Hors Série Paris : Profitez des taux bas à Paris pendant qu’il en est encore temps !

46 m2

C’est la surface médiane d’un appartement à Paris d’après les statistiques de la chambre des notaires, ce qui donne un prix moyen de 409000 ¤ pour un logement parisien. Pour emprunter 409000 ¤ à un taux de 1,8% sur 20 ans, il faudra rembourser environ 2 150 ¤ par mois, assurance comprise.

Primo-accédants, secundo-accédants ou investisseurs ont chacun leurs raisons de bénéficier du niveau toujours très bas des taux d’intérêt d’emprunt.

On ne cesse de le répéter, les taux d’intérêt des emprunts immobiliers restent historiquement attractifs. La légère remontée observée depuis les plus bas de novembre 2016 à 1,5% sur 20 ans ne représente que 0,3% par rapport à un taux moyen proche de 1,8% aujourd’hui. Pour les meilleurs profils, il est encore possible de descendre jusqu’à 1,4%. Une aubaine puisqu’il ne faut pas oublier que les taux étaient deux fois plus élevés début 2013 (3,6% sur 20 ans) et que le scénario le plus probable pour 2018 est celui d’une remontée lente et progressive.



Des budgets élevés

Bien sûr, le niveau de prix atteint aujourd’hui à Paris environ 8900 euros le m² en moyenne, selon les dernières estimations des notaires basées sur les promesses de ventes. Ce qui ne permet pas à tout le monde d’emprunter sans un apport conséquent. Pour ceux qui sont finançables, la faiblesse des taux est d’autant plus intéressante que les budgets à emprunter sont élevés. Toutes les catégories d’acheteurs profitent aujourd’hui de ces conditions idéales de financement.



Tout le monde en profite

Les primo-accédants bien sûr, qui peuvent plus facilement emprunter, et ce avec un taux avantageux leur permettant d’accroître leur budget. Les secundo-accédants qui contractent un nouvel emprunt pour changer de logement. Les investisseurs qui maximisent leur rendement locatif grâce à des charges d’intérêt moindres. Il y a aussi une multitude de situations particulières, où la recherche du meilleur taux permet de conclure une transaction en s’alignant sur une offre qu’on ne pensait pas pouvoir suivre ou bien en conservant une enveloppe pour financer des travaux.



Mieux vaut se lancer aujourd’hui

Spécialiste de l’haussmannien, Henri Plessier, gérant de l’agence Pierre de Taille Immobilier, constate l’attractivité des taux auprès de ses clients. «Les acheteurs observent la tendance légèrement haussière sur les taux depuis quelques mois et se disent qu’il vaut mieux se lancer aujourd’hui avant que la remontée ne s’accélère.» Sur ses secteurs de prédilection comme le 8e arrondissement, Henri Plessier rappelle que les prix ont augmenté de +9% à +14% depuis un an. « Aujourd’hui dans les beaux quartiers comme à proximité du parc Monceau, il n’y a quasiment rien à moins de 11000 euros le m². »Pour autant, il y a toujours de la demande car les gens se disent que c’est le moment de profiter des taux bas. Son problème est d’ailleurs de trouver des biens à la vente pour satisfaire une forte demande.« Au niveau des budgets, une enveloppe de 350000 à 400000 euros disponible avec une mensualité de remboursement d’environ 2000 euros sur 20 ans à 1,85%, ne donnera accès qu’à un petit deux pièces dans le 8e dans un immeuble pierre de taille avec ascenseur », explique Henri Plessier. Pour 3000 euros par mois, un budget de 570000 euros permet d’acquérir 55 m² dans le 16e d’Auteuil à Trocadéro et Étoile, ou dans le 17e entre Courcelles, Ternes et Pereire.



Les jeunes primo-accédantsse Lancent

« La faiblesse des taux booste les motivations des acheteurs, en particulier des primo-accédants », constate Bruno Aussenac, gérant de l’agence Arc-en-ciel Immo. Il a vendu un studio de 17 m², rue Saint-Maur, côté 11e, 159000 euros. Son jeune client s’est endetté à 33% pour se payer ce logement. Avec des taux supérieurs, son financement ne serait pas passé. Autre exemple, une jeune fille voulait à tout prix se loger dans le Marais. Arc-en-ciel Immo lui a trouvé un beau studio de 18 m² au sixième étage avec ascenseur, balcon et une belle vue sur le Marais. Son prix de 240000 euros a pu être financé à 100% par emprunt grâce à un taux plancher. Avec l’encadrement des loyers parisiens, Bruno Aussenac observe d’ailleurs une baisse de la demande des investisseurs pour les petites surfaces. «Dans notre secteur, un propriétaire sur trois ne reloue pas son bien et le remet en vente», indique Bruno Aussenac. L’avantage, c’est que cet afflux de petites surfaces à vendre offre davantage de choix à l’achat pour les primo-accédants. Passer par Arc-en-ciel Immo permet aussi aux vendeurs de bénéficier d’honoraires réduits sur les petites surfaces, l’agence ne facturant que 3% TTC avec un minimum de 5000 euros.



Trouver des surfaces un peu pLus grandes

L’agence Guy Hoquet Oberkampf voit également passer davantage de primo-accédants à la recherche de petites surfaces. La baisse des taux leur permet aujourd’hui de trouver un bien un peu plus grand. Marion Gondouin et Sabrina Slimani, toutes deux négociatrices chez Guy Hoquet Oberkampf, se souviennent d’un client ayant débuté ses recherches il y a plus d’un an et dont le budget ne lui permettait pas d’acquérir plus de 22 m² dans le secteur du 11e arrondissement. Avec un excellent taux aujourd’hui, il vient d’acquérir un 27 m² près du métro Ménilmontant pour 235000 euros. Et si les prix à Paris ont eu tendance à fortement augmenter sur la première moitié de l’année, Marion Gondouin observe dans son secteur une stagnation et une régulation depuis le mois de juin, les acheteurs disposant d’un choix plus important et prenant souvent le temps de la réflexion.


Posté le 04/10/2017 par Olivier Cheilan

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