Les taux devraient rester attractifs, au moins jusqu’au début 2018

pensez à comparer l’assurance emprunteur

Mise en lumière par les différentes réglementations, l’assurance doit être regardée avec attention. L’aspect le plus visible est le prix mais l’emprunteur doit absolument s’attacher à analyser les garanties. En cas d’aléas de la vie, l’assurance sécurise l’emprunteur et sa famille. Elle leur permet de conserver un toit dans une période de difficultés. Comme pour le crédit, il est impératif de comparer plusieurs solutions pour bénéficier de la meilleure protection au meilleur coût !

Cécile Roquelaure
Directrice des études et de la communication du courtier Empruntis


Les banques sont-elles toujours prêtes à propo-ser des taux les plus bas possibles sur le crédit immobilier ?

Cécile Roquelaure : Ce produit reste un moyen efficace pour conquérir de nou-veaux clients. Et bien que les pressions sur la rentabilité soient importantes (nouvelles réglementations, changements structu-rels...), les banques restent très volonta-ristes dans leur politique de taux.



Quels sont les profils privilégiés par les banques pour obtenir les meilleurs taux ?

CR : Le critère le plus connu reste les revenus. Certaines peuvent aussi privilégier des professions qui ne connaissent pas la crise. Des profils avec des revenus « moyens » pourront également avoir de très bonnes conditions en jouant sur les contreparties : épargne, assurance, ser-vices liés au compte bancaire...



Les taux ne sont remontés que de 0,3 % depuis les plus bas de la fin 2016, on reste donc sur des niveaux historiquement attractifs aujourd’hui...

CR :Si vous avez un projet immobilier, vous allez effectivement bénéficier de conditions extrêmement favorables avec 1,8% sur 20 ans en moyenne. Il ne faut pas oublier que les taux étaient deux fois plus élevés début 2013 (3,6% sur 20 ans). La demande a cependant commencé à ralentir depuis le printemps, notamment parce que la remontée des prix de l’immo-bilier dans les grandes villes limite méca-niquement le pouvoir d’achat des ménages.



Y a-t-il des régions qui se démarquent pour obtenir les taux les plus bas ?

CR : Il n’y a pas de grands écarts entre les régions mais on note tout de même, pour les meilleurs profils par exemple, des écarts de 10 points de base (0,1%). Aujourd’hui, les meilleurs taux se trouvent en Rhône-Alpes-Auvergne. Mais il suffit qu’une banque dans une autre région décide d’être plus compétitive et cela bouscule le marché.



Les taux se sont stabilisés cet été, risquent-ils de remonter à la rentrée ?

CR : Les banques feront le bilan à la rentrée. Celles qui auront atteint leurs objectifs com-merciaux poursuivront leur lente augmenta-tion de taux. Pour celles qui ne les auront pas atteints, des efforts pourraient être faits.



Que peut nous réserver 2018 ?

CR : C’est toujours difficile à préjuger car beaucoup d’éléments entrent en ligne de compte (économie, réglementation, demande en crédit..). Pour autant, nous devrions rester sur des niveaux de taux bas si l’on considère qu’être autour de 2% sur 20 ans est toujours une belle opportu-nité de se financer à crédit.


Posté le 07/11/2017 par Olivier Cheilan

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