Renégociations de crédit : il est encore temps d’agir

Savoir négocier

Pour obtenir un bon taux ou des frais réduits avec sa banque lors d’une renégociation, mieux vaut avoir des arguments. Le banquier sera plus ouvert à la discussion si le client s’engage dans le même temps à accroître ses placements dans l’établissement (assurance-vie, PEL...) ou à souscrire des assurances (auto, habitation...). Idem lorsque le client choisit d’aller démarcher d’autres banques en vue d’un rachat de crédit.Il est également important d’être attentif à l’assurance. En cas de rachat, mieux vaut ne pas se focaliser uniquement sur le taux et regarder les conditions offertes assurance incluse, cette dernière représentant une part élevée du coût du crédit.

52%

C’est la part des renégociations et rachats dans le montant total de financements immobiliers accordés au premier semestre 2017 (Banque de France).

Même si les taux sont remontés depuis le début de l’année, une fenêtre demeure pour de nombreux emprunteurs, avec de belles économies en perspective.

Vous avez un financement immobilier en cours et vous vous demandez s’il peut encore être renégocié ? Il n’est probable-ment pas trop tard. Les taux ne sont remon-tés que de 0,3 point depuis leurs plus bas de la fin d’année dernière. Les conditions actuelles restent donc attractives.



Quel écart de taux ?

De l’avis des spécia-listes, il faut généralement un écart de taux d’au moins 0,7 point pour justifier une renégociation. Au vu des niveaux actuels (1,75% sur 20 ans), il est par conséquent envisageable de renégocier les finance-ments signés avant le printemps 2015 ainsi que ceux qui ont été obtenus fin 2015-début 2016 lorsque les taux étaient briève-ment remontés autour de 2,5% sur 20 ans.



Quel capital et quelle durée ?

Pour obte-nir un gain appréciable sur les intérêts, le capital à rembourser doit également être suffisamment important. Au-delà de 70000 à 80000 euros, la renégociation devient intéressante. Et bien entendu, plus la durée restante est longue, plus l’économie obte-nue sera profitable.



Quelle économie ?

Les gains peuvent être spectaculaires (voir exemples en page sui-vante). Pour un capital restant de 200000 euros sur 20 ans, la mensualité est proche de 1060 euros avec un taux de 2,5%. À 1,8%, elle n’est plus que de 993 euros. Soit un écart de 16000 euros au bout de 20 ans.



Renégociation ou rachat ?

La plupart du temps, les clients se tournent vers leur banque pour demander une révision de leurs conditions de financement. On parle alors de renégociation, l’opération se tra-duisant par un simple avenant au contrat de prêt initial avec à la clé des frais de dossiers pouvant aller jusqu’à 1500 euros.Si la banque est peu disposée à faire un geste, il faut alors faire jouer la concur-rence (en direct ou via un courtier). L’opé-ration consiste à solder l’ancien prêt et à en souscrire un nouveau. On parle dès lors de rachat. Outre l’application de frais de dossier et de garantie, le rachat nécessite de payer des pénalités de remboursement anticipé correspondant à 6 mois d’intérêts ou 3% du capital restant dû (montant le plus faible). D’où l’intérêt de trouver un taux attractif pour couvrir ce surplus de capital emprunté.


Posté le 07/11/2017 par Olivier Decarre

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