les secteurs. À Jacou, les maisons vendues entre 250 000 et 300 000 € sont très demandées alors qu'à Castelnau-le-Lez les acquéreurs ont plutôt un budget entre 400 000 et 800 000 €. Au cours du dernier trimestre 2009, l'offre a été moins importante et les maisons sont restées moins longtemps à la vente. Ceci dit, peu de maisons sont présentées à leur prix de marché alors que les acquéreurs sont devenus plus difficiles. On ne peut pas parler de diminution des prix proprement dite, mais les négociations à la baisse passent mieux dans certains cas. Quand la maison n'est plus vraiment au goût du jour et nécessite des travaux, voire est située dans un environnement bruyant, la négociation peut atteindre les -20 %. Ce qui n'est pas le cas si le bien est très récent et bénéficie d'un emplacement de qualité.

SI DES TRAVAUX S’IMPOSENT, L’ACHETEUR NÉGOCIE

Gérante de Sogeimo Sud
Gérante de Sogeimo Sud . DR
Nous travaillons sur ce nouveau quartier d'Antigone placé entre le centre historique et Port Marianne depuis plus de vingt ans. Après avoir triplé en dix ans, les prix ont ici comme ailleurs, subi le contrecoup de la crise puis ont fini par se stabiliser au tournant de 2009. Fin 2008 a été très difficile. Les ventes se sont alors quasiment arrêtées. Elles sont depuis bien reparties. Cependant dès qu'un appartement nécessite des travaux, cela aboutit forcément à une négociation, généralement du montant des travaux, que l'on nous demande de plus en plus de chiffrer. Et les délais de vente s'allongent. Aujourd'hui, un studio de 25 m2 en bon état avec stationnement se vend entre 80 000 et 100 000 €. S'il n'en a pas, il est automatiquement pénalisé. Un 2-pièces de 45 m2 coûte entre 150 000 et 160 000 € et un 3-pièces de 66 m2 entre 200 000 et 220 000 €. Les 4-pièces de 80 à 100 m2 habitables sont moins nombreux sur le marché. Enfin, les investisseurs font leur retour et cherchent pour la plupart à investir 100 000 € pour obtenir une rentabilité brute de 4,5 à 5 %.
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