Val-d’Oise et région : Auvers-sur-Oise et Méry-sur-Oise, les fausses jumelles

Eric Goettelmann Gérant de l’agence Gay Immo de Méry-sur-Oise

Les prix remontent encore un peu, et nous observons une hausse du volume de transactions, mais c’est très léger. La bonne nouvelle c’est que les taux demeurent bas et que les gens retrouvent le moral.

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27, avenue Marcel-Perrin,
95540 Méry-sur-Oise

Les deux communes, séparées par l’Oise, affichent des tarifs plutôt homogènes. Autre point commun : une demande forte, pour leur tranquillité et leur dynamisme.

Deux villes de moins de 10000 habitants, séparées par l’Oise, et où le marché est dynamique, selon les professionnels de l’immobilier... Auvers-sur-Oise et Méry-sur-Oise ne sont pourtant pas de vraies jumelles, la première étant beaucoup plus touristique, grâce à l’empreinte laissée par les peintres impressionnistes, qui s’inspirèrent de ses maisons et de ses paysages.



Touristes

« Auvers-sur-Oise ressemble encore à un village d’artistes, on a des acquéreurs qui peignent, mais aussi des musiciens. Ils choisissent spécifiquement cette commune pour s’inspirer de sa culture », observe éric Goettelmann, gérant de l’agence Gay Immo de Méry-sur-Oise. « C’est un endroit où il fait bon vivre, on peut y croiser des touristes américains, chinois ou japonais, c’est très enrichissant », acquiesce Irénée Boillet, le directeur de l’agence L’Adresse à Auvers-sur-Oise.



Parc du Vexin

Mais selon ce dernier, « ce n’est pas ce qui attire l’essentiel des habitants, car ils cherchent avant tout une qualité de vie, de la verdure, de la tranquillité ». Il faut dire qu’Auvers-sur-Oise est située à la limite du parc du Vexin.



Du cachet

Côté architecture, la maison typique auversoise, construite en pierre de carrière entre le milieu duxixe et le début du xxe siècle, présente deux ou trois niveaux. Mais la ville propose également des constructions et des pavillons plus classiques. Il faudra débourser entre 330000 et 450000 euros en moyenne pour s’acheter une maison à Auvers-sur-Oise, avec un prix moyen d’environ 2700 euros le m², selon le produit et ses qualités.



Rapidité

« On peut commencer à 200000 euros pour une petite maison avec travaux, mais c’est plus rare », confirme Irénée Boillet, qui négocie parfois des bâtisses dépassant les 800000 euros. Certains biens partent très rapidement, à l’image de ce pavillon de 135 m², de plain-pied, avec quatre chambres, un sous-sol et des combles aménagés, sur un terrain de 900 m². Il s’est vendu en une dizaine de jours, pour 416000 euros.



Hausse des transactions

Les prix sont un peu moins élevés à Méry-sur-Oise, mais les professionnels notent peu de diffé-rences avec Auvers. éric Goettelmann estime qu’une enveloppe de 230000 à 250000 euros est nécessaire pour s’offrir une petite maison, et qu’il faut monter de 350000 à 400000 euros pour loger une famille dans un bien plus classique.



Richesse

Si Méry-sur-Oise est moins touristique que sa voisine, elle dispose également d’un patrimoine culturel, avec son château, qui fut habité par la Comtesse de Ségur, avant de devenir la propriété de l’ex-patron de Vivendi-Universal Jean-Marie Messier, pendant près de 20 ans. « C’est une commune dynamique, idéale pour les familles, avec des commerces, des écoles, et des activités, et un bon réseau de transports », explique le professionnel.



Trafic

Certains de ses clients lui demandent d’ailleurs spécifiquement Méry-sur-Oise pour gagner du temps en voiture, car franchir l’Oise, qui sépare les deux communes, peut aussi être synonyme de quelques retards en période de pointe, puisqu’il faut parfois 20 min pour traverser le pont.



Double marché

Les acquéreurs des deux villes sont des cadres ou des cadres supé-rieurs, parfois des primo-accédants, même si le niveau des prix correspond le plus souvent à un second achat, indique éric Goettelmann. Pas de problème en tous cas pour trouver des acquéreurs, à condition d’être au bon tarif. « Nous observons un double marché : le premier avec une dynamique de maisons rentrées et sorties rapidement, avec des propriétaires qui écoutent les estimations. Mais nous avons aussi des biens qui restent très longtemps à la vente, car trop chers ou hors de la demande », conclut Irénée Boillet.


Posté le 05/09/2017 par Claire Lemaître

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