Espaces extérieurs : comment les évaluer ?

Gare à la surévaluation

Conscients de l’attrait exercé par les biens ouverts sur l’extérieur, des propriétaires n’hésitent pas, parfois, à prendre quelques raccourcis. Certains vont jusqu’à convertir la surface d’une terrasse ou d’un jardin en m2 habitables, sans prendre en compte les éléments contextuels comme son accessibilité, son exposition, sa promiscuité, les nuisances sonores... D’autres placent au même niveau un balcon filant peu profond – qui ne sert qu’à l’agrément – et une terrasse aux dimensions suffisantes pour y circuler et y vivre. Gare donc à une évaluation fondée uniquement sur la surface.

De 2% à 10%

C’est le bonus sur le prix de vente d’un bien ouvert sur l’extérieur grâce à un jardin ou un balcon.

Très recherchés par les acquéreurs, les terrasses, balcons, loggias ou jardins privatifs apportent une plus-value indéniable en cas de revente d’un appartement. La valeur de ces espaces de vie extérieurs est fonction de leurs caractéristiques et de l’em-placement du bien considéré. Décryptage...

zoom surRetRouvez toute l’infoRmation immobilièRe dans la RubRique “actualités” suR logic-immo.comà l’arrivée des beaux jours, les citadins sont nombreux à rêver de verdure ou tout simplement d’extérieur pour organiser une soirée entre amis, pour y déjeuner ou pour prendre un bain de soleil... Bénéficier d’un espace privatif comme un jardin, un balcon, une terrasse ou une cour s’avère dès lors un atout précieux qui contribue à améliorer la qualité de vie.



Droit d’utilisation

Juridiquement, et sauf exception, une surface extérieure relève des parties communes d’une copropriété. Mais cet espace bénéficie souvent d’un droit de jouissance exclusif qui permet d’intégrer dans la valorisation de l’appar-tement ladite surface. Ainsi, à caractéris-tiques équivalentes, un appartement doté d’un jardin ou d’une terrasse vaut davan-tage que celui qui en est dépourvu, a for-tiori si l’ensoleillement est au rendez-vous et la vue imprenable.



Calcul de pondération

La valeur de ces espaces extérieurs est directement corré-lée à celle du m2 habitable du logement. Cependant, sa pondération dans l’estima-tion globale du logement est différente d’une ville à une autre, et d’un quartier à un autre. « En règle générale, on considère que le prix au m² d’une surface extérieure à Paris vaut entre 30 et 50% de celui du m² habitable en loi Carrez, sachant que plus la surface est petite, plus cette pon-dération est importante », précise Julien Haussy, fondateur et dirigeant du réseau Espaces Atypiques. D’après lui, cette four-chette descend à 20/40% dans le centre-ville des autres grandes agglomérations françaises comme Lyon, Bordeaux ou Lille.



Seconde pièce de vie

« Dans le haut du panier, on trouve les terrasses de 20 à 30m² en rectangle, qui offrent une pièce de vie supplémentaire avec la possibilité d’y intégrer un jacuzzi, une cuisine d’été ou des chaises longues, poursuit Julien Haussy. Dans l’idéal, elles doivent être accessibles depuis le salon, de plain-pied, en dernier étage, exposées sud, sans vis-à-vis, et situées dans un quartier où il est difficile de trouver de telles prestations », explique-t-il.


Posté le 07/09/2018 par Olivier Cheilan

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